Archive pour décembre 2009
Sauvons les pépinières !
Une revue forestière…
… appelle sur deux pages à sauver les pépinières et les pépiniéristes.
Qu’adviendra-t-il des pépinitos ? Leur avenir est sombre, les Français plantent de moins en moins d’arbres, le déclin est là, la mort s’approche à grands pas… Deux pages sur ce ton. C’est signé du Grand Pépinitos en Chef, sauf que c’est dans une revue de… sylvicos !
En ouvrant deux pages aux pépinitos, le gourou des sylvicos prend clairement parti ! La régénération naturelle y est sévèrement critiquée : elle ne peut mener qu’à la ruine…
… la ruine des pépinitos, bien sûr ! Sont également très critiquées les économies que peut faire le sylviculteur « sur les investissements dont auront besoin les industries du bois »… On voit bien que c’est au sylvicos d’y aller de sa poche pour faire vivre la filière.
Il faut aussi changer d’arbres, et que les sylvicos plantent massivement et rapidement des essences adaptées au changement climatique. Allez, vite, exécution !
Pépinitos-en-Chef évoque les terribles dangers de la régénération naturelle. Sombrera-t-on dans la bradypepsie, puis dans la dyspepsie, puis dans l’apepsie pour finir, après encore lienterie et dysenterie, dans l’hydropisie ? Rassurons Pépinitos-en-Chef et le Grand Patagourou en les renvoyant tranquillement à quelques documents, publiés sur ce même site, où l’on voit que, notamment grâce aux vertus du bouleau, les forêts publiques d’Alsace, de Rhénanie, du Palatinat et de la Sarre ont pu être rétablies par les voies naturelles, en peu de soins et sans convalescence, des suites d’un mauvais coup de vent survenu en 1999. Lisons « Après Lothar », « Typologie des successions », et « De la typologie aux itinéraires ».
J’espère que ces deux compères seront rassurés après d’aussi saines lectures, mais moi j’ai compris un truc : la régénération naturelle, j’en ai plein mes forêts, c’est superbe, et c’est… gratos !
Faire bosser les gens à l’œil
Lu dans une revue forestière locale :
« Pendant ce temps-là d’autres, experts et hommes de l’art, essaient d’imposer en tant que dépense éligible leur rémunération appelée Maîtrise d’œuvre à hauteur de 7 %. Ce montant sera donc pris sur l’enveloppe du sylviculteur, donc, attention. Nous refusons que cette « prime » soit prise sur la part des sylviculteurs sinistrés. »
Commentaire interrogatif :
- s’agit-il de demander aux « autres, experts et homme de l’art » de travailler gratuitement ?
- s’agit-il de détourner au profit d’autres prestataires les missions qui sont habituellement remplies par les « autres, experts et hommes de l’art » du fait de leurs compétences et des garanties qu’ils apportent dans ces missions (responsabilité civile professionnelle notamment) ?
- s’agit-il d’insinuer que la maîtrise d’œuvre ne mérite pas de rémunération ?
Ce refus est absurde : pour éviter que la maîtrise d’œuvre s’ajoute aux frais du sylviculteur, il faut justement qu’elle soit identifiée et indiquée précisément dans la subvention.



























