Archive pour septembre 2010
Labour tabou ?
Qu’est-ce qui vous arrive, amis laboureurs ?…
Je vous trouve bien mous ! Savez-vous que tous les forestiers Landais tendent l’oreille ?… Et même en France, beaucoup vous écoutent !… On est impatient d’avoir votre avis !…
Bon, je vois bien que vous n’avez pas envie de jouer avec moi, alors je vais jouer tout seul, na !
Quelques petits trucs piochés ici ou là :
- Un labour, pour la vie du sol, peut être comparé au cumul d’un tremblement de terre, d’une inondation, d’un feu et d’un ouragan. D. Reicosky (U.S. Departement of Agriculture)
- La minéralisation par le travail du sol est un moyen efficace de fertiliser les cultures mais, si elle est trop importante, elle consomme le stock d’humus. C’est comme un feu : plus on souffle dessus, plus ça brûle fort, et moins ça brûle longtemps ! Après un labour, la végétation est détruite, la vie du sol perturbée et la culture n’a pas encore de besoins importants : les nitrates sont lessivés. Frédéric Thomas (L’agriculture du carbone)
- Le travail du sol accélère la minéralisation de la matière organique : d’avantage d’éléments minéraux à court terme (souvent perdus) mais perte d’humus à moyen terme. Frédéric Thomas (L’agriculture du carbone)
- Le labour génère plus d’azote minéral que le semis direct. L’azote descend dans le profil avec l’eau des pluies d’automne-hiver, et va se perdre dans l’eau de drainage. Frédéric Thomas (L’agriculture du carbone)
- On aurait pu croire que le travail millénaire des paysans a eu pour but d’ameublir le sol pour permettre aux racines de leurs cultures de s’y installer. Il n’en est rien. L’agriculture a été dans les siècles passés l’art de ne pas cultiver le sol, autrement dit de laisser la plante se débrouiller pour pénétrer le sol, l’essentiel étant de lui fournir un sol dégagé. Dominique Soltner
- C’est la vie qui forme le sol. La structure et la porosité sont surtout d’origine biologique. Le véritable but du travail du sol est de dégager le sol plus qu’ameublir la terre. Dominique Soltner
- Il faut nourrir le sol, pas la plante. Anonyme
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Toutes ces remarques rappellent étrangement ce qu’on peut lire
en page 2 de ma fiche intitulée Le sol :
Ainsi l’excès d’humus ne sert à rien si la capacité des micro-organismes présents est trop faible pour minéraliser cet excès : l’indigestion n’est pas un procédé d’alimentation envisageable à long terme ! Le rouleau landais provoque un brusque surplus d’humus, en même temps qu’il tranche un bon nombre de racines de pins, qu’il détruit quantité de végétaux bienveillants, qu’il perturbe la rhizosphère, qu’il fragilise l’ancrage racinaire, qu’il rend le sol inhospitalier pour la microfaune, qu’il accroît le volume de carbone largué pour rien dans l’atmosphère, qu’il met la terre à nu augmentant ainsi l’érosion, l’évaporation des pluies et le lessivage des éléments nutritifs, etc..
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À suivre, les amis…
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Pro Silva – Bulletin d’adhésion
Que vous ayez une âme de bienfaiteur,
ou un tempérament de militant,
ou une passion pour la forêt,
ou une volonté de progrès,
ou un désir de réforme,
ou une soif de justice,
ou le besoin tout simple de retour au bon sens dans la sylviculture,
je vous encourage à adhérer à Pro Silva.
Nous avons besoin d’aide car
notre chemin est semé de clous.
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Pro Silva milite pour une sylviculture proche de la nature.
En ce qui concerne plus particulièrement le Massif Landais,
voir dans ce même blog l’ensemble des fiches sur la
sylviculture naturelle et continue
pour une argumentation plus détaillée et plus complète.
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Comment flinguer le bois
L’autre jour, au rayon bois, je n’ai pas résisté au plaisir d’acheter du pin.
Bon, du pin, j’en ai plein ma forêt, et mes hangars sont pleins de beaux sciages de pin des Landes en train de sécher tranquillement à l’air libre. Bref, je n’ai nullement besoin d’acheter des planches… mais c’était pour le plaisir : pour le seul plaisir de dénoncer les gougnafiers qui mettent en vente de pareilles saloperies, le plaisir d’épingler les voleurs, les escrocs, les vandales qui osent se moquer des consommateurs en leur fourguant du bois minable et hors de prix.
Trois planches et deux tasseaux en pin des Landes.
Mes achats au rayon bois massif chez Castorama, à Mérignac, le 9 août dernier :
Trois planches brutes en Pin de France (pin des Landes) de 100 mm x 22 mm x 2,40 m – PEFC – Prix : 9,80 € T.T.C.
Un tasseau brut (même bois) en 21 x 47 x 2,40 m – PEFC – Prix : 4,80 € T.T.C.
Un autre tasseau brut (idem) en 30 x 30 x 2,40 m – PEFC – Prix : 4,90 € T.T.C.
Mes commentaires :
- certains de ces nœuds noirs et peu adhérents
Didier Müller en vidéo

À la suite du décès de Didier Müller, Delphine Détrie a obtenu de la société « éclectic production » qu’elle lui transmette les enregistrements filmés de la « Journée Pro Silva » du 3 octobre 2009 à Hostens. Delphine vient de me les envoyer à l’attention de la famille de Didier.
Le reportage de cette journée, que Didier avait organisée avec moi, devait initialement faire partie de l’émission « Des Racines et des Ailes » sur le Sud-Ouest, signée Delphine Détrie, et diffusée le 21 avril dernier.
Sur ces enregistrements, qui sont à l’état brut (ce ne sont que des « rushes »), apparaît Didier tel qu’on l’a tous connu et aimé, ainsi que la plupart des échanges et des débats très fournis auxquels a donné lieu cette journée.
Je tiens à remercier profondément Delphine ainsi que la société « éclectic production » de cette très aimable attention.
Difficile, la régé nat ?
L’avis du C.R.P.F. au sujet de la régénération naturelle.
1) Un texte :
« La régénération naturelle du pin maritime [...] est mal adaptée à la lande humide. Le sylviculteur qui choisit (ou subit) la régénération naturelle, se prive de l’apport de l’amélioration génétique et devra en tout état de cause ‘assister’ les semis pour en faire des peuplements productifs (dépressages, mise en allées, etc.). »
(extrait de « Elaboration de nouveaux itinéraires techniques de régénération de la forêt landaise en réponse aux scénarios possibles - Innovations Agronomiques » – Y. Lesgourgues et S. Drouineau – 2009)
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2) Une image :

(diapositive extraite de l’exposé présenté par Yves Lesgourgues le 30 juin 2009 au colloque organisé à Pessac (Gironde) par l’I.N.R.A. sur le thème Sylviculture, Forêts et Tempêtes
et présenté de nouveau lors de la restitution des travaux du G.I.P.-ECO.FOR. le 15 avril 2010 à Sabres*)
* Le débat qui devait clore ce colloque n’a pas eu lieu.
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3) Ma réponse en quelques photos :
(photos prises au cours de l’hiver 2009-2010, dans les parties humides de la parcelle A449)
La régénération que l’on voit sous les adultes est issue d’un simple passage de rouleau landais effectué en janvier 2005 sur la totalité de la surface.
En septembre 2010, j’ai mesuré quelques hauteurs parmi les dominants :
4,93 mètres – 4,42 m – 4,84 m – 4,79 m – 5,58 m – 6,05 m
soit une moyenne de 5,10 mètres par arbre
et 85 cm d’accroissement annuel pour moins de 150 € de frais.
Qui dit mieux ?
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Labour toujours
Alors, les laboureurs, je vous trouve bien timides : zéro réponse pour l’instant !
Puisqu’il faut vous aider, voici ce que vous auriez pu dire :
- « Le travail du sol a pour objectifs une bonne aération du sol et un mélange intime des différents horizons, de façon à augmenter le volume prospecté par le système racinaire du pin. On sait qu’un développement racinaire harmonieux et important est gage de la qualité et de la productivité des peuplements. Le travail du sol devra donc être aussi profond que possible et intéresser la totalité de la surface de la zone reboisée. » (Henry Chaperon – La culture du pin maritime en Aquitaine – A.FO.CEL. 1986 – Page 75).
Ou encore ceci :
- « Le labour a des objectifs multiples. Autrefois, on cherchait seulement à rendre possible le contact direct de la graine avec le sol minéral. Depuis longtemps, on s’est aperçu qu’il fallait être plus ambitieux. On recherche maintenant un ameublissement sur au moins 30 cm, et un bon mélange de la matière organique, de l’engrais et du sol minéral. » (Jean-Paul Maugé – Le pin maritime, premier résineux de France – I.D.F. 1987 – Page 107).
Voilà donc ce que vous auriez pu donner comme arguments. Bien qu’ils soient très rudimentaires, ce sont des arguments officiels parfaitement estampillés. Toutefois, ces arguments auraient suscité de ma part quelques nouvelles questions.
Exemples :
- Comment est-il possible que, « pour aérer le sol », on y lâche des engins de 160 chevaux et plus ?
- Par quel miracle est-il possible que le simple « mélange intime des différents horizons augmente le volume prospecté par le système racinaire » ?
- Comment se fait-il que des pins installés de façon naturelle bien avant l’existence des tracteurs et des charrues atteignent 40 mètres de hauteur et soient encore debout en 2010 ?
- Quel est le volume prospecté par les racines de tels pins n’ayant jamais bénéficié des outils modernes ?
- Comment se fait-il que, en n’ameublissant le sol que sur une profondeur de 30 cm, on aide les racines à descendre au-dessous ?
- Quel est l’intérêt de « mélanger la matière organique, l’engrais, et le sol minéral » ?
- Est-ce que notre brave pin maritime est trop stupide pour trouver ce qui lui convient, eau et sels minéraux ? Est-ce que les autres arbres sont plus malins que lui ?
- Les végétaux du monde entier ont-ils attendu, pour croître et se multiplier, qu’il existe tracteurs, charrues, engrais, gros sous… ?
Allez les gars, courage ! Vous ne m’aidez pas beaucoup sur ce débat !
Vous avez la parole.
En attendant votre réponse, les tracteurs tournent,
les euros changent de mains…
et les pins tombent !
Le fumeux « bois-énergie » – 2
Scrogneugneu, y’en a marre de votre fumeux bois-énergie !
C’est que du bidon, du pipeau, c’est pour les pigeons, vous allez plumer les forestiers avec ces cochonneries !
Un récent exposé présenté par Philippe Leturcq lors d’une réunion en Savoie nous l’a clairement démontré. Philippe Leturcq est un ancien chercheur du C.N.R.S. et ancien Professeur des Universités.
Y’en a marre de nous faire couillonner par les groupes industriels, par les financiers apatrides, par les technocrates sans foi, par les politiques sans loi, par les décideurs cupides, par les conseilleurs jean-foutre, par les arrivistes forcenés, par les carriéristes voraces, par les esclaves de l’argent, par les esclaves du pouvoir, par les valets de ces esclaves, par les corrompus, les énarques, et tous les encravatés de l’oligarchie en place !
Y’en a marre de se laisser bouffer la couenne sur le dos par ceux qui ont les moyens de se payer des lobbyistes !
Y’en a marre d’être dirigés par des serfs !
Y’en a marre des bouffons !
Et puis y’en a marre des victimes qui se taisent : sylviculteurs, réveillez-vous, bon sang !
Y’en a marre !
Le bois-énergie, c’est un leurre, et vous voulez que, en plus, on arrache nos souches pour vous approvisionner en biomasse ! Vous voulez qu’on sacrifie nos sols et nos paysages pour votre cupidité. Vous voudrez bientôt qu’on vous abandonne nos rémanents, nos rameaux, nos aiguilles, et puis nos chemises !
Votre satané bois-énergie est une entourloupe encouragée par les responsables forestiers, économiques, administratifs et politiques.
Votre fumeux bois-énergie est une escroquerie.
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D’accord, je reprends mon calme et je m’explique.
Tout ce que dit Philippe Leturcq n’est que du bon sens, appuyé sur des chiffres incontestables, mais je reconnais que l’oreille des forestiers aurait pu aisément fourcher en suivant son exposé. Une deuxième écoute aurait peut-être été utile pour bien saisir les conséquences de son propos. Sa démonstration reste cependant sans faille, et c’est à nous-autres, forestiers, de tirer le meilleur parti du constat qu’il établit.
Son argumentaire revient à combattre, à partir de faits tout simples, l’espèce de politique à la petite semaine qu’on cherche à imposer à la forêt : on cherche à nous embringuer vers des objectifs de production à court terme de bois minables, peu rémunérateurs, et immédiatement voués au déchiquetage (à grand renfort de fuel) puis au brûlage. Le destin du bois sera ainsi court-circuité pour n’aboutir qu’à une vulgaire biomasse sans nom, ce qui enrichira une poignée de groupes industriels et de financiers sans scrupules, mais laissera sur le carreau pas mal de sylviculteurs crédules et laissera les citoyens dans l’illusion d’un retour à la moralité.
Cette pression contre-nature de la finance sur la forêt en est aujourd’hui à réclamer qu’on arrache les souches pour les jeter dans les chaudières de co-génération subventionnées par le contribuable. Le résultat ne peut aboutir qu’à ruiner nos sols forestiers et à en réduire la précieuse micro-faune, sans pour autant enrichir les propriétaires. C’est une honte ! Non, je me re-calme…
Je considère donc le constat de Philippe Leturcq comme un simple point de départ pour renforcer les positions que je défends depuis longtemps, celles qui sont préconisées par Pro Silva. Il faut en effet inciter les forestiers à s’engager vers la production de gros bois de haute qualité : seuls ces derniers ont la capacité à être mis en œuvre à long terme. Une charpente en bois massif emprisonne le carbone pendant des siècles ! Ce n’est qu’en toute fin de vie, au bout de 200 ou 300 ans, voire bien plus, que le bois de cette charpente nous rendra un dernier service en retournant à la nature comme bois de feu.
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Les sols landais
Une étude intéressante sur nos sols landais :
Il s’agit d’une revue bibliographique publiée en 1999 sur le sujet, et coordonnée par Pierre Trichet (I.N.R.A. de Pierroton), dans le cadre de la monoculture intensive du pin maritime. Bien que sa publication soit déjà ancienne, il semble bizarrement que personne ne se soucie des mises en garde qui y sont faites.
Quelques extraits :
[...] D’ores et déjà, des scénarios plus intensifs fondés sur de courtes rotations (20 à 25 ans) sont envisagés par les gestionnaires forestiers pour répondre à l’évolution du marché vers la production de bois de trituration (Lesgourgues et al., 1997). Face à l’apparition de tels scénarios, impliquant une pression accrue sur les sols forestiers (interventions mécaniques, augmentation de la productivité forestière et raccourcissement des rotations), le maintien de la fertilité des sols à long terme se pose de manière cruciale. Dans un souci de gestion durable des ressources minérales et organiques du sol à l’échelle du massif landais, un certain nombre de travaux ont déjà été réalisés ou sont en cours de réalisation. [...]
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[...] La mise en andain et le brûlage provoquent des pertes minérales importantes (lessivage, volatilisation, pertes particulaires) et privent le sol d’un apport de matière organique fraîche, nécessaire au maintien de ses caractéristiques physico-chimiques. Ces pratiques sont donc à déconseiller dans le cadre d’une gestion durable. Chez le Pin maritime l’écorce est épaisse : elle constitue sur un peuplement de 26 ans de l’ordre de 12 % de la biomasse aérienne (Porté, 1999). L’écorçage en forêt permettrait de réduire les exportations, et restituer au sol une importante quantité de matière organique (+55% par rapport à la restitution du houppier seul, sur le peuplement étudié de 26 ans) et de minéraux : pour un pin maritime de 16 ans, 30 % de l’azote et du phosphore contenus dans le tronc, sont dans l’écorce (Lemoine et al. 1988, 1990). Cependant, la valeur commerciale de l’écorce de Pin maritime (très recherchée en horticulture), rend peu probable l’hypothèse d’un écorçage in situ. [...]
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[...] les effets observés lors de la mise en culture de ces sols (Jolivet et al., 1997) laissent penser que l’effet mécanique de la coupe rase et du travail du sol possède un impact important, au moins en ce qui concerne la minéralisation des stocks de matières organiques. Le labour profond réalisé avant l’installation de la plantation, favorise l’incorporation de la matière organique dans le sol, accélère la minéralisation et provoquerait ainsi une libération massive d’éléments minéraux dans le sol, qui peuvent être immobilisés dans la strate basse ou par les jeunes arbres, ou exportés hors du profil par drainage. Le mélange des horizons supérieurs (O et A1) provoqué par le labour peut également être à l’origine d’une dilution des stocks d’éléments minéraux et organiques localisés dans la couche superficielle du sol. [...]
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[...] Dans un contexte similaire, Schmitt et al. (1996) ont mis en évidence une diminution des teneurs en azote minéralisable et en phosphore assimilable, liée à la préparation mécanique du sol. [...]
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[...] Pennock et van Kessel (1997) observent ainsi que la réduction des stocks de carbone liée à la coupe rase varie en fonction de la texture du sol, les pertes les plus importantes étant mesurées dans les sols de texture sableuse. [...]
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[...] La fixation symbiotique d’azote est assurée par des ajoncs (Ulex nanus et Ulex europaeus), aucune estimation des quantités fixées ne peut à ce jour être fournie, cependant la non dominance des ajoncs parmi la flore landaise peut amener à penser que les quantités fixées sont faibles. La fixation non symbiotique de l’azote n’a jamais, à notre connaissance, été abordée, dans le contexte landais [...]
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[...] L’introduction de cultures intercalaires de légumineuses fixatrices d’azote (engrais vert), comme cela a été réalisé en Australie sur Pinus radiata (Nambiar et Nethercot, 1987 ; Smethurst et al., 1986), pourrait être ne solution à tester. [...]
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[...] Une acidification supplémentaire de sols déjà très acides ne serait pas sans conséquences néfastes sur l’évolution de la fertilité des sols landais. [...]
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[...] Les perspectives d’intensification, basée sur le raccourcissement des rotations et l’accroissement des exportations minérales hors de l’écosystème, seront donc à considérer avec la plus grande prudence. [...]
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[...] De toutes les modifications probables de l’itinéraire technique sylvicole du Pin maritime, le raccourcissement des révolutions est sans doute le point le plus délicat à prendre en compte dans le raisonnement du maintien de la fertilité des sols landais. En effet, l’augmentation des fréquences des prélèvements minéraux et organiques, et des perturbations du sol liées à la coupe rase, est susceptible d’engendrer d’importants changements dans les caractères et la fertilité des sols forestiers landais. [...]
Deux remarques :
1- Une petite rectification : il serait temps que les forestiers cessent d’employer le terme de ‘rotation‘ à la place de ‘révolution‘. Ce n’est absolument pas la même chose et cette erreur entraîne une confusion néfaste. Dans toute cette étude – du reste fort intéressante – c’est la notion de ‘révolution’ qui est représentée par le terme ‘rotation’.
2- Une interrogation : si les légumineuses permettent la fixation symbiotique de l’azote, pourquoi détruit-on systématiquement et régulièrement les légumineuses présentes, ajoncs et genêts notamment ? L’étude suggère d’en introduire artificiellement, comme cela a été tenté en Australie, alors que de nombreuses parcelles landaises en sont déjà bien pourvues !…
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Les fonctions multiples de la forêt
L’Association Futaie Irrégulière vient de publier un nouvel ouvrage intitulé :
Le traitement des futaies irrégulières
Valoriser les fonctions multiples de la forêt

Ce beau livre richement illustré (tableaux, graphiques, photos magnifiques…) est surtout un ouvrage technique. Il rapporte les derniers résultats chiffrés issus du réseau de placettes de références installé par l’A.F.I., mais donne aussi beaucoup d’explications sur la façon de traiter des cas différents d’essences, de stations, de mélanges…
Son objectif est de montrer comment mettre en valeur conjointement, sur chaque morceau d’une forêt, les trois fonctions principales : économique, protectrice et sociale.
Il a été publié en partenariat avec l’association France-Bois-Forêt.
L’A.F.I. est proche partenaire de Pro Silva.
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Pour se le procurer :
Association Futaie Irrégulière
24 Quai Vauban
25000 Besançon
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Pro Silva : A.G. 2012 ici ?
L’Assemblée Générale 2012 de Pro Silva est susceptible d’être organisée en Aquitaine.
Si c’est le cas, elle aura probablement lieu en Sud-Gironde vers septembre ou octobre.
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Que toutes les personnes qui souhaiteraient assister aux visites :
- les techniciens qui avaient choisi la forêt par goût ;
- les entrepreneurs soucieux de travail soigné ;
- les artisans travaillant le joli bois tels des artistes, les charpentiers, les ébénistes, les scieurs… ;
- les ingénieurs initialement formés aux principes de la foresterie ;
- les passionnés aspirant à une sylviculture proche de la nature ;
- les sylviculteurs à la recherche de pratiques raisonnables ;
- les chercheurs préoccupés des sols, des racines, des feuilles, du vent, des parasites… ;
- les propriétaires préférant les recettes aux dépenses ;
- les curieux avides de forêts accueillantes ;
- les amoureux du Massif Landais désireux d’un retour à une forêt vivante ;
- les naturalistes, les simples promeneurs, les esthètes rêvant de paysages à échelle humaine ;
- les Girondins, les Landais, tous les Aquitains, forestiers ou non forestiers ;
- tous les conformistes et tous les anti-conformistes ;
Que tous se signalent pour prendre date.
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Laissez un commentaire ci-dessous, envoyez-moi un message, téléphonez-moi…
peu importe, mais signalez d’ores et déjà votre intérêt.
Il y aura des visites en forêt, probablement assez pour alimenter quelques débats nourris.
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Pro Silva
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Le Conseil d’Administration de Pro Silva France,
qui s’est tenu le 10 septembre dernier,
s’est doté d’un nouveau Vice-Président : votre serviteur.
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Désormais, je vais m’employer à développer le réseau de pistes de réflexion que Didier Müller avait ouvertes dans notre Massif Landais. J’essaierai de prolonger la voie du bon sens, de l’élargir, et de l’entretenir.
Pour réussir cette mission, nous ne serons pas trop de toutes les bonnes volontés.
J’en appelle donc à tous les forestiers qui aiment notre Massif Landais.
J’en appelle à une vraie réflexion commune.
J’en appelle au retour à une sylviculture raisonnable et pérenne.
Unissons nos visions, nos compétences, nos forces car la tâche est vaste et la piste semée de mines.
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Ceux qui souhaitent aller plus loin trouveront ci-dessous le
bulletin d’adhésion à Pro Silva.
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Merci à tous !
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Un bébé-forum
Un nouveau forum vient de voir le jour :
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Pour l’instant, c’est juste l’ouverture, mais il y a déjà un texte signé Sosténi qui est un vrai régal, et une description de la sylviculture Pro Silva, signée Philippe d’Harcourt, qui est une merveille de finesse, de clarté, et de sensibilité !
Vous m’en direz des nouvelles…
Le labour en forêt
Quelques échanges au sujet du labour, à lire sur le site « Adiu – Sud-Gironde » :
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Le sujet est encore très loin d’être clos, mais pour l’instant aucun partisan du labour n’a daigné s’exprimer.
On se doute bien qu’ils sont tous occupés à tirer la charrue et qu’ils ont bien d’autres travaux à faire que de papoter sur le Net avec des couillons… Alors, entre couillons, on papote sur le Net à la gloire des Partisans du Labour.
Vive le bleu !
Enfin une initiative judicieuse :
L’entreprise Pierre Goujon, de Cabanac, a décidé de commercialiser le bois bleu ! Article à lire dans Sud-Ouest du 7 septembre.
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Quand donc se lèveront des décorateurs de talent, des designers en vue, des architectes en vogue pour prolonger cette initiative ?
Quand va-t-on enfin se mettre à créer de beaux objets en pin bleu ? Des maisons faites en chablis légèrement bleutés ? Des meubles aux veines agréablement colorées ?…
Dès que souffle une brise, les sylviculteurs Landais sont victimes d’un diktat commercial. La seule crainte d’apparition du bleu dans le bois crée une panique anticipée et entraîne l’effondrement des prix. Au lieu de céder à cette panique générale, essayons plutôt de mettre en valeur notre excellent et beau bois bleu : mettons le bleu à la une !
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Petit rappel :
Dans les années 2000, après Martin, le bleu était interdit pour les bois de palette à cause de prétendus risques sanitaires. Peut-être craignait-on qu’une peste haineuse et sans scrupules saute brusquement de la palette à la gorge des boîtes de conserve. Peut-être avait-on peur que les germes du bleu ne fassent pas bon ménage avec les pesticides des boîtes de maïs. Peut-être que poulets aux hormones et tomates hors sol, horrifiés, refusaient de cohabiter avec la vie en vrai. Peut-être que les O.G.M. d’alors étaient trop sensibles, trop fragiles, trop délicats pour résister au Satan Bleu. Chochottes, va !
Dix ans plus tard, après Klaus, tout a changé : non seulement le bleu est maintenant accepté pour les palettes, mais on a même le droit de l’utiliser pour des caisses à vin. Le Satan Bleu du bois laisse en paix les bouteilles. Le lobby de la sardine, celui de la banane, celui du kiwi de Pétaouchnok et celui du thon rouge ont rangé leurs armes. Les Autorités Sanitaires emboîtent le pas. Ouf !
Comprenne qui pourra… mais il reste le problème du prix du bois.
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Landais, ressaisissons-nous !
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