Archive pour la catégorie ‘Documentation diverse’

PostHeaderIcon Un petit livre, mais un beau livre

Le pin maritime (Pascal Mayer)

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C’est un joli petit livre des Éditions Actes Sud, dans leur collection bien connue Le nom de l’arbre :

Le pin maritime

de Pascal Mayer

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Ce petit livre dévoile l’intimité de notre bon pin maritime.

Il nous en parle en mots simples, dans un français léger, élégant, agréable.

La lecture est fluide, on flotte, on passe une veillée près du feu entre amis.

On rencontre le pin maritime chez nous, chez lui, au Maroc, en Corse, on le suit au Portugal,

en Gallice, on le voit en Australie ou même en Afrique du Sud.

C’est un ouvrage technique au goût de poème qui se lit comme un roman.

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Moi, comme un idiot,

je l’avais jamais lu !

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PostHeaderIcon La forêt à Cap-Sciences

Les Amis de Cap-Sciences

organisent une rencontre le 7 avril 2011 :

DES ARBRES ET DES HOMMES

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Programme :

DES ARBRES ET DES HOMMES - Vignette

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Venez nombreux, ou sinon : venez tous !

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PostHeaderIcon Une page de nos forêts

Jean-Louis Sous

est l’auteur d’une nouvelle publiée au éditions Privilèges Atlantica

et intitulée

Et il s’éteignit sous un pin.

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L’histoire se passe après l’ouragan Klaus dans notre bonne forêt landaise. On est tout de suite à Pissos, à Ychoux, ou à Luxey… peu importe. Les relations d’un père et de son fils face au déchirement.

En voici un très court extrait :

Extrait de la nouvelle de Jean-Louis Sous - Vignette-

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Afin d’accompagner cet extrait,

voici la présentation qu’en a rédigée l’auteur lui-même :

Nouvelle - Vignette

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PostHeaderIcon Soirée-débat

Un autre compte-rendu dans la Dépêche du Bassin.

Il est signé de Nadine Stevens :

Rencart de l'escargot (N.S.) - Vignette

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Un compte-rendu de cette belle soirée à lire dans Sud-Ouest du 30 mars :

http://www.sudouest.fr/2011/03/30/l-escargot-donnait-rencard-samedi-soir-357382-4723.php

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Sylviculture naturelle et continue :

VRAIE ou FAUSSE ALTERNATIVE

pour la forêt de demain ?

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Voilà le sujet du débat organisé le samedi 26 mars à Belin-Béliet

par l’association Le Courant Alternatif

dans le cadre de ses

Rencontres de l’Escargot.

Affiche 26 mars

Cette soirée est ouverte à tous.

Le sujet vous intéresse : venez en parler !

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PostHeaderIcon Glaner au bord des routes

Et voilà le travail !

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Deux heures passées à ramasser les ordures sur le bord de la route devant ma forêt.

Sur un tronçon d’un peu plus de 500 mètres voici mon butin :

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Principalement des emballages : bouteilles, canettes de bière ou de boissons extra plus énergimax, des paquets de clopes, des sacs en plastique, des vieux vêtements, des plaques de polystyrène flottant dans le fossé, des paquets de biscuits pourris, mille autres saloperies, des cartouches, de la ficelle imputrescible, des mégots…

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Ah ! Les mégots, vous savez : ces trucs qui permettent aux automobilistes de mettre le feu à la forêt sans se faire choper. Ni vu ni connu j’t'embrouille et c’est parti pour des hectares carbonisés.

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Le plus sympa dans tout ça, c’est tous ces merveilleux emballages de trucs exquis, de machins superbes, de bidules de prestige, de merdouilles succulentes, de luxe, suprêmes, supérieures, extrêmes, divines, ultimes, monstrueuses, délicieuses, à tomber, déchirantes… Le top du top gisant dans la broussaille au bord des routes.

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Ah oui : j’oubliais le principal ! C’est à Louchats (dans le Sud de la Gironde), sur la route qui relie Bordeaux à Saint-Symphorien.

Cela dit, je suis persuadé que toutes les routes de France en sont rendues au même point, surtout celles qui sont bordées de forêt.

La forêt, c’est le truc où l’Homme Moderne jette ses merdes.

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PostHeaderIcon La route des forêts d’Aquitaine

J’avais oublié de vous présenter mon bouquin !

En fait, c’est pas que le mien, puisque je l’ai fait en collaboration avec Hélène Husson.

C’est le nôtre quoi !

La route des forêts d'Aquitaine

Il a été publié en avril 2005 par les Éditions du Huitième Jour, dans la collection des Chemins de Traverse.

C’est un petit guide – plutôt sympa de mon point de vue, bien sûr ! – sur une sélection de sites forestiers ouverts au public en Aquitaine. Ces sites sont regroupés par circuit : un circuit pour l’Entre-deux-Mers, un autre pour le Médoc, un autre pour le Béarn, etc..

Il contient aussi des adresses, une clé de reconnaissance des arbres, un mini-lexique forestier.

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Quelques photos :

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PostHeaderIcon D’autres citations

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Nous, avec nos beaux tracteurs, on sait faire de vilains arbres !

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Moi, au sujet du labour, je ne me prononce pas ; c’est vrai que je suis technicien forestier, mais seulement voilà : je suis salarié dans une entreprise de labour, alors…

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Vos grosses machines, vos abatteuses à 300.000 €, vos porteurs énormes, vos tracteurs de 250 CV, tout ça ce ne sont que de vulgaires pachydermes ! Il y a des tas de chantiers pour lesquels ils sont totalement inadaptés. Ce sont des monstres, ils vont disparaître. N’oubliez pas que les dinosaures, les plus gros des animaux, les plus puissants, ont été éliminés de cette terre en deux coups de cuiller à pot ! Un léger changement de climat, et hop, fini ! Vos machines infernales, ce sera la même chose un de ces matins : vous vous retrouverez sans boulot, propriétaire d’un engin sans valeur, et couvert de dettes envers vos banques. Il suffira que le prix du gazole monte un peu, ou que vos donneurs d’ordre baissent vos prix d’un tout petit chouya… Manque de souplesse, difficulté de s’adapter, lenteur de réaction, et vous êtes fichus !

Reconnaissez que, déjà, vous êtes obligés de consacrer au travail bien plus d’heures que vos pères, qui n’étaient pourtant que simples bûcherons, alors que vous avez bien du mal à boucler vos fins de mois !

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Plus une forêt est sale, et moins elle brûle !

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PostHeaderIcon Le pin maritime – Témoignage

Peut-on, avec le pin maritime, faire mieux que de la palette ?

Un témoignage dans le n° 48 de La Lettre de Pro Silva :

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La Lettre de Pro Silva - N° 48 - Extrait - Vignette

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PostHeaderIcon Tyrans ou esclaves ?

Citations anonymes

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On ne choisit souvent nos chefs que parmi des valets : esclaves de l’argent, esclaves du pouvoir, ou de leur amour-propre.

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Ce n’est pas lorsque le tyran est déchu qu’il faut le combattre, mais quand il est debout.

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Quand la cupidité rencontre la couardise, on peut alors s’attendre à de vrais exploits !

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Les coups de pied qu’on donne à Hitler et à Staline – outre qu’ils sont aujourd’hui sans risque – sont le tampon de vertu qu’il faut montrer pour ouvrir nos bras aux Khadafi de tous poils.

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Les couilles sont quand même la chose la plus rare du monde !

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Et deux vers de Bertaut (Œuvres poétiques) :

Et vous fiers potentats qui pleins de vaine pompe

Estes dieux sur la terre, et terre devant Dieu.

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PostHeaderIcon Des fosses pédologiques

L’autre jour, avec l’ami Frédick et son super tracto-pelle,

nous avons creusé six fosses pédologiques à proximité du circuit

de visite qui parcourt ma forêt.

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Ce circuit et ces fosses ont une vocation pédagogique.

Pédolo-pédago.

Merci Frédick !

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PostHeaderIcon Tout dire ?

Sur un blog, on ne peut pas tout révéler.

Du moins pas pour l’instant.

Je me retiens.

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Un jour peut-être…

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PostHeaderIcon Sortons du bois

Dernière heure (23 janvier 2012)

Le film de Delphine est désormais en vente à l’adresse suivante :

http://www.filmsdocumentaires.com/films/1248-le-temps-qui-reste

Il est possible également de l’y louer.

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Petite excursion hors de nos bois pour un beau reportage

signé Delphine Détrie :

Le temps qui reste.

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Delphine Détrie - Le temps qui reste (recto pochette) - Vignette-

Delphine Détrie - Le temps qui reste (CD) - Vignette-

Delphine Détrie - Le temps qui reste (verso pochette) - Vignette

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Ce beau film est en vente au prix de 12 € (plus le port).

Tous renseignements sur le site de Delphine :

http://web.me.com/lafamalacam/Le_temps_qui_reste/Bienvenue.html

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PostHeaderIcon L’homme qui rêve

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L'homme qui rêve

L’homme qui rêve

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PostHeaderIcon Courts métrages en mémoire de Didier Müller

16 février 2012 :

Les D.V.D. sont enfin disponibles au prix de 25 €

Il suffit d’adresser

un chèque de 25 € à l’ordre de Pro Silva France à

Jacques Hazera – Les Pijoulets – 33125  Hostens

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Dernière heure (21 décembre) :

Phase terminale pour les courts métrages !

Le montage des courts métrages en mémoire de Didier Müller est terminé.
C’est mon ami Marc-Alexis Morelle qui s’est chargé de tout. Le résultat est très réussi.
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Il nous reste à graver les exemplaires destinés aux souscripteurs
(mais ce sera un peu long, car artisanal… et puis avouons tout net qu’on a du mal à trouver un graveur !!!),
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Voici la photo du D.V.D. tel qu’il se présente, ainsi que sa jaquette de présentation (recto et verso).
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Par la suite, nous proposerons le choix entre deux supports :
soit sur D.V.D., soit sur clé U.S.B..
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Enfin, il sera également possible de s’en procurer directement
sur le stand de Pro Silva à FOREXPO
en juin prochain (6, 7, et 8 juin 2012 à Mimizan).
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Quelques nouvelles fraîches des courts métrages (20 juillet) :

Marc vient de me transmettre un premier embryon de montage.

À partir des enregistrements dont nous disposons, l’objectif est de monter une quinzaine de courts métrages correspondant grossièrement à une quinzaine de sujets. C’est mon ami Marc qui s’est attaché à ce montage. Le résultat est déjà très bien, mais ce n’est encore qu’un brouillon. En effet, il va falloir maintenant peaufiner tout ça : couper les cafouillages, remplacer les images floues, bidouiller les sons défectueux, etc..

Bref, ce n’est pas terminé, mais ça avance bien. Bravo à Delphine, bravo à Marc, et merci à eux !

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De nouvelles nouvelles de la souscription (5 avril) :

vous venez de franchir les 1.000 €.

Vous êtes 55 souscripteurs (mais de nouveaux s’annoncent déjà) !

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Des nouvelles de la souscription (voir ci-dessous) :

à la date du 15 mars, Pro Silva a déjà collecté 810 €.

Bravo et merci aux 45 personnes qui, à ce jour, ont choisi de soutenir ce projet !

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Pro Silva lance une souscription pour le montage

de courts métrages sur la

Sylviculture Naturelle et Continue

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Prix de la souscription : 15 €

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Souscription en mémoire de Didier Müller - Vignette

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Téléchargez le bulletin ci-dessus et retournez-en le talon

à l’adresse indiquée accompagné de votre règlement.

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Clôture de la souscription au 30 avril 2011

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PostHeaderIcon Bravo mon blog !

Premier anniversaire de mon blog.

Progression constante des visites depuis l’ouverture !

En un an : plus de 11.000 pages vues !

Bravo à vous, curieux visiteurs, courageux visiteurs, glorieux visiteurs !

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PostHeaderIcon Le nom des choses

Petite question à la cantonade : pourquoi a-t-on pris cette habitude de désigner les arbres cassés par le terme de volis ?

J’ai sous la main diverses références indiquant que le volis n’est qu’une partie de l’arbre cassé : celle qui a été emportée par le vent et qui gît à terre, c’est-à-dire celle qui a volé sous l’effet du vent.

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Volis : cime d’un arbre qui a été rompue et enlevée par le vent (Petit Larousse)

Volis : cime d’un arbre rompue, arrachée par le vent (Petit Robert)

Volis : partie d’un arbre cassé entraînée à une certaine distance d’une chandelle et tombée sur le sol (Manuel d’exploitation forestière – Tome 1 – CTBA)

Volis : partie d’un arbre cassé entraînée à une certaine distance d’un chandelier et tombée sur le sol (Précis de sylviculture – Louis Lanier)

On appelle chandelier la partie du tronc restant debout et- volis la partie gisant à terre (Technique forestière – Philibert Guinier)

Volis : partie tombée à terre d’un arbre brisé par le vent (Petit Dictionnaire d’un Forestier – Hervé Dubois)

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Je profite de cette occasion pour recommander ce dernier ouvrage que je trouve excellent.

Malgré son titre modeste, ce Petit Dictionnaire d’un Forestier est pour moi une source très précise, très complète, et très fiable en matière de foresterie. On y trouve énormément de renseignements, jamais mis en défaut, sur la sylviculture, la botanique, l’exploitation forestière, la pédologie, l’utilisation du bois, la terminologie (académique, vernaculaire, et locale), etc..

C’est un petit livre que j’ouvre très souvent.

Il est paru en 2001 aux Éditions de la Forêt. Bravo et merci à son auteur Hervé Dubois !

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Petit Dictionnaire d'un Forestier - Vignette-

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PostHeaderIcon Personne ne sait pourquoi tout le monde laboure !

Voici ma deuxième réponse au message d’Henry Chaperon du 10 janvier dernier (qui figure au bas) :

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Cher Monsieur,

Pardonnez-moi de reprendre la parole, mais puisque vous n’en faites rien !… En attendant que vous nous apportiez vos arguments sur la question du labour, voici donc ma propre réponse sur certains morceaux choisis de votre message du 10 janvier dernier.

Contrairement à ce que vous affirmez, je ne prétends pas que tous les opérateurs du labour aient été destinataires du document intitulé Le débat. Beaucoup l’ont été cependant, et cependant presqu’aucun n’a moufté. Vous-même n’abordez pas du tout cette question, pourtant fondamentale dans la monoculture intensive parée du titre de forêt cultivée. Vous vous contentez de noyer le sujet dans diverses considérations, en cherchant à nous faire regarder ailleurs. Le débat, loin d’être un combat idéologique, rapporte l’intégralité des échanges qui ont eu lieu, et il recèle notamment quelques interventions décisives permettant bel et bien de faire avancer les choses.

Il est dommage que les principaux connaisseurs s’en soient tenus à l’écart, et que votre tardive intervention n’apporte aucun élément nouveau. Dans ce débat, vous arrivez tard, seul, et sans argument ! Le C.R.P.F. se tait. L’O.N.F. se tait. L’Administration se tait. Le Syndicat des Sylviculteurs se tait. L’association des E.T.F. se tait… Tous vous abandonnent mais, sur le terrain, le labour avance.

Personne ne sait pourquoi tout le monde laboure !

Quittons donc le labour et regardons plutôt ailleurs, puisque vous le souhaitez. Abordons la question du pragmatisme.

-    Votre retour au pragmatisme consisterait donc à mettre, pendant quelques décennies (30 ans ? 50 ans ? 80 ans ?), des armées de chercheurs sur la piste de la sylviculture mais, dans l’attente de leurs conclusions, que préconisez-vous ? Peut-être l’arrêt des tracteurs ?

-    Mon pragmatisme consiste au contraire à constater que, même seule et sans charrue, la graine est capable de lever. Savez-vous qu’il y a dans la forêt quantité de choses qui ne demandent qu’à se laisser observer ? Mon pragmatisme consiste à donner la priorité aux processus naturels, la régénération naturelle en étant bien sûr le meilleur exemple. Savez-vous qu’ils sont gratuits ? En effet, ces processus naturels – « l’automation biologique » – ont généralement un coût très modique à condition qu’on résiste à la tentation de les ramener de force sur le chemin de la forêt cultivée. Le meilleur exemple sur ce point est le dépressage : on connaît bien son coût et ses inconvénients, mais a-t-il réellement un intérêt ? Pour éviter d’en venir aux mains, je n’aborderai pas la question du regonflage.

-    Mon pragmatisme consiste à accepter l’idée que les faits ont la prévalence sur les théories. Or c’est un fait que la fabrication des forêts peut aussi se faire par les voies naturelles.

-    Mon pragmatisme consiste à considérer que l’argent qui n’a pas été dépensé est à l’abri du risque. On a vu que des arbres installés sur un gros paquet d’argent (je veux parler du labour) ne sont pas d’une stabilité à toute épreuve : le vent a eu cet avantage d’épargner des décennies de travail aux armées de chercheurs.

Quand vous évoquez le contexte social, je ne sais pas quoi vous répondre : il faut d’abord que je me pince ! Êtes-vous sérieux, ou bien vous moquez-vous ? Voulez-vous me faire croire que votre monoculture intensive serait peu gourmande en travaux ? Ce que je propose, moi, c’est une sylviculture faite par des forestiers et non par des chauffeurs d’engins, par des gens qui savent ce que c’est qu’un arbre et ce que c’est qu’une forêt. La sylviculture que je propose – la « sylviculture naturelle et continue » – a besoin de véritables forestiers professionnels et compétents : au lieu d’un tracteur, un sécateur. Je ne dis pas qu’il faut jeter les tracteurs : j’en ai moi-même trois. Je dis juste que c’est la forêt qui doit commander aux tracteurs, et non l’inverse.

Voilà comment j’envisage les travaux et le coût des travaux : des actions modérées (pas plus qu’il ne faut : la bonne action au bon endroit et au bon moment) faites par des techniciens compétents et bien rémunérés. Rappelons-nous qu’une heure de technicien coûte moins cher qu’une heure de tracteur. Bilan sur l’emploi : égalité ! Bilan sur les frais : un point pour moi ! Bilan sur la rémunération : un point pour les forestiers !

Quant à votre dernier paragraphe, voici la réaction de Bernard Jabiol dans un message personnel : « Mais les gens qui préconisent le labour s’appuient-ils sur la batterie d’expérimentations suggérée au début du message ??? Pas à ma connaissance ! (je ne parle pas de la fertilisation). »

Respectueusement,

Jacques Hazera

Expert Forestier

Vice-Président de Pro Silva France

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Votre message du 10 janvier :

« Bonjour,J’ai été destinataire indirect des échanges sur votre Blog portant sur le labour et plus généralement sur le travail du sol dans le milieu Landais (contrairement à ce que vous dites tous les opérateurs du labour n’ont pas été destinataires de votre mail ce qui pourrait expliquer leur silence…).

Je ne suis ni partisan d’une guerre des idées ni d’un combat idéologique : De ce point de vue la plupart des échanges contenus dans vote blog ne me paraissent pas faire avancer les choses.

Il faut revenir au pragmatisme et installer de véritables essais comparatifs appuyés par la recherche comparant la sylviculture que vous proposez à celle actuellement en cours sur le Massif.

Cette comparaison doit se nourrir:

  • De modèles de croissance ce qui suppose que vous décriviez votre itinéraire technique de la régénération naturelle à la coupe rase
  • D’hypothèses économiques : Il faut comptabiliser toutes les dépenses y compris les dépenses fiscales et  les recettes attendues compte tenu du type de bois récolté. Les dépenses d’entretien doivent être évaluées à leur coût réel (recours à l’entreprise, comparaison de régimes d’entretien sur terrain non labouré et sur terrain labouré)
  • De modèles de risques qui doivent prendre en compte la stabilité des peuplements et la durée de la révolution
  • Du contexte social : Trouvera t on la main d’œuvre pour assurer l’ensemble des travaux

Des essais de terrain  suivis par la recherche permettraient de valider année après année les hypothèses faites par les uns et les autres

Je suis bien sur partisan de tirer parti de tous les épisodes malheureux vécus par la forêt landaise mais sans jamais oublier le travail et les leçons de nos anciens qui ont travaillé sérieusement non pas parce qu’ils étaient à la solde du grand capitalisme et des papetiers mais en toute honnêteté pour faire progresser la forêt et essayer de  maintenir sa compétitivité.

Nous ne sommes pas des assoiffés de la mécanisation et de l’escalade de la puissance des tracteurs : nous sommes simplement soucieux de contenir le coût des travaux ce que vous semblez oublier dans votre blog.

Nous nous plaçons bien sur dans une logique économique qui impose une logique d’itinéraires techniques que nous sommes prêts à faire évoluer en fonction de résultats avérés de la recherche et non d’idées non vérifiées. Vous réfutez en bloc le trépied de la sylviculture landaise constitué par le labour, la fertilisation et l’amélioration génétique, c’est votre droit. Je suis beaucoup plus critique par rapport à la diffusion d’un message qui ne serait pas solidement étayé par des résultats de terrain à partir d’essais bâtis scientifiquement.

Je reste à votre disposition pour un travail constructif mais pas pour entamer des polémiques qui ne feraient pas avancer la cause de la forêt.

Bien à vous

Henry Chaperon
Directeur Général CAFSA »

PostHeaderIcon Nouvelle réaction au sujet du labour

Reçu ce matin la réaction ci-dessous, adressée par François Lefèvre (France-Nature-Environnement) :

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Réaction de François Lefèvre - Vignette

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Un extrait pour vous allécher :

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Toutes ces mauvaises pratiques résultent d’une approche des sols réduite à leur dimensions physico-chimique qui méprise ou ignore le rôle de la biodiversité dans ce fonctionnement. Comme cela est justement souligné dans votre document, la biodiversité est ici le cuisinier sans lequel toute alimentation apportée serait purement et simplement indigeste, donc inassimilable. En agriculture, le développement du non labour, l’émergence de la bioremédiation des sols au travers des réflexions autour du BRF, devraient interpeller nos forestiers qui s’attellent au wagon de queue du train du progrès. Il y a donc un gros chantier à mettre en œuvre pour que le sol reprennent toute sa place dans la sylviculture. Il faut interpeller pour provoquer le débat et le poser en commençant par expliquer le chemin invisible qui va du bois mort jusqu’aux racines.

J’espère que nous aurons l’occasion de collaborer sur ces sujets essentiels et passionnants !

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PostHeaderIcon … enfin l’avis d’un laboureur !

Henry Chaperon, Directeur Général de la C.A.F.S.A.,

m’a aimablement envoyé lundi, au sujet du labour, la réaction ci-dessous.

Voilà donc le premier pratiquant assidu qui s’exprime enfin.

Qu’il en soit cordialement remercié.

Ma réponse figure au-dessous…

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Bonjour,

J’ai été destinataire indirect des échanges sur votre Blog portant sur le labour et plus généralement sur le travail du sol dans le milieu Landais (contrairement à ce que vous dites tous les opérateurs du labour n’ont pas été destinataires de votre mail ce qui pourrait expliquer leur silence…).

Je ne suis ni partisan d’une guerre des idées ni d’un combat idéologique : De ce point de vue la plupart des échanges contenus dans vote blog ne me paraissent pas faire avancer les choses.

Il faut revenir au pragmatisme et installer de véritables essais comparatifs appuyés par la recherche comparant la sylviculture que vous proposez à celle actuellement en cours sur le Massif.

Cette comparaison doit se nourrir:

  • De modèles de croissance ce qui suppose que vous décriviez votre itinéraire technique de la régénération naturelle à la coupe rase
  • D’hypothèses économiques : Il faut comptabiliser toutes les dépenses y compris les dépenses fiscales et  les recettes attendues compte tenu du type de bois récolté. Les dépenses d’entretien doivent être évaluées à leur coût réel (recours à l’entreprise, comparaison de régimes d’entretien sur terrain non labouré et sur terrain labouré)
  • De modèles de risques qui doivent prendre en compte la stabilité des peuplements et la durée de la révolution
  • Du contexte social : Trouvera t on la main d’œuvre pour assurer l’ensemble des travaux

Des essais de terrain  suivis par la recherche permettraient de valider année après année les hypothèses faites par les uns et les autres

Je suis bien sur partisan de tirer parti de tous les épisodes malheureux vécus par la forêt landaise mais sans jamais oublier le travail et les leçons de nos anciens qui ont travaillé sérieusement non pas parce qu’ils étaient à la solde du grand capitalisme et des papetiers mais en toute honnêteté pour faire progresser la forêt et essayer de  maintenir sa compétitivité.

Nous ne sommes pas des assoiffés de la mécanisation et de l’escalade de la puissance des tracteurs : nous sommes simplement soucieux de contenir le coût des travaux ce que vous semblez oublier dans votre blog.

Nous nous plaçons bien sur dans une logique économique qui impose une logique d’itinéraires techniques que nous sommes prêts à faire évoluer en fonction de résultats avérés de la recherche et non d’idées non vérifiées. Vous réfutez en bloc le trépied de la sylviculture landaise constitué par le labour, la fertilisation et l’amélioration génétique, c’est votre droit. Je suis beaucoup plus critique par rapport à la diffusion d’un message qui ne serait pas solidement étayé par des résultats de terrain à partir d’essais bâtis scientifiquement.

Je reste à votre disposition pour un travail constructif mais pas pour entamer des polémiques qui ne feraient pas avancer la cause de la forêt.

Bien à vous

Henry Chaperon

Directeur Général CAFSA

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Ma réponse :

Cher Monsieur,

Je vous remercie sincèrement pour votre message et pour le pont qu’il permet d’établir, et j’en profite pour vous adresser mes meilleurs vœux…

… mais, concrètement, quels sont vos arguments en faveur du labour ?

Bien cordialement, J.H.

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P.S. 1 – Je suis tout à fait de votre avis sur certains des points que vous évoquez (pas tous, loin de là, car il y a des erreurs dans vos propos), mais ce n’est pas moi qu’il faut inciter à faire des essais comparatifs : incitez-y plutôt les organismes dont c’est la mission et qui en ont les moyens, I.N.R.A. et autres. Je vous garantis que Pro Silva s’y associera avec grand plaisir… si jamais Pro Silva est invitée.

P.S. 2 – Indépendamment des connaissances scientifiques, le bon sens et la toute bête observation des faits sont déjà des outils de grande valeur, de même que l’écoute des spécialistes. Or quelques-uns se sont déjà exprimés, et pas des moindres (Alain Brêthes, Bernard Jabiol, Yves Lefèvre, Christophe Drénou, Denis Loustau et d’autres)… mais vous n’avez pas l’air convaincu et souhaitez engager de véritables essais comparatifs appuyés par la recherche. Très bien mais, en attendant, pourquoi continuer à labourer ? Et pourquoi avoir tant et tant labouré à l’aveugle ? Denis Loustau nous a expliqué qu’on ne sait finalement pas grand chose sur le sujet.

P.S. 3 – Vous évoquez des polémiques, bien réelles à mon avis. Permettez-moi de vous faire remarquer que, malgré mon ton provocateur, ce n’est qu’à titre de victime que je figure dans ces polémiques et avec moi, de son vivant, Didier aussi. On pourrait également parler de censure, de pressions, de coups tordus que nous avons subis ; vous faut-il des exemples concrets ? Il serait bon en effet d’éteindre ces polémiques – je vous rejoins aussi sur ce point – mais je crois savoir que vous êtes vous-même beaucoup plus proche de leurs auteurs que je ne le suis moi-même. Intervenez donc auprès d’eux ; vous faut-il des noms ?

P.S. 4 – Même s’il reste encore beaucoup d’incertitudes et de points à préciser, un certain nombre de réponses à vos questions sur la Sylviculture Naturelle et Continue à laquelle vous semblez vous intéresser sont disponibles en libre accès sur mon blog : il suffit de piocher… mais réglons d’abord la question du labour !

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PostHeaderIcon Quels vœux pour la Forêt Landaise ?

Extrait des vœux présentés par Stéphane Hessel sur Médiapart :

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[...] Les motifs d’indignation sont donc nombreux.

[...] De quoi faut-il donc que ces jeunes s’indignent aujourd’hui ? Je dirais d’abord de la complicité entre pouvoirs politiques et pouvoirs économiques et financiers. Ceux-ci bien organisés sur le plan mondial pour satisfaire la cupidité et l’avidité de quelques-uns de leurs dirigeants ; ceux-là divisés et incapables de s’entendre pour maîtriser l’économie au bénéfice des peuples, même s’ils ont à leur disposition la première organisation vraiment mondiale de l’histoire, ces Nations Unies auxquelles pourraient être confiées d’un commun accord l’autorité et les forces nécessaires pour porter remède à ce qui va mal.

Au moins nous reste-t-il une conquête démocratique essentielle, résultant de deux siècles de lutte citoyenne. Elle nous permet de revendiquer le droit de choisir pour nous diriger des femmes et des hommes ayant une vision claire et enthousiasmante de ce que la deuxième décennie qui s’ouvre demain peut et doit obtenir. Voilà la tâche que je propose à tous ceux qui m’écoutent. [...]

Vivent les citoyens et les citoyennes qui savent résister !

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Des similitudes avec le monde forestier ?…

Ah, peut-être…

Ça ne m’avait pas frappé, mais maintenant que vous me le dites…

Alors, indignons-nous, réveillons-nous, révoltons-nous !

Forestiers Landais, emboîtons nous aussi le pas de ce jeune résistant de 93 ans qui, par quelques évidences, secoue dans leur torpeur l’ensemble de nos sociétés…

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Texte intégral des vœux de Stéphane Hessel à l’adresse suivante :

http://www.mediapart.fr/article/offert/0b35adff286d1454fb544a6af88c586b#comments

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PostHeaderIcon Verboten !

« Interdiction de vous rendre à la visite Pro Silva ! »

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Voilà comment Yznogourg* parle à ses gens !

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On m’avait déjà plusieurs fois dénoncé ce fait,

mais un nouveau témoignage vient à l’instant de m’en apporter une nouvelle confirmation.

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* Comment ça, vous ne savez pas qui est Yznogourg ? Mais pourtant tout le monde le connaît ! Yznogourg est un petit personnage de bande dessinée dont l’unique obsession est de devenir Calife à la place du Calife.

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PostHeaderIcon Appel à Sherlock Holmes

Phénomène à élucider

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Comment en est-on arrivés là ?

Qui me donnera l’explication du truc ?

Qui saura ?

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C’est bien un pin maritime (Pinus pinaster Ait.), ça c’est facile, je le sais mais…

… pour le reste, j’attends vos explications !

D’avantage de photos sur ma photothèque : http://www.pijouls.com/index-accueil.php

à la rubrique Arbres biscornus

(chemin d’accès : La photothèque – 2) Le Végétal – 201) Les Arbres – Arbres biscornus)

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o101582

Alors… ?

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J’attends !

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Hein ?

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PostHeaderIcon Correspondance secrète

Ma correspondance intime avec Boletus impolitus :

Boletus impolitus - Vignette

PostHeaderIcon Le débat – Épilogue

Je vous avais annoncé une suite au Débat sur le labour.

La voici.

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Lisez l’épilogue, à partir de la page 26.

Cet épilogue représente l’ensemble des réactions provoquées

par la première diffusion du Débat.

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Quelques perles attendent les gourmands… !

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Le débat 2 - Vignette

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PostHeaderIcon Le pin, le bois, le bleu, et nous

Question d’un étudiant :

M. Hazera,

Je suis étudiant à la Sorbonne à Paris en licence de design.

Dans le cadre d’un projet sur le pin maritime, je m’intéresse à cette essence, notamment aux caractéristiques de son aubier, comme la vulnérabilité aux champignons, insectes… À Paris, des fournisseurs de bois m’ont indiqué que l’aubier était le plus souvent éliminé pour la fabrication de planches par exemple, du fait de sa fragilité. Ils m’ont même dit que le transport d’aubier non traité était interdit pour Paris, et qu’il était traité directement sur le lieu de production.

Je voulais savoir si cela était vrai. Un producteur Landais de pin maritime m’a affirmé le contraire. Ce même producteur m’a expliqué que, dans son exploitation, son processus de fabrication absorbe l’aubier et le duramen, la séparation étant impossible.

Vous évoquez la monoculture intensive, qui entraîne des modifications structurelles du bois, et le fait que l’aubier ne peut être retiré. Pensez vous que les différences que je constate dans les propos que j’ai recueillis peuvent provenir de ces différences de pratiques ?

Je vous remercie pour les éclaircissements que vous pourrez m’apporter.

Bien cordialement.

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My answer :

Cher Monsieur,

Merci de votre message, qui tombe très bien.

Ce que l’on vous a dit à Paris serait presque idéal, mais ne correspond pas aux pratiques réelles (du moins pour ce qui concerne le pin maritime).

- L’idéal serait d’éliminer l’aubier du bois lors de sa mise en œuvre… pour tous les bois. L’aubier est fragile et peu durable pour toutes les essences, même les plus résistantes, acacia et teck inclus, la seule partie vraiment noble étant le bois parfait.

- Malheureusement, cette pratique tend à se perdre pour de nombreuses essences et, concernant le pin maritime, elle est aujourd’hui totalement abandonnée.

L’aubier de toutes les essences est sensible aux champignons et aux insectes. L’aubier, partie vivante de l’arbre, contient quantité de réserves nutritives potentiellement utilisables par ces dégradeurs divers. Le duramen, lui, est le résultat d’un processus interne de transformation chimique et de colmatage des vaisseaux qui aboutit à rendre ce bois peu attractif et peu accessible. Les bois à aubier non différencié (peuplier, sapin et épicéa par exemple) restent plus fragiles du fait que ce processus de duraminisation ne se produit pas, ou pas de façon complète me semble-t-il (point à vérifier).

L’économie moderne pousse à raccourcir les cycles de production, et la sylviculture n’y échappe pas. De ce fait, au lieu d’attendre que le pin maritime ait atteint sa maturité, on le coupe avant terme, et le bois parfait… est encore loin de l’être. Comme on accélère la croissance dès la plantation, il contient une forte proportion de bois juvénile (le bois produit au cours des 10 à 15 premières années de vie de l’arbre), de qualité inférieure. Et comme les utilisateurs ne proposent que des prix très peu attractifs pour les gros pins, le sylviculteur préfère couper ses bois en herbe, lorsqu’ils sont encore jeunes (autour de 40 à 45 ans) et de volume faible (autour de 1 mètre-cube). En outre, la sylviculture moderne coûte de plus en plus cher, ce qui pousse également les producteurs à raccourcir les cycles de production. Ils considèrent aussi que des arbres qu’on laisse vivre longtemps sont davantage sujets à subir divers dangers (tempêtes par exemple), même si ce risque est bien loin d’être confirmé par les faits. Dernier point : on ne se préoccupe plus du tout non plus de la période de coupe. L’abattage se pratique tout au long de l’année, en toutes saisons et en tous temps. Les sols en sont victimes (à cause des engins de plus en plus lourds qui y circulent, même dans les périodes où ces sols sont les plus fragiles), mais la qualité du bois en est victime aussi, notamment sa résistance aux champignons et aux insectes car, comme vous le savez certainement, du bois coupé en bonne saison et en bonne lune est bien plus durable que ce même bois coupé à d’autres moments de l’année… mais ce qui commande maintenant aux arbres, ce sont les machines : leur prix est tellement énorme qu’elles doivent impérativement tourner à plein rendement pour enrichir leurs constructeurs et les organismes de prêt fnancier.

Tout cela est à mon avis extrêmement discutable, voire même largement erroné. C’est faire fausse route que de choisir toutes ces options. Dans des arbres de faibles dimensions, par exemple, il n’est pas possible de purger l’aubier car, si on le purge, il ne reste plus alors que très peu de bois parfait utilisable, encore ce dernier contient-il en son centre une grosse partie de bois juvénile. C’est tout à fait possible de purger l’aubier sur des arbres de grosses dimensions, mais pas sur les jeunes blancs-becs qu’on utilise de nos jours. C’est un obstacle économique, pas technique.

Le pin maritime contient une forte proportion d’aubier : pour des pins de 40 ans, il peut être de l’ordre d’un tiers du rayon, voire plus. En volume, cela représente une proportion encore bien plus importante. Sur un arbre d’une quarantaine d’années, c’est donc l’aubier qui est prépondérant dans la masse de bois. Lors des sinistres comme ceux que nous avons subis récemment (les ouragans Martin et Klaus), cet aubier commence à bleuter progressivement à partir de la fin du printemps, lorsque l’alimentation en eau devient déficiente (à cause des racines endommagées) pour répondre aux besoins de l’évapotranspiration. La dégringolade du prix du bois, dès le lendemain de chaque tempête, a comme prétexte ce bleu, cette dégradation de l’aubier, qui n’est pourtant pas technologique mais seulement esthétique, et qui ne se produit que longtemps après (plusieurs mois après le sinistre).

Voilà pourquoi votre message tombe bien : je rève d’un designer qui mettrait au goût des consommateurs les belles veines du bois bleu ! On m’a dit que, en Savoie (c’est un Savoyard qui me l’a dit), le bois bleu du sapin se vendait à meilleur prix que le bois blanc, c’est-à-dire vert… j’espère que vous me comprenez ! Autrement dit, tout cela n’est qu’une question de mode, mais nous autres producteurs de pin maritime, ici, nous en payons très cher les conséquences, car l’effondrement est énorme : les prix sont, au bas-mot, divisés par cinq, souvent par dix !

Pardon pour la longueur, mais j’espère avoir répondu à votre question et, au cas où vous souhaiteriez vous attaquer au marketing du bois bleu, je suis à votre service… mais devenez célèbre : ça aidera !

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PostHeaderIcon Sans labour, même en agriculture !

Sur TF1 :

un reportage très intéressant signé Corinne Lalo :

Le semis direct - Vignette-

Si les forestiers savaient que les agriculteurs ne labourent plus !…

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PostHeaderIcon L’insurrection des consciences

L’éditorial de Jean-Claude Guillebaud paru dans Sud-Ouest Dimanche du 12 décembre est très intéressant.

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Il s’intitule

L’insurrection des consciences

et rappelle beaucoup ce qui se passe en forêt.

La preuve en un extrait… à peine modifié :

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La médiocrité du débat politique forestier nous afflige tous. Cependant, on aurait tort d’en rester là. En réalité, cet affadissement de la délibération démocratique n’est ni fatal ni général, et la langueur qu’elle induit n’est qu’apparente. Elle concerne principalement le théâtre de la politique forestière et des médias (dominants), c’est-à-dire la scène. Des formes politiques s’y décomposent, mais ce sont celles du passé. À l’écart des projecteurs, partout ailleurs, un mouvement inverse est perceptible. Des maquis se constituent, des pensées critiques s’élaborent, des alternatives se dessinent, mais d’une autre façon et avec d’autres mots. La richesse de ces germinations est telle qu’on songe à une phrase du poète Allemand Hölderlin qu’Edgar Morin aime citer : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. » Elle est plus pertinente que jamais. Au tréfonds des sociétés civiles, une fermentation est à l’œuvre. Multiforme, tâtonnante, brouillonne, elle creuse les fondations de la Cité Forêt future et s’emploie, coûte que coûte, à réinventer la politique sylviculture.

Toutes proportions gardées, il se passe à ce propos la même chose que dans les tyrannies politiques : face aux pouvoirs politiques cadenassés de Pékin, Téhéran ou Kaboul, les sociétés civiles sont bouillonnantes et inventives. Elles ont appris à contourner l’obstacle, à occuper les marges. Elles entendent la langue du pouvoir, mais elles ne l’écoutent plus. L’analogie a ses limites – nous ne sommes pas en régime de dictature -, mais elle est parlante. Chez nous, si le vieux monde se sclérose, une « insurrection des consciences » est en gestation. C’est dans les interstices de la vie, dans la quotidienneté, que campent ces résistants de l’intérieur. Les partis organismes classiques, les institutions, les langages se craquellent, ce n’est pas une catastrophe, c’est une mue. La peau qui se détache, c’est celle d’un monde déjà ancien, et qui s’en va.

[...]

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Pour lire l’article original complet :

http://www.sudouest.fr/2010/12/12/l-insurrection-des-consciences-264955-4710.php

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Mon commentaire :

Cher Monsieur,

Ce que vous écrivez au sujet de la vie politique me rappelle beaucoup ce que j’observe dans mon milieu professionnel : la sylviculture. Je pourrais reprendre presque mot à mot la plupart de vos passages.

Exemples : « Des formes [...] s’y décomposent, mais ce sont celles du passé. À l’écart des projecteurs, partout ailleurs, un mouvement inverse est perceptible. Des maquis se constituent, des pensées critiques s’élaborent, des alternatives se dessinent, etc.. », ou encore : « … si le vieux monde se sclérose, une « insurrection des consciences » est en gestation, etc.. », ou même : « Les nouveaux résistants agissent, eux, à travers un entrelacs d’associations culturelles, sociales, solidaires, mais aussi coopératives, scientifiques, écologistes, etc. Loin d’être tournées vers le passé, ces multitudes ne récusent pas les nouveaux outils techniques offerts aux humains, etc.. ».

Comme vous le savez, le « pouvoir cadenassé » de la sylviculture a fait un scandale après que vous m’aviez fait l’honneur de citer une partie de mes observations dans votre chronique « Retour en forêt » du 15 août dernier. Les « anciennes configurations doctrinales » ne supportent pas la liberté d’opinion.

Jacques Hazera
Expert forestier
Vice-Président de Pro Silva France

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PostHeaderIcon Lu dans le Nouvel Observateur

Trois extraits d’un entretien passionnant

avec Philippe Even

publié dans Le Nouvel Observateur

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[...]

N.O.- Au fond vous êtes un libéral, d’ailleurs satisfait de l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Il a été, selon vous, le premier à prendre la mesure du désastre.

Philippe Even.- Je le dis d’autant plus que j’ai toujours voté à gauche, « malgré elle et malgré moi » pour reprendre le mot de Camus. La recherche ne devrait pas être un problème de droite ou de gauche. Mais après 30 ans d’inaction, Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse ont vraiment, après Claude Allègre, essayé de changer les choses. Mais comme ils n’ont pas  d’expérience de terrain, beaucoup de mesures s’enlisent, bloquées par les corporatismes et le syndicalisme, même si le Grand Emprunt et l’ANR (Agence Nationale  de Recherche) sont de vraies avancées.

L’autonomie des universités en revanche reste souvent une coquille vide. Parce que les universitaires eux-mêmes sont fréquemment, comme on dit aux « Guignols », des « couilles molles », que l’inertie rassure. Beaucoup ne tiennent guère à l’autonomie, donc à la responsabilité, parce qu’ils sont élus précisément pour que rien ne change et pour leur goût des compromis et de l’irresponsabilité. N. Sarkozy se plante aussi dans le choix des inconnus de 3ème rang qu’il nomme à la tête du CNRS, de l’Inserm, des grandes directions ministérielles et des innombrables agences de recherche (plus de cent !) : ils n’ont  aucune vision d’ensemble de la recherche et des directions nouvelles qu’elle prend. Des aveugles. A l’étranger, à ces postes, vous avez des Nobel, ou des pré-nobélisables.

En France,  on choisit, au mieux, des ingénieurs X-Ponts, X-Mines, ou du CNES ou du CEA, tous dociles, sortis des mêmes « grandes » écoles, grandes entre guillemets, mais qui n’ont jamais  fait de recherche. Ce qu’ils savent, c’est la science telle qu’elle était au moment de leurs études. Mais la  recherche, c’est différent, c’est un état d’esprit, c’est être libre, c’est tout remettre en cause, contester ce qui a été enseigné, renverser les idées reçues, faire preuve d’audace et d’imagination, pour ouvrir des voies nouvelles et non circuler sur des autoroutes comme tout le monde. Ils ont appris à répondre à toutes les questions les plus compliquées, mais sont incapables de poser des questions nouvelles, qui sont toujours des remises en cause. La science « établie » trône comme une statue immobile ; la recherche, elle, danse, court, vole, va en tous sens. Elle ne peut s’épanouir dans les casernes de Polytechnique.

[...]

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N.O.- Autre faiblesse hexagonale, cette incapacité à créer les instruments permettant de répondre aux questions que l’on se pose…

Philippe Even.- C’est vrai en médecine, avec les scanners, RMN, PET-Scan, pacemakers, défibrillateurs, etc., et plus vrai encore dans les laboratoires, où il faut des lasers, des  séquenceurs, des micropuces, de la microscopie biphotonique, etc. Galilée n’était pas un grand théoricien, mais il s’est obstiné à grossir ce qu’il regardait dans le ciel. Il a appris qu’on avait fabriqué des lunettes en Hollande, il en a importé quand il était à Venise. Il les a modifiées, polies lui-même, perfectionnées et il a vu tourner Vénus autour du Soleil et découvert les 4 lunes tournant autour de Jupiter et prouvé ainsi la rotation de la Terre autour du Soleil « e pur si muove ». Ça, c’est la démarche dans tous les pays qui nous entourent. En étroite collaboration avec l’industrie, les chercheurs réfléchissent  aux outils à fabriquer pour répondre à leurs questions. Nous, jamais. Nous devons les importer à grands frais avec des années de retard. Les chercheurs étrangers mangent le pain blanc, nous laissent le pain gris et d’un coup nous mettent dix ans dans la vue.

[...]

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N.O.- Mais est ce que ça ne fait pas dix ans au moins qu’on parle du déclin de la recherche française ?

Philippe Even.- Ah bon ! Qui ? Je n’entends et ne lis chaque mois dans la presse que de ridicules cocoricos qui rappellent l’enthousiasme de nos grands chefs militaires juste avant Sedan 1870, re-Sedan en 1940 et Dien Bien Phu en 1954. Non, le déclin, on l’admet en économie, industrie et football, mais on le nie en littérature, en arts et en sciences. La France croit encore qu’elle éclaire le monde depuis Charlemagne. Du pipeau. Naufrage total. Quand Nicolas Sarkozy remet en 2009 la Grand Croix de la Légion d’honneur, si méritée, à Jacques Servier, le neuillyssois, inventeur sinistre du Médiator, ses propos sont à pleurer -« Vous avez été formé à l’école du grand Pasteur, à l’école de la grande médecine française et des nombreux Nobel (presque aucun) dont nous pouvons nous enorgueillir. » Des guignolades, tout ça.

N.O.- Ca vous mine au point d’avoir travaillé 4 ans à faire une sorte de « Livre Noir de la recherche » ?

Philippe Even.- Non, c’est un livre blanc de l’espoir, et ça a été passionnant. L’évaluation scientifique, c’est la science de la science, « la connaissance de la connaissance », comme dit Edgar Morin. Je l’écris à 78 ans  pour nos chercheurs et pour mon pays, à cause de son histoire, sa culture unique, sa langue, ses jeunes, son potentiel étouffé par des gérontes aveugles, nantis et habiles, d’une totale nullité. Je suis à cet égard gaulliste.

Je l’ai écrit particulièrement pour les jeunes, qui sont tellement malheureux, qui vivent de façon si austère, sans un sou pour eux, sans un sou pour leur équipe, sans un sou pour leurs collaborateurs, leurs boursiers et les ingénieurs, si écrasés par un enseignement stérilisant et formaliste, qu’ils fuient aujourd’hui à tire d’aile les filières scientifiques. J’admire qu’ils fassent autant dans des pareilles conditions. Ce livre tente de plaider pour la recherche parce qu’elle est, avec l’art, la plus belle des libres aventures humaines individuelles et collectives, parce qu’elle est justement un art.

Mais je n’entretiens guère d’illusions sur l’impact que peut avoir ce livre. Tout au plus fera-t-il taire un certain nombre de gens qui ne connaissent rien à la recherche et prétendent justement la conduire, et en particulier peut-être fera-t-il taire ces gens du lobby des grandes écoles en bicorne qui ne servent à rien et tuent deux fois : la première en soustrayant les plus motivés à l’Université et la seconde en en faisant une élite sociale scientifiquement stérile. Ça peut aussi permettre de mieux comprendre et agir à quelques politiques de qualité, il y en a – Valérie. Pécresse en fait partie – pour leur donner un éclairage plus juste, plus de lucidité et plus de légitimité dans leurs choix. Quelques-uns ont d’ailleurs souhaité que j’écrive ce livre mais sans y être eux-mêmes impliqués et je les comprends. Il n’y a que des coups à prendre.

N.O.- Il y a des passages très poétiques aussi, vous établissez de jolies passerelles entre la recherche et la création artistique…

Philippe Even.- Cette phrase de Picasso est magnifique : « A 10 ans je dessinais comme Raphaël, il m’a fallu toute la vie pour apprendre à dessiner comme un enfant ». Tout est là. Vous connaissez le peintre et les livres qui ont été écrits sur lui, surtout celui de Pierre Daix, qui raconte, presque heure par heure, la genèse de tous les tableaux de Picasso, étude par étude, sur des jours, des semaines, des années même, et décrit ce qu’il modifie, selon l’heure de la nuit, l’éclairage, ses émotions, etc. C’est fascinant, on est au cœur de la création. Picasso ne cherche pas la beauté, mais sa vérité.

En lisant les grands chercheurs qui racontent leur histoire, Kepler, Einstein, Süsskind, Watson, Gell-Mann et François Jacob, ce sont exactement les mêmes mots. Ça se passe la nuit, dans la solitude, la tension, les intuitions qu’on croit voir poindre et qui s’évanouissent ou s’avèrent fausses. C’est « la science de nuit » de Jacob. Et puis tout à coup, soudainement, de façon imprévisible, comme un éclair, c’est l’œuf de Colomb. Tout se met en place. Voilà la clé qui ouvre toutes les portes. Nul ne l’a mieux décrit que François Jacob racontant sa découverte nobélisée en 1965, l’une des deux ou trois qui comptent en biologie depuis un siècle. Ça se passe au cinéma Miramar, place de Rennes, un dimanche de juillet. Il n’était pas bien, il va au cinoche avec sa femme. Et tout à coup, au milieu du film, il se lève d’un bond, il pousse un cri et sort et se dit : « Mon expérience, c’est la même que celle de Monod ! » Pourtant elles n’ont rien à voir, ce n’est pas du tout le même sujet, mais c’est le même mécanisme. Et d’un seul coup il apporte cette notion, formidable à l’époque et encore aujourd’hui : le génome de Watson en soi n’est qu’un clavier inerte, l’important c’est la musique qu’on y joue, l’important c’est sa régulation. A certains moments il y a des segments de génomes qui s’expriment et d’autres qui dorment. Jacob apporte cette notion formidable par rapport à ce qu’on avait avec la double hélice qui n’est qu’une structure, un clavier tordu. Il apporte cette notion qu’elle est vivante, elle bouge tout le temps, elle est régulée, et c’est en grande partie elle-même qui se régule. Elle est le clavier et le pianiste.

De tout cela, Jacob eut l’intuition d’un coup, comme une étincelle entre les plaques d’un condensateur, par un soudain rapprochement que les autres n’avaient pas fait. Pourquoi lui, ce jour-là, à cette heure-là ? Mystère. Il faut faire lire François Jacob à tous les jeunes, dès 15 ou 16 ans, au lieu de les asphyxier de différentielles et d’intégrales, qui ne sont que des procédés, des recettes de cuisine, des solutions, alors que ce sont les questions qui comptent.

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Propos recueillis par Anne Crignon et Sophie des Déserts

Première mise en ligne : le 2 décembre 2010

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Pour lire en ligne l’article complet :

1- http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20101202.BIB6022/depuis-25-ans-la-france-n-a-rien-invente-1-4.html

2- http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20101202.BIB6024/trois-projets-sur-quatre-sont-voues-a-l-echec-2-4.html

3- http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20101202.BIB6025/faire-taire-les-grandes-ecoles-3-4.html

4- http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20101202.BIB6026/comment-faire-fuir-et-revenir-les-cerveaux-4-4.html

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Quel rapport avec la forêt ?

Eh bien, je ne sais pas moi… peut-être l’absence de recherches sur le labour profond, par exemple !

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PostHeaderIcon Modèles de baux et de contrats

Quelques modèles à télécharger

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01- Contrat de travail à durée déterminée pour activités en forêt :

01- Contrat de travail à durée déterminée pour activités en forêt - Vignette-

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02- Contrat de travaux d’exploitation forestière :

02- Contrat de travaux d'exploitation forestière - Vignette-

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13- Contrat de vente de pin maritime sur pied :

13- Contrat de vente de pin maritime sur pied - Vignette-

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14- Contrat de vente de bois bord de route :

14- Contrat de vente de bois bord de route - Vignette-

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15- Contrat de vente de bois de feu sur pied :

15- Contrat de vente de bois de feu sur pied - Vignette-

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16- Contrat de vente de bois sur pied à l’unité de produit :

16- Contrat de vente de bois de feu sur pied à l'unité de produit - Vignette-

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27- Convention de passage :

27- Convention de passage - Vignette-

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38- Bail de location pour la chasse à la palombe :

38- Bail de location pour la chasse à la palombe - Vignette-

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49- Bail de pâture à chevaux :

49- Bail de pâture à chevaux - Vignette-

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49b- Bail de pâture à chevaux avec constructions :

49b- Bail de pâture à chevaux avec constructions - Vignette-

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PostHeaderIcon Labour : le débat

Tout le débat sur le labour :

Le débat 2 - Vignette

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8 décembre : il y aura bientôt une suite à ce débat, car j’ai déjà reçu quelques réactions très intéressantes…

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