Archive pour la catégorie ‘Divers’
Un grand livre, mais un beau livre aussi
Un autre beau livre :
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Forêt des Landes de Gascogne,
une nature secrète
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C’est vraiment un très beau livre, signé François Sargos.
Les photos de Pierre Petit sont magnifiques.
Au-delà du plaisir des yeux, on y découvre une analyse approfondie
du Massif Landais et de la filière locale,
ainsi que d’intéressantes perspectives pour leur avenir commun.
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Un petit livre, mais un beau livre
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C’est un joli petit livre des Éditions Actes Sud, dans leur collection bien connue Le nom de l’arbre :
Le pin maritime
de Pascal Mayer
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Ce petit livre dévoile l’intimité de notre bon pin maritime.
Il nous en parle en mots simples, dans un français léger, élégant, agréable.
La lecture est fluide, on flotte, on passe une veillée près du feu entre amis.
On rencontre le pin maritime chez nous, chez lui, au Maroc, en Corse, on le suit au Portugal,
en Gallice, on le voit en Australie ou même en Afrique du Sud.
C’est un ouvrage technique au goût de poème qui se lit comme un roman.
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Moi, comme un idiot,
je l’avais jamais lu !
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Une page de nos forêts
Jean-Louis Sous
est l’auteur d’une nouvelle publiée au éditions Privilèges Atlantica
et intitulée
Et il s’éteignit sous un pin.
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L’histoire se passe après l’ouragan Klaus dans notre bonne forêt landaise. On est tout de suite à Pissos, à Ychoux, ou à Luxey… peu importe. Les relations d’un père et de son fils face au déchirement.
En voici un très court extrait :
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Afin d’accompagner cet extrait,
voici la présentation qu’en a rédigée l’auteur lui-même :
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Soirée-débat
Un autre compte-rendu dans la Dépêche du Bassin.
Il est signé de Nadine Stevens :
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Un compte-rendu de cette belle soirée à lire dans Sud-Ouest du 30 mars :
http://www.sudouest.fr/2011/03/30/l-escargot-donnait-rencard-samedi-soir-357382-4723.php
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Sylviculture naturelle et continue :
VRAIE ou FAUSSE ALTERNATIVE
pour la forêt de demain ?
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Voilà le sujet du débat organisé le samedi 26 mars à Belin-Béliet
par l’association Le Courant Alternatif
dans le cadre de ses
Rencontres de l’Escargot.
Cette soirée est ouverte à tous.
Le sujet vous intéresse : venez en parler !
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Glaner au bord des routes
Et voilà le travail !
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Deux heures passées à ramasser les ordures sur le bord de la route devant ma forêt.
Sur un tronçon d’un peu plus de 500 mètres voici mon butin :
Principalement des emballages : bouteilles, canettes de bière ou de boissons extra plus énergimax, des paquets de clopes, des sacs en plastique, des vieux vêtements, des plaques de polystyrène flottant dans le fossé, des paquets de biscuits pourris, mille autres saloperies, des cartouches, de la ficelle imputrescible, des mégots…
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Ah ! Les mégots, vous savez : ces trucs qui permettent aux automobilistes de mettre le feu à la forêt sans se faire choper. Ni vu ni connu j’t'embrouille et c’est parti pour des hectares carbonisés.
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Le plus sympa dans tout ça, c’est tous ces merveilleux emballages de trucs exquis, de machins superbes, de bidules de prestige, de merdouilles succulentes, de luxe, suprêmes, supérieures, extrêmes, divines, ultimes, monstrueuses, délicieuses, à tomber, déchirantes… Le top du top gisant dans la broussaille au bord des routes.
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Ah oui : j’oubliais le principal ! C’est à Louchats (dans le Sud de la Gironde), sur la route qui relie Bordeaux à Saint-Symphorien.
Cela dit, je suis persuadé que toutes les routes de France en sont rendues au même point, surtout celles qui sont bordées de forêt.
La forêt, c’est le truc où l’Homme Moderne jette ses merdes.
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Sortons du bois
Dernière heure (23 janvier 2012)
Le film de Delphine est désormais en vente à l’adresse suivante :
http://www.filmsdocumentaires.com/films/1248-le-temps-qui-reste
Il est possible également de l’y louer.
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Petite excursion hors de nos bois pour un beau reportage
signé Delphine Détrie :
Le temps qui reste.
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Ce beau film est en vente au prix de 12 € (plus le port).
Tous renseignements sur le site de Delphine :
http://web.me.com/lafamalacam/Le_temps_qui_reste/Bienvenue.html
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L’homme qui rêve
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L’homme qui rêve
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Lancement d’un voilier : le Didier Müller
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Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de nos gros bois de belle qualité,
puisque les industriels n’en veulent pas ?
(lire à ce sujet : http://www.pijouls.com/blog/jacques-hazera/sylviculture/pin-maritime/2010/11/07/reconnaissance-officielle/)
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Eh bien, nous allons les utiliser nous-mêmes !
Avant-hier, vendredi 4 février, à bonne lune donc, nous avons mis en chantier le démarrage d’un projet à long terme :
la construction d’un voilier en pin maritime, chêne, et acacia.
Il s’agira précisément d’un Bac à voile de 11 mètres qu’on mettra à l’eau à Belin, au Pont de Mesplet, afin de le convoyer jusqu’au Bassin d’Arcachon par l’Eyre.
On n’en est pas encore à la naissance de notre voilier ancien, mais déjà à sa conception.
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Avec l’aimable autorisation de son propriétaire, nous sommes allés prendre les mesures
de notre modèle, ami, et concurrent de toujours des 18 heures d’Arcachon :
le Président Pierre Mallet (11,90 m),
mouillé au port d’Arcachon au ponton des bateaux anciens.
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Ensuite, nous avons abattu deux pins de 28,50 mètres et 29 mètres,
pas très loin d’être centenaires et toujours gaillards.
Nous en avons tiré des billes de pied de 11,50 mètres et 10,50 mètres,
ainsi que quelques autres menues broutilles.
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Un peu plus loin, nous sommes allés sacrifier un chêne pédonculé
qui nous a donné une jolie bille de 4 mètres, très propre.
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Voilà les ingrédients de base de notre futur bac à voile
que nous baptiserons probablement
Le Didier Müller.
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On se dit que c’est vraiment dommage que l’industrie ne veuille pas s’amuser avec nos jouets,
car il y a vraiment de chouettes trucs à faire avec…
mais tant-pis pour elle !
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On va scier tout ça au mois de mars, puis mettre à sécher nos sciages jusqu’à la mise en chantier de la construction.
Première régate : les 18 heures d’Arcachon vers 2016 ou 2020.
Je vous tiendrai au courant de tout…
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En attendant, merci à messieurs Péres et Sanz, gens de mer et du Pierre Mallet, pour les conseils qu’ils nous ont donnés,
et à Jean Lacoste pour ses encouragements et sa proposition spontanée de nous prêter main forte en cas d’avarie lors de la construction.
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Indignez-vous !
12 février
Puisque le coupable a été contraint de nettoyer les lieux, l’incident que je dénonce ci-dessous est clos… jusqu’au passage devant le juge.
J’aimerais quand même en profiter pour rappeler la Loi :
Article R635-8 du Code Pénal : « Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait de déposer, d’abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, […] soit une épave de véhicule, soit des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu’il soit, lorsque ceux-ci ont été transportés avec l’aide d’un véhicule, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation.
Les personnes coupables de la contravention prévue au présent article encourent également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit. […]
La récidive de la contravention prévue au présent article est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15. »
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Le 9 janvier, j’avais écrit ceci :
Qui a fait ça ?
Qui sont les vandales capables d’aller déposer ça au fond d’un chemin forestier ?
Qui donc en veut à la forêt au point de la traiter de la sorte ?
Qui sont ces fripouilles indignes ?
Ces canailles, ces abrutis, ces barbares ?
Espèces de Bachi-bouzouks,
je ne vous conseille pas d’approcher de mon sabot !
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J’en appelle aux témoins : qui a vu agir ces salopards ?
Qui les a croisés, avec leur remorque pleine ?
Qui les connaît ?
Qui peut m’aider à les coincer ?
Qui reconnaît des objets dans ce tas d’immondices ?
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C’est en Gironde, à Louchats, au quartier de Boudra, à proximité de la route de Saint-Symphorien, un peu au Nord de la Piste du Liot. Le tas se trouve à 300 mètres de la route, au fond d’un chemin peu praticable, et où il est difficile de faire un demi-tour, encore plus difficile avec une remorque.
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C’est tout récent : ça s’est passé entre le 1er et le 5 janvier 2011. Tout ça est encore très frais, et les empreintes de pneus n’ont même pas encore disparu.
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Merci pour votre aide !
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31 janvier
Quelques nouvelles de l’affaire
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Les déchets sont partis.
Le coupable a été retrouvé. Il est revenu pour tout enlever. La place est nettoyée.
Rendez-vous devant le juge.
Merci à tous pour votre aide efficace !
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Le 21 avril
Des Racines et des Ailes : c’est pour le 21 avril !
C’est baroque, c’est décadent, c’est Kafka, c’est Guignol… c’est bientôt les élections
Monsieur Le Préfet de la Région Aquitaine,
Préfet de la Gironde,
Officier de la Légion d’Honneur
Commandant de l’Ordre National du Mérite…
… qui donc vous tient la plume ?
L’Arrêté de reconstitution vient d’être signé. Depuis un an, depuis la survenue de notre ami Klaus, la France forestière prétend réfléchir à de nouvelles façons de pratiquer la sylviculture. Tout ce qui contient des neurones est d’avis de changer nos habitudes. Et les médias, et la presse spécialisée, et les colloques, et les symposiums, et les séminaires, et Internet, et tous les bureaux du Donjon, et tous les cercles de la Gascogne et tous les bistrots de la Guyenne débordent de grandes affirmations magiques :
« C’est promis, on va changer de sylviculture ! Oui changeons ! C’est ça, changeons… Il faut que les arbres tiennent debout, il faut que la forêt soit un réservoir de biodiversité, il faut améliorer la qualité du bois… Il faut des palombes, il faut une forêt faite pour l’Homme, il faut des forêts plus ceci, des forêts plus cela ! Oh oui, voilà ce qu’il faut !.. ».
En conséquence, on va continuer comme avant : c’est bien ce que dit cet Arrêté.
La preuve en deux extraits :
On va donc continuer à faire les entretiens forestiers au disque. Oui, au disque ! Pauvres racines : on va continuer à trancher consciencieusement les racines des pins avec des outils coûteux traînés par des monstres…
Quant à la régénération naturelle, afin d’éviter les substantielles économies qu’elle permettrait, on sera tenus de la massacrer. Au cas où quelques provocateurs voudraient quand même pratiquer ouvertement la régénération naturelle, ils seront aussitôt repérés, fichés, et on surveillera qu’ils la traitent selon les Règles Immuables de la Sainte Monoculture Intensive. De même, afin d’éviter tout risque d’amélioration de la qualité du bois, les rebelles devront avoir dépressé leurs semis naturels avant qu’aient sonné 5 ans, jusqu’à en réduire la densité à 2.500 tiges par hectare. Si jamais quelque adepte de la secte naturelle était assez téméraire pour se jeter aveuglément dans l’enrichissement en feuillus, il sera tenu de décaper une bande de 6 mètres de largeur autour de chaque plant et ce jusqu’à la septième génération !… Ce type de régénération naturelle enrichie, moi j’appelle ça de la plantation sur sol nu.
Quoi de forestier dans de telles dispositions ? M’est avis que ceux qui ont tenu la plume sont soit des industriels, soit des financiers, soit des politicards. Ceux qui ont approuvé l’Arrêté devraient avoir de plus saines lectures… Qu’ils viennent donc s’instruire sur un certain blog !
Ce brouillon aurait-il donc été arrêté dans l’urgence, en vue des élections ? S’agirait-il tout juste de rassurer certaines inquiétudes ? Peut-être ne s’agit-il que de relancer la filière… au détriment de la forêt elle-même ? Quelle frénésie pour sortir cet Arrêté, pour qu’il puisse être brandi à temps : pendant la campagne électorale ! Urgence, urgence, avis à toutes les voitures : élections en vue !
Pour une fois, au moment de la préparation du texte, les experts forestiers avaient été sollicités, chose assez rare pour être mentionnée. Hélas, nos petites remarques d’experts n’ont pas changé grand-chose : même de simples observations modestement consacrées à la seule orthographe ont été refoulées au panier ; bosser à l’œil, tant mieux si c’est pour rien ! Mais du coup ce brouillon, c’est du petit nègre.
Peu importe car, en réalité, cet Arrêté ne sera JAMAIS appliqué. On a mis la charrue avant les bœufs, et il faudra en rédiger un nouveau après les conclusions du groupe de travail actuellement en train de plancher. En effet, des travaux sont en cours pour faire le point sur les aspects techniques de la sylviculture : c’est le G.I.P.-ECO.FOR. qui y travaille. Or ce G.I.P. est financé par le Ministère… C’est ainsi que l’animal se mord la queue : le Ministère fait fi des résultats qui sortiront du groupe qui carbure pour lui. L’argent public est ainsi confirmé dans son rôle habituel, bassement stratégique, et ce qui est consacré, c’est seulement la fébrilité électorale. Ça rappelle le fameux « Gel Présidentiel », tout ce qui est politicien étant sacré.
Politicard « au sens noble du terme » comme disent beaucoup d’élus !
Faut-il souhaiter le prochain ouragan, la prochaine dévastation ? Au secours !
Des racines et des ailes en avril
Voici des nouvelles de l’émission « Des racines et des ailes », données ces jours-ci par sa réalisatrice Delphine Détrie :
L’émission sera probablement diffusée en avril prochain (sur FR3).
Le montage devrait être terminé vers la mi-février. Tout se passe bien. Les dernières prises ont été tournées la semaine dernière, à Carcans-plage, sur le chantier de remontage de la fuste que Philippe Bray est en train de terminer (voir Les Maisons d’Arbres, fustes en pin maritime : http://www.lesmaisonsdarbres.com/).
Rappel (pour ceux qui prendraient l’émission en cours de route) :
Delphine Détrie et son équipe sont en train de préparer un reportage de 52 minutes pour l’émission de FR3 « Des racines et des ailes ». En octobre dernier, ils sont venus passer plusieurs semaines en Gironde pour réaliser les tournages. Le thème est la mise en valeur du patrimoine forestier dans le Massif Landais. Il est clair qu’un tel sujet ne pouvait pas passer à côté de la « sylviculture naturelle et continue ». Delphine et ses aides ont filmé toute la « Journée Pro Silva » du 3 octobre en forêt, à Hostens. Ils ont également fait des tournages sur l’exploitation des chablis, avec Stéphane Barbotin, et sur le chantier de préparation de la fuste chez Philippe Bray à Béliet, et à Cousseau chez François Sargos, et sur la parcelle des gros pépères de 100 ans à Louchats (on devrait voir le « Pin-Président »), etc.. Dès que j’en sais plus je vous appelle !
Un grand bonjour à Delphine et à ses Ailes !
Logo des Landais
Pour le fun : voici un vieux logo que je retrouve par hasard…
Je l’avais bricolé en mars ou avril 2000, après l’ouragan Martin, à une époque où je ne pouvais pas envisager la reconstitution du Massif Landais autrement que par plantation… Finalement, ce logo n’a jamais été utilisé.
Sympas, non, mes p’tits Landais en pleine action ? Dirait-on pas qu’on les entend plaisanter en patois ?
Sauvons les pépinières !
Une revue forestière…
… appelle sur deux pages à sauver les pépinières et les pépiniéristes.
Qu’adviendra-t-il des pépinitos ? Leur avenir est sombre, les Français plantent de moins en moins d’arbres, le déclin est là, la mort s’approche à grands pas… Deux pages sur ce ton. C’est signé du Grand Pépinitos en Chef, sauf que c’est dans une revue de… sylvicos !
En ouvrant deux pages aux pépinitos, le gourou des sylvicos prend clairement parti ! La régénération naturelle y est sévèrement critiquée : elle ne peut mener qu’à la ruine…
… la ruine des pépinitos, bien sûr ! Sont également très critiquées les économies que peut faire le sylviculteur « sur les investissements dont auront besoin les industries du bois »… On voit bien que c’est au sylvicos d’y aller de sa poche pour faire vivre la filière.
Il faut aussi changer d’arbres, et que les sylvicos plantent massivement et rapidement des essences adaptées au changement climatique. Allez, vite, exécution !
Pépinitos-en-Chef évoque les terribles dangers de la régénération naturelle. Sombrera-t-on dans la bradypepsie, puis dans la dyspepsie, puis dans l’apepsie pour finir, après encore lienterie et dysenterie, dans l’hydropisie ? Rassurons Pépinitos-en-Chef et le Grand Patagourou en les renvoyant tranquillement à quelques documents, publiés sur ce même site, où l’on voit que, notamment grâce aux vertus du bouleau, les forêts publiques d’Alsace, de Rhénanie, du Palatinat et de la Sarre ont pu être rétablies par les voies naturelles, en peu de soins et sans convalescence, des suites d’un mauvais coup de vent survenu en 1999. Lisons « Après Lothar », « Typologie des successions », et « De la typologie aux itinéraires ».
J’espère que ces deux compères seront rassurés après d’aussi saines lectures, mais moi j’ai compris un truc : la régénération naturelle, j’en ai plein mes forêts, c’est superbe, et c’est… gratos !
Faire bosser les gens à l’œil
Lu dans une revue forestière locale :
« Pendant ce temps-là d’autres, experts et hommes de l’art, essaient d’imposer en tant que dépense éligible leur rémunération appelée Maîtrise d’œuvre à hauteur de 7 %. Ce montant sera donc pris sur l’enveloppe du sylviculteur, donc, attention. Nous refusons que cette « prime » soit prise sur la part des sylviculteurs sinistrés. »
Commentaire interrogatif :
- s’agit-il de demander aux « autres, experts et homme de l’art » de travailler gratuitement ?
- s’agit-il de détourner au profit d’autres prestataires les missions qui sont habituellement remplies par les « autres, experts et hommes de l’art » du fait de leurs compétences et des garanties qu’ils apportent dans ces missions (responsabilité civile professionnelle notamment) ?
- s’agit-il d’insinuer que la maîtrise d’œuvre ne mérite pas de rémunération ?
Ce refus est absurde : pour éviter que la maîtrise d’œuvre s’ajoute aux frais du sylviculteur, il faut justement qu’elle soit identifiée et indiquée précisément dans la subvention.
Bienvenue aux forestiers !
Amis forestiers, mon blog est né à la suite de l’ouragan Klaus. La documentation qu’il rassemble est destinée à alimenter notre réflexion. Nous devons faire des choix cruciaux : saurons-nous reconstruire de vraies forêts ? Ou bien choisirons-nous la piste hyper-productiviste ? Dans le Massif Landais, la monoculture intensive du pin maritime semble avoir montré ses limites et sa fragilité. Elle satisfait certains besoins des industriels, mais faut-il poursuivre dans cette voie ? Curieusement ce qui, aux yeux des forestiers semble être une impasse, est pourtant maintenu à toute force par une poignée de décideurs.
Mon blog héberge la série complète des fiches sur la Sylviculture Naturelle et Continue© du pin maritime, ainsi que des articles, des extraits de livres, des liens, des traductions, des suggestions, des idées, des questions, des critiques… et parfois une pincée d’impertinence (organismes sensibles s’abstenir !). Bonnes lectures !
Jacques Hazera
Expert forestier - Vice-Président de Pro Silva France - Successeur de Didier Müller





















