Archive pour la catégorie ‘Poil à gratter’
Haro sur les bonimenteurs !
Nous voici d’accord !
Bel éditorial en effet dans le dernier bulletin de la CAFSA S.A.
signé de son humble et dévoué P.D.G..
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Je m’associe à sa colère contre les illusionnistes,
contre les utopistes,
contre les bonimenteurs
et contre tous ces faux prophètes
qui font tant de mal à notre belle forêt,
qui trompent les sylviculteurs,
et qui engrangent sans vergogne
les subsides de l’État !
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Je m’insurge de concert… mais lisons plutôt.
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Apaisons maintenant
notre juste colère
pour saluer en chœur
la venue de l’Enfant.
C’est pour sauver nos arbres,
pins, douglas, peupliers,
que le bon Dieu l’envoie.
En deux coups de charrues
il va tout mettre à plat,
et cet Enfant se nomme
« ALLIANCE Forêts Bois ».
Il est né le Divinosaure
ou bien le pachyderme.
Appelons-le Goofy.
Alléluiaïe !
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Le texte seul, l’éditorial, la crême, la perle, la moëlle, le dessert, le bonheur…
… c’est ici :
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Puisqu’on nous a lancés sur le reboisement,
relisons « Les conseils », aigre et badin morceau :
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Pro Silva à FOREXPO
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Pro Silva aura son stand à FOREXPO !
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FOREXPO, c’est le grand salon européen de la forêt, et ça a lieu tous les 4 ans en Aquitaine.
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La prochaine édition se tiendra à Mimizan en juin 2012.
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Il y aura des démonstrations d’abatteuses aux têtes énormes en plein travail, de porteurs avec plein de roues partout, de broyeurs de souches, de débroussailleurs multi-tonnes, de déchiqueteurs, de triturateurs, de tracteurs avec des biceps plein les bras, et de plein d’autres grosses machines pétaradantes et infernales…
Promis : ce sera un carnage de taille ultra-mondiale…
mais…
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… mais face aux monstres,
à côté du vacarme,
en marge du cataclysme,
planant au-dessus des orgies de gazole :
notre petit tout petit petit stand,
le stand de Pro Silva.
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Venez.
Pour nous trouver, demandez le petit village gaulois.
On vous offrira une gouttiche de potion magique.
Ce sera rustique, mais très chic, et puis nous, au moins,
on parlera de forêt !
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Les Rapetout raflent les semences !
Le vent tourne parfois (vendredi 20 janvier 2012) :
Procès devant la Cour de Justice
de l’Union Européenne:
Kokopelli en marche pour la Victoire!
Communiqué de Kokopelli du 19 janvier 2012
L’avocat général chargé du dossier Kokopelli devant la Cour de Justice de l’Union Européenne a donné aujourd’hui lecture publique de ses conclusions. Nous avons la joie d’annoncer qu’elles nous donnent entièrement raison !
En effet, le magistrat conclut à l’invalidité de l’interdiction de commercialiser des semences d’une variété non inscrite au catalogue officiel, et ce aux motifs que cette interdiction, portée par la législation Européenne aussi bien que par la réglementation Française, viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise, la libre circulation des marchandises, ainsi que le principe de non discrimination. La quasi-totalité de nos arguments ont été retenus!
De plus, l’avocat général n’a pas manqué d’affirmer, au contraire de ce qui était avancé par nos nombreux adversaires (Commission Européenne, Conseil de l’U-nion Européenne, République Française, Royaume d’Espagne et société Graines Baumaux), que, d’une part, les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel n’ont « aucun rapport avec la santé des plantes », d’autre part, que « il appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent », enfin que cette législation limite excessivement le choix des consommateurs qui n’ont « ni accès aux denrées alimentaires ou autres produits issus de variétés qui ne satisfont pas aux critères d’admission, ni la possibilité de cultiver eux-mêmes ces variétés, par exemple dans leur propre jardin ».
De même, l’avocat général rappelle à juste titre que « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».
Il en conclut logiquement que «les inconvénients de l’interdiction de commercialiser des semences de variétés non admises l’emportent manifestement sur ses avantages. »
Nous sommes extrêmement satisfaits de ces conclusions et nous avons maintenant l’immense espoir que la Cour suive l’avis de son avocat général et vienne enfin mettre un terme au totalitarisme pluri-décennal de la législation sur le commerce des semences.
Blanche MAGARINOS-REY
Avocate de l’Association Kokopelli.
contact@avocat-magarinos-rey.com
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Nouvelle dernière heure (jeudi 10 novembre) :
la réponse de François Deluga, député de la Gironde :
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« Madame, Monsieur,
J’ai bien reçu votre courriel pétition concernant la proposition de loi relative aux certificats d’obtention du végétal et je vous en remercie.
Je comprends et partage vos inquiétudes quant à l’avenir des semences de fermages. En effet, ce texte prévoit d’interdire les semences de fermes dans certains cas et de prélever des royalties dans d’autres. Cette proposition de loi porte donc atteinte à une liberté fondamentale des agriculteurs, celle de ressemer librement.
La rémunération des semenciers doit se faire lors de l’achat initial, et non sur d’éventuelles semences de ferme. De plus, les semences fermières ne présentent pas les mêmes propriétés que les semences dont elles sont issues, et ne sauraient donc réclamer rémunération. En effet, les variétés ressemées évoluent et s’adaptent, notamment au climat et au sol, contribuant ainsi à la biodiversité agricole.
Il n’est pas question de vouloir tuer la recherche, qui est nécessaire et bénéfique, mais nous n’acceptons pas que l’on porte ainsi atteinte à la base de la profession agricole en supprimant la liberté de ressemer. C’est pour cela que le groupe socialiste, dont je fais partie, défendra des amendements afin de sauvegarder la liberté des agriculteurs de produire et d’utiliser, sur leur propre ferme, des semences fermières et que je voterai contre cette mesure inacceptable.
Restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
François DELUGA
Député de la Gironde »
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Dernière heure (mardi 8 novembre) :
une pétition à signer contre les scélérats
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/droit-souverainete-alimentaire-royalties-semences-ferme-386.html
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HOLD-UP sur les semences !
http://www.sciencesetnature.org/dossier/dossier_du_mois_1205.php
En deux mots :
La Commission Économique de l’Assemblée Nationale s’apprête à valider (le 9 novembre prochain) le vote des sénateurs (du 13 juillet dernier) concernant un texte instaurant une taxe sur les semences de ferme (il s’agit des semences non commercialisées, auto-produites par les agriculteurs par prélèvement sur leurs propres productions).
C’est-à-dire que l’agriculteur qui voudrait semer ses propres graines sera passible d’une taxe.
Ah, ça vous laisse sans voix, hein !
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Qui est à l’origine de ce racket ?… À votre avis ?… Hein ?… Votre langue au chat ?…
Eh ben c’est facile, c’est… les Rapetout bien sûr !
Et qui c’est qui se met à plat-ventre devant les Rapetout ?… Hein ?… Votre langue au chat ?…
Eh ben c’est facile, c’est… nos «élites» bien sûr ! Nos élus, si vous préférez !
Y’a des torgnoles qui se perdent, oui, là-dessus je suis bien d’accord avec vous !!!
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Petite bastonnade opérée avec la complicité de Georges Brassens :
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« C’est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous au village aussi l’on a
De beaux assassinats. »
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Dans nos campagnes et dans nos bois,
Les Rapetout sont là,
Faisant main basse sur nos semences,
De mèche avec la Loi !
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Les sénateurs les ont bénis,
Les députés aussi !
Dorénavant c’est Pierre, c’est Paul,
C’est Jacques, c’est nous tous,
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C’est vous, c’est moi, c’est tous les gueux,
Qui seront convoqués
Pour reverser aux Rapetout
Leur obole obligée.
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Ainsi la Loi permet aux gangs
De violer sans vergogne
Paysans, ouvriers, croquants
Et autres braves gens.
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Voilà un beau flagrant-délit,
Un grand détournement !
C’est du racket bien ficelé
Mené par nos élites.
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Encore un (nouveau ???) colloque !!!
L’avenir de la forêt…
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Ouais, bon…
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Ces messieurs organisent encore un nouveau colloque. Nouveau !
Nouveau ?
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Ouais, bon, ils vont réfléchir…
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Ils « travaillent de concert pour préparer la forêt de demain »…
Mon œil !
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C’est organisé par la bande des quatre : le loup, le renard, l’ours et le sanglier…
… mais aucun représentant des sylvicultures alternatives n’est invité.
Alors je parie qu’on peut en prédire la conclusion :
« Continuons comme avant : la forêt de demain devra être industrielle. »
Inutile de faire une montagne grandiose pour accoucher d’une souris pareille !
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Ces messieurs vous recevront le 25 novembre à Bordeaux,
en leur Château de Région, 14 rue François de Sourdis.
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Allez-y, je suis sûr que vous allez vous marrer à cette farce.
Il y aura des discours sérieux, des exposés filandreux, un déjeuner gratos, et de l’argent public,
mais attention : l’inscription est en anglais (autrement dit : c’est réservé au club !).
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Les mêmes qui ont conduit la forêt à la ruine vont se racheter
par une fuite en avant.
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La S.N.C. – Présentation à télécharger
Petite présentation de la S.N.C.©
à l’intention des forestiers désespérés
1)- Téléchargez le texte ci-dessous…
2)- Puis téléchargez la présentation illustrée
(attention : le téléchargement peut être un peu long, car ce fichier est assez lourd).
Ces deux documents se complètent.
Il s’agit de la présentation que j’ai été invité à faire
au Domaine de la Chapelle, à Preignac, le 16 septembre dernier,
lors du colloque intitulé « L’Arbre et la Vigne« .
Faites-en profiter vos amis du monde entier !
Satané gazon
La Gazette des Jardins,
feuille de chou cultivée
pour sa rude finesse
et ses propriétés décapantes,
craquante sous les doigts,
grinçante sous les yeux,
croustillante entre les oreilles,
humoristique,
douce et granuleuse,
impitoyable avec les gougnafiers,
livrait dernièrement la juste colère
à lire ci-dessous.
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Bien sûr, il ne s’agit pas de forêt, mais on n’est pourtant,
sur ce méchant gazon, pas bien loin de l’Enfer, cré-nom-de-dieu !
Au-secours !
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Dégage !
Résultat des élections :
DÉGAGÉ !
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« Les sylviculteurs sont capables de voir qui va les défendre au mieux de leurs intérêts. » (Sud-Ouest du 28 mai).
Pinaudeau ne démentira pas : c’est lui qui l’avait prédit !
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Ben Ali,
Moubarak,
DSK,
Pinaudeau…
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Les propriétaires forestiers sont appelés à élire les administrateurs du C.R.P.F..
Une liste d’alternative syndicale a été constituée pour le collège du département des Landes,
avec le soutien actif de Marc GIZARD.
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Lisez son programme, sa profession de foi,
et ne manquez pas l’APPEL DE MARC GIZARD (à la fin).
Soutenons-cette initiative.
C’est l’année de toutes les révolutions, alors profitons-en !
Courage : VOTONS !
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Quelques réactions :
- Dommage que je ne vote pas dans les Landes !…….
- Je ne peux malheureusement pas voter mais je suis de tout cœur avec vous !!! Faut qu’ça change !!
- Merci de cette information qui nous réjouit car la diversité est toujours gage de jours meilleurs ! Bonne campagne !
- Bonjour,
Je suis positivement surpris et impressionné que Maître Gizard soutienne une liste alternative. Maître Marc Gizard est un fin connaisseur du droit rural et un esprit extrêmement brillant. Je suis forestier en Picardie et nous avons connu un semblable monopole du pouvoir. Ce fut assez catastrophique surtout à la fin de sa carrière car M. H. vieillissant, plus rien ne se passait.
La situation de la pinède landaise est catastrophique et le message envoyé par les sylviculteurs est de relancer une sylviculture encore plus intensive, d’où la course à la recherche d’une espèce miracle, des modèles de biomasse extrêmement intensif….. Pour maintenir le potentiel de production de la forêt landaise, il faut au contraire une production plus extensive et respectueuse de la biodiversité. Les modalités sont à trouver : sylviculture Pro Silva, mise ne place d’un bocage feuillu, peuplements mélangés, îlots de feuillus disséminés dans tous le massif, mosaïque feuillus-résineux, etc…. Tout cela nécessite une gros effort de développement et de recherche dans un sens plus écolo. - Les frontières bougent. C’est bien. Je soutiens cette initiative et partage les arguments de Marc Gizard. Mon devoir de réserve en tant que fonctionnaire m’empêche de m’exprimer publiquement, mais je ne manque pas de diffuser ces idées à mon niveau. Cordialement et à bientôt.
- Je suis tout à fait d’accord avec Gizard. Mais quel choix avons-nous en Gironde ? Apparemment il n’y a pas d’alternative ! Alors ne pas voter ?…
Lettre à des forestiers Bavarois
Chère Madame W.,-Lors d’une conversation téléphonique avec M. B. en février, j’avais appris que vous étiez en train de préparer pour votre groupe de forestiers Bavarois une visite en Aquitaine.-Ma propriété personnelle se trouve justement dans cette région, près des lieux que vous allez visiter (plus précisément à Hostens, à une dizaine de kilomètres de l’autoroute). De plus, ma forêt est gérée depuis quelques années maintenant selon les principes de Pro Silva. Ce type de gestion forestière ouvre, à mon sens, d’énormes perspectives d’avenir pour nous-autres, particulièrement après des sinistres tels que l’ouragan Klaus (2009), ici en Aquitaine. On peut observer dans ma forêt de nombreux exemples de régénération naturelle obtenue facilement et à peu de frais, ainsi que de beaux et gros spécimen de pins adultes… encore debout aujourd’hui !-Voilà pourquoi j’aurais été heureux de vous recevoir quelques heures chez moi.-Malheureusement, j’ai appris par B. que vous ne disposiez même plus d’un petit moment de liberté dans l’organisation de votre voyage. Cependant, au cas où quelques personnes seraient intéressées par une gestion alternative telle que celle que je pratique, je me permets de joindre quelques photos à ce message. Vous pouvez éventuellement me poser toutes sortes de questions par Internet : je ferai mon possible pour y répondre de mon mieux.-Je vous prie d’excuser mes fautes d’allemand !Avec mon meilleur souvenir,Jacques Hazera---------------------------
Tyrans ou esclaves ?
Citations anonymes
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On ne choisit souvent nos chefs que parmi des valets : esclaves de l’argent, esclaves du pouvoir, ou de leur amour-propre.
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Ce n’est pas lorsque le tyran est déchu qu’il faut le combattre, mais quand il est debout.
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Quand la cupidité rencontre la couardise, on peut alors s’attendre à de vrais exploits !
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Les coups de pied qu’on donne à Hitler et à Staline – outre qu’ils sont aujourd’hui sans risque – sont le tampon de vertu qu’il faut montrer pour ouvrir nos bras aux Khadafi de tous poils.
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Les couilles sont quand même la chose la plus rare du monde !
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Et deux vers de Bertaut (Œuvres poétiques) :
Et vous fiers potentats qui pleins de vaine pompe
Estes dieux sur la terre, et terre devant Dieu.
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Tout dire ?
Sur un blog, on ne peut pas tout révéler.
Du moins pas pour l’instant.
Je me retiens.
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Un jour peut-être…
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Bravo mon blog !
Premier anniversaire de mon blog.
Progression constante des visites depuis l’ouverture !
En un an : plus de 11.000 pages vues !
Bravo à vous, curieux visiteurs, courageux visiteurs, glorieux visiteurs !
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Personne ne sait pourquoi tout le monde laboure !
Voici ma deuxième réponse au message d’Henry Chaperon du 10 janvier dernier (qui figure au bas) :
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Cher Monsieur,
Pardonnez-moi de reprendre la parole, mais puisque vous n’en faites rien !… En attendant que vous nous apportiez vos arguments sur la question du labour, voici donc ma propre réponse sur certains morceaux choisis de votre message du 10 janvier dernier.
Contrairement à ce que vous affirmez, je ne prétends pas que tous les opérateurs du labour aient été destinataires du document intitulé Le débat. Beaucoup l’ont été cependant, et cependant presqu’aucun n’a moufté. Vous-même n’abordez pas du tout cette question, pourtant fondamentale dans la monoculture intensive parée du titre de forêt cultivée. Vous vous contentez de noyer le sujet dans diverses considérations, en cherchant à nous faire regarder ailleurs. Le débat, loin d’être un combat idéologique, rapporte l’intégralité des échanges qui ont eu lieu, et il recèle notamment quelques interventions décisives permettant bel et bien de faire avancer les choses.
Il est dommage que les principaux connaisseurs s’en soient tenus à l’écart, et que votre tardive intervention n’apporte aucun élément nouveau. Dans ce débat, vous arrivez tard, seul, et sans argument ! Le C.R.P.F. se tait. L’O.N.F. se tait. L’Administration se tait. Le Syndicat des Sylviculteurs se tait. L’association des E.T.F. se tait… Tous vous abandonnent mais, sur le terrain, le labour avance.
Personne ne sait pourquoi tout le monde laboure !
Quittons donc le labour et regardons plutôt ailleurs, puisque vous le souhaitez. Abordons la question du pragmatisme.
- Votre retour au pragmatisme consisterait donc à mettre, pendant quelques décennies (30 ans ? 50 ans ? 80 ans ?), des armées de chercheurs sur la piste de la sylviculture mais, dans l’attente de leurs conclusions, que préconisez-vous ? Peut-être l’arrêt des tracteurs ?
- Mon pragmatisme consiste au contraire à constater que, même seule et sans charrue, la graine est capable de lever. Savez-vous qu’il y a dans la forêt quantité de choses qui ne demandent qu’à se laisser observer ? Mon pragmatisme consiste à donner la priorité aux processus naturels, la régénération naturelle en étant bien sûr le meilleur exemple. Savez-vous qu’ils sont gratuits ? En effet, ces processus naturels – « l’automation biologique » – ont généralement un coût très modique à condition qu’on résiste à la tentation de les ramener de force sur le chemin de la forêt cultivée. Le meilleur exemple sur ce point est le dépressage : on connaît bien son coût et ses inconvénients, mais a-t-il réellement un intérêt ? Pour éviter d’en venir aux mains, je n’aborderai pas la question du regonflage.
- Mon pragmatisme consiste à accepter l’idée que les faits ont la prévalence sur les théories. Or c’est un fait que la fabrication des forêts peut aussi se faire par les voies naturelles.
- Mon pragmatisme consiste à considérer que l’argent qui n’a pas été dépensé est à l’abri du risque. On a vu que des arbres installés sur un gros paquet d’argent (je veux parler du labour) ne sont pas d’une stabilité à toute épreuve : le vent a eu cet avantage d’épargner des décennies de travail aux armées de chercheurs.
Quand vous évoquez le contexte social, je ne sais pas quoi vous répondre : il faut d’abord que je me pince ! Êtes-vous sérieux, ou bien vous moquez-vous ? Voulez-vous me faire croire que votre monoculture intensive serait peu gourmande en travaux ? Ce que je propose, moi, c’est une sylviculture faite par des forestiers et non par des chauffeurs d’engins, par des gens qui savent ce que c’est qu’un arbre et ce que c’est qu’une forêt. La sylviculture que je propose – la « sylviculture naturelle et continue » – a besoin de véritables forestiers professionnels et compétents : au lieu d’un tracteur, un sécateur. Je ne dis pas qu’il faut jeter les tracteurs : j’en ai moi-même trois. Je dis juste que c’est la forêt qui doit commander aux tracteurs, et non l’inverse.
Voilà comment j’envisage les travaux et le coût des travaux : des actions modérées (pas plus qu’il ne faut : la bonne action au bon endroit et au bon moment) faites par des techniciens compétents et bien rémunérés. Rappelons-nous qu’une heure de technicien coûte moins cher qu’une heure de tracteur. Bilan sur l’emploi : égalité ! Bilan sur les frais : un point pour moi ! Bilan sur la rémunération : un point pour les forestiers !
Quant à votre dernier paragraphe, voici la réaction de Bernard Jabiol dans un message personnel : « Mais les gens qui préconisent le labour s’appuient-ils sur la batterie d’expérimentations suggérée au début du message ??? Pas à ma connaissance ! (je ne parle pas de la fertilisation). »
Respectueusement,
Jacques Hazera
Expert Forestier
Vice-Président de Pro Silva France
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Votre message du 10 janvier :
« Bonjour,J’ai été destinataire indirect des échanges sur votre Blog portant sur le labour et plus généralement sur le travail du sol dans le milieu Landais (contrairement à ce que vous dites tous les opérateurs du labour n’ont pas été destinataires de votre mail ce qui pourrait expliquer leur silence…).
Je ne suis ni partisan d’une guerre des idées ni d’un combat idéologique : De ce point de vue la plupart des échanges contenus dans vote blog ne me paraissent pas faire avancer les choses.
Il faut revenir au pragmatisme et installer de véritables essais comparatifs appuyés par la recherche comparant la sylviculture que vous proposez à celle actuellement en cours sur le Massif.
Cette comparaison doit se nourrir:
- De modèles de croissance ce qui suppose que vous décriviez votre itinéraire technique de la régénération naturelle à la coupe rase
- D’hypothèses économiques : Il faut comptabiliser toutes les dépenses y compris les dépenses fiscales et les recettes attendues compte tenu du type de bois récolté. Les dépenses d’entretien doivent être évaluées à leur coût réel (recours à l’entreprise, comparaison de régimes d’entretien sur terrain non labouré et sur terrain labouré)
- De modèles de risques qui doivent prendre en compte la stabilité des peuplements et la durée de la révolution
- Du contexte social : Trouvera t on la main d’œuvre pour assurer l’ensemble des travaux
Des essais de terrain suivis par la recherche permettraient de valider année après année les hypothèses faites par les uns et les autres
Je suis bien sur partisan de tirer parti de tous les épisodes malheureux vécus par la forêt landaise mais sans jamais oublier le travail et les leçons de nos anciens qui ont travaillé sérieusement non pas parce qu’ils étaient à la solde du grand capitalisme et des papetiers mais en toute honnêteté pour faire progresser la forêt et essayer de maintenir sa compétitivité.
Nous ne sommes pas des assoiffés de la mécanisation et de l’escalade de la puissance des tracteurs : nous sommes simplement soucieux de contenir le coût des travaux ce que vous semblez oublier dans votre blog.
Nous nous plaçons bien sur dans une logique économique qui impose une logique d’itinéraires techniques que nous sommes prêts à faire évoluer en fonction de résultats avérés de la recherche et non d’idées non vérifiées. Vous réfutez en bloc le trépied de la sylviculture landaise constitué par le labour, la fertilisation et l’amélioration génétique, c’est votre droit. Je suis beaucoup plus critique par rapport à la diffusion d’un message qui ne serait pas solidement étayé par des résultats de terrain à partir d’essais bâtis scientifiquement.
Je reste à votre disposition pour un travail constructif mais pas pour entamer des polémiques qui ne feraient pas avancer la cause de la forêt.
Bien à vous
Henry Chaperon
Directeur Général CAFSA »
Quels vœux pour la Forêt Landaise ?
Extrait des vœux présentés par Stéphane Hessel sur Médiapart :
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[...] Les motifs d’indignation sont donc nombreux.
[...] De quoi faut-il donc que ces jeunes s’indignent aujourd’hui ? Je dirais d’abord de la complicité entre pouvoirs politiques et pouvoirs économiques et financiers. Ceux-ci bien organisés sur le plan mondial pour satisfaire la cupidité et l’avidité de quelques-uns de leurs dirigeants ; ceux-là divisés et incapables de s’entendre pour maîtriser l’économie au bénéfice des peuples, même s’ils ont à leur disposition la première organisation vraiment mondiale de l’histoire, ces Nations Unies auxquelles pourraient être confiées d’un commun accord l’autorité et les forces nécessaires pour porter remède à ce qui va mal.
Au moins nous reste-t-il une conquête démocratique essentielle, résultant de deux siècles de lutte citoyenne. Elle nous permet de revendiquer le droit de choisir pour nous diriger des femmes et des hommes ayant une vision claire et enthousiasmante de ce que la deuxième décennie qui s’ouvre demain peut et doit obtenir. Voilà la tâche que je propose à tous ceux qui m’écoutent. [...]
Vivent les citoyens et les citoyennes qui savent résister !
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Des similitudes avec le monde forestier ?…
Ah, peut-être…
Ça ne m’avait pas frappé, mais maintenant que vous me le dites…
Alors, indignons-nous, réveillons-nous, révoltons-nous !
Forestiers Landais, emboîtons nous aussi le pas de ce jeune résistant de 93 ans qui, par quelques évidences, secoue dans leur torpeur l’ensemble de nos sociétés…
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Texte intégral des vœux de Stéphane Hessel à l’adresse suivante :
http://www.mediapart.fr/article/offert/0b35adff286d1454fb544a6af88c586b#comments
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Verboten !
« Interdiction de vous rendre à la visite Pro Silva ! »
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Voilà comment Yznogourg* parle à ses gens !
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On m’avait déjà plusieurs fois dénoncé ce fait,
mais un nouveau témoignage vient à l’instant de m’en apporter une nouvelle confirmation.
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* Comment ça, vous ne savez pas qui est Yznogourg ? Mais pourtant tout le monde le connaît ! Yznogourg est un petit personnage de bande dessinée dont l’unique obsession est de devenir Calife à la place du Calife.
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L’insurrection des consciences
L’éditorial de Jean-Claude Guillebaud paru dans Sud-Ouest Dimanche du 12 décembre est très intéressant.
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Il s’intitule
L’insurrection des consciences
et rappelle beaucoup ce qui se passe en forêt.
La preuve en un extrait… à peine modifié :
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La médiocrité du débat politique forestier nous afflige tous. Cependant, on aurait tort d’en rester là. En réalité, cet affadissement de la délibération démocratique n’est ni fatal ni général, et la langueur qu’elle induit n’est qu’apparente. Elle concerne principalement le théâtre de la politique forestière et des médias (dominants), c’est-à-dire la scène. Des formes politiques s’y décomposent, mais ce sont celles du passé. À l’écart des projecteurs, partout ailleurs, un mouvement inverse est perceptible. Des maquis se constituent, des pensées critiques s’élaborent, des alternatives se dessinent, mais d’une autre façon et avec d’autres mots. La richesse de ces germinations est telle qu’on songe à une phrase du poète Allemand Hölderlin qu’Edgar Morin aime citer : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. » Elle est plus pertinente que jamais. Au tréfonds des sociétés civiles, une fermentation est à l’œuvre. Multiforme, tâtonnante, brouillonne, elle creuse les fondations de la Cité Forêt future et s’emploie, coûte que coûte, à réinventer la politique sylviculture.
Toutes proportions gardées, il se passe à ce propos la même chose que dans les tyrannies politiques : face aux pouvoirs politiques cadenassés de Pékin, Téhéran ou Kaboul, les sociétés civiles sont bouillonnantes et inventives. Elles ont appris à contourner l’obstacle, à occuper les marges. Elles entendent la langue du pouvoir, mais elles ne l’écoutent plus. L’analogie a ses limites – nous ne sommes pas en régime de dictature -, mais elle est parlante. Chez nous, si le vieux monde se sclérose, une « insurrection des consciences » est en gestation. C’est dans les interstices de la vie, dans la quotidienneté, que campent ces résistants de l’intérieur. Les partis organismes classiques, les institutions, les langages se craquellent, ce n’est pas une catastrophe, c’est une mue. La peau qui se détache, c’est celle d’un monde déjà ancien, et qui s’en va.
[...]
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Pour lire l’article original complet :
http://www.sudouest.fr/2010/12/12/l-insurrection-des-consciences-264955-4710.php
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Mon commentaire :
Cher Monsieur,
Ce que vous écrivez au sujet de la vie politique me rappelle beaucoup ce que j’observe dans mon milieu professionnel : la sylviculture. Je pourrais reprendre presque mot à mot la plupart de vos passages.
Exemples : « Des formes [...] s’y décomposent, mais ce sont celles du passé. À l’écart des projecteurs, partout ailleurs, un mouvement inverse est perceptible. Des maquis se constituent, des pensées critiques s’élaborent, des alternatives se dessinent, etc.. », ou encore : « … si le vieux monde se sclérose, une « insurrection des consciences » est en gestation, etc.. », ou même : « Les nouveaux résistants agissent, eux, à travers un entrelacs d’associations culturelles, sociales, solidaires, mais aussi coopératives, scientifiques, écologistes, etc. Loin d’être tournées vers le passé, ces multitudes ne récusent pas les nouveaux outils techniques offerts aux humains, etc.. ».
Comme vous le savez, le « pouvoir cadenassé » de la sylviculture a fait un scandale après que vous m’aviez fait l’honneur de citer une partie de mes observations dans votre chronique « Retour en forêt » du 15 août dernier. Les « anciennes configurations doctrinales » ne supportent pas la liberté d’opinion.
Jacques Hazera
Expert forestier
Vice-Président de Pro Silva France
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Lu dans le Nouvel Observateur
Trois extraits d’un entretien passionnant
avec Philippe Even
publié dans Le Nouvel Observateur
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[...]
N.O.- Au fond vous êtes un libéral, d’ailleurs satisfait de l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Il a été, selon vous, le premier à prendre la mesure du désastre.
Philippe Even.- Je le dis d’autant plus que j’ai toujours voté à gauche, « malgré elle et malgré moi » pour reprendre le mot de Camus. La recherche ne devrait pas être un problème de droite ou de gauche. Mais après 30 ans d’inaction, Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse ont vraiment, après Claude Allègre, essayé de changer les choses. Mais comme ils n’ont pas d’expérience de terrain, beaucoup de mesures s’enlisent, bloquées par les corporatismes et le syndicalisme, même si le Grand Emprunt et l’ANR (Agence Nationale de Recherche) sont de vraies avancées.
L’autonomie des universités en revanche reste souvent une coquille vide. Parce que les universitaires eux-mêmes sont fréquemment, comme on dit aux « Guignols », des « couilles molles », que l’inertie rassure. Beaucoup ne tiennent guère à l’autonomie, donc à la responsabilité, parce qu’ils sont élus précisément pour que rien ne change et pour leur goût des compromis et de l’irresponsabilité. N. Sarkozy se plante aussi dans le choix des inconnus de 3ème rang qu’il nomme à la tête du CNRS, de l’Inserm, des grandes directions ministérielles et des innombrables agences de recherche (plus de cent !) : ils n’ont aucune vision d’ensemble de la recherche et des directions nouvelles qu’elle prend. Des aveugles. A l’étranger, à ces postes, vous avez des Nobel, ou des pré-nobélisables.
En France, on choisit, au mieux, des ingénieurs X-Ponts, X-Mines, ou du CNES ou du CEA, tous dociles, sortis des mêmes « grandes » écoles, grandes entre guillemets, mais qui n’ont jamais fait de recherche. Ce qu’ils savent, c’est la science telle qu’elle était au moment de leurs études. Mais la recherche, c’est différent, c’est un état d’esprit, c’est être libre, c’est tout remettre en cause, contester ce qui a été enseigné, renverser les idées reçues, faire preuve d’audace et d’imagination, pour ouvrir des voies nouvelles et non circuler sur des autoroutes comme tout le monde. Ils ont appris à répondre à toutes les questions les plus compliquées, mais sont incapables de poser des questions nouvelles, qui sont toujours des remises en cause. La science « établie » trône comme une statue immobile ; la recherche, elle, danse, court, vole, va en tous sens. Elle ne peut s’épanouir dans les casernes de Polytechnique.
[...]
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N.O.- Autre faiblesse hexagonale, cette incapacité à créer les instruments permettant de répondre aux questions que l’on se pose…
Philippe Even.- C’est vrai en médecine, avec les scanners, RMN, PET-Scan, pacemakers, défibrillateurs, etc., et plus vrai encore dans les laboratoires, où il faut des lasers, des séquenceurs, des micropuces, de la microscopie biphotonique, etc. Galilée n’était pas un grand théoricien, mais il s’est obstiné à grossir ce qu’il regardait dans le ciel. Il a appris qu’on avait fabriqué des lunettes en Hollande, il en a importé quand il était à Venise. Il les a modifiées, polies lui-même, perfectionnées et il a vu tourner Vénus autour du Soleil et découvert les 4 lunes tournant autour de Jupiter et prouvé ainsi la rotation de la Terre autour du Soleil « e pur si muove ». Ça, c’est la démarche dans tous les pays qui nous entourent. En étroite collaboration avec l’industrie, les chercheurs réfléchissent aux outils à fabriquer pour répondre à leurs questions. Nous, jamais. Nous devons les importer à grands frais avec des années de retard. Les chercheurs étrangers mangent le pain blanc, nous laissent le pain gris et d’un coup nous mettent dix ans dans la vue.
[...]
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N.O.- Mais est ce que ça ne fait pas dix ans au moins qu’on parle du déclin de la recherche française ?
Philippe Even.- Ah bon ! Qui ? Je n’entends et ne lis chaque mois dans la presse que de ridicules cocoricos qui rappellent l’enthousiasme de nos grands chefs militaires juste avant Sedan 1870, re-Sedan en 1940 et Dien Bien Phu en 1954. Non, le déclin, on l’admet en économie, industrie et football, mais on le nie en littérature, en arts et en sciences. La France croit encore qu’elle éclaire le monde depuis Charlemagne. Du pipeau. Naufrage total. Quand Nicolas Sarkozy remet en 2009 la Grand Croix de la Légion d’honneur, si méritée, à Jacques Servier, le neuillyssois, inventeur sinistre du Médiator, ses propos sont à pleurer -« Vous avez été formé à l’école du grand Pasteur, à l’école de la grande médecine française et des nombreux Nobel (presque aucun) dont nous pouvons nous enorgueillir. » Des guignolades, tout ça.
N.O.- Ca vous mine au point d’avoir travaillé 4 ans à faire une sorte de « Livre Noir de la recherche » ?
Philippe Even.- Non, c’est un livre blanc de l’espoir, et ça a été passionnant. L’évaluation scientifique, c’est la science de la science, « la connaissance de la connaissance », comme dit Edgar Morin. Je l’écris à 78 ans pour nos chercheurs et pour mon pays, à cause de son histoire, sa culture unique, sa langue, ses jeunes, son potentiel étouffé par des gérontes aveugles, nantis et habiles, d’une totale nullité. Je suis à cet égard gaulliste.
Je l’ai écrit particulièrement pour les jeunes, qui sont tellement malheureux, qui vivent de façon si austère, sans un sou pour eux, sans un sou pour leur équipe, sans un sou pour leurs collaborateurs, leurs boursiers et les ingénieurs, si écrasés par un enseignement stérilisant et formaliste, qu’ils fuient aujourd’hui à tire d’aile les filières scientifiques. J’admire qu’ils fassent autant dans des pareilles conditions. Ce livre tente de plaider pour la recherche parce qu’elle est, avec l’art, la plus belle des libres aventures humaines individuelles et collectives, parce qu’elle est justement un art.
Mais je n’entretiens guère d’illusions sur l’impact que peut avoir ce livre. Tout au plus fera-t-il taire un certain nombre de gens qui ne connaissent rien à la recherche et prétendent justement la conduire, et en particulier peut-être fera-t-il taire ces gens du lobby des grandes écoles en bicorne qui ne servent à rien et tuent deux fois : la première en soustrayant les plus motivés à l’Université et la seconde en en faisant une élite sociale scientifiquement stérile. Ça peut aussi permettre de mieux comprendre et agir à quelques politiques de qualité, il y en a – Valérie. Pécresse en fait partie – pour leur donner un éclairage plus juste, plus de lucidité et plus de légitimité dans leurs choix. Quelques-uns ont d’ailleurs souhaité que j’écrive ce livre mais sans y être eux-mêmes impliqués et je les comprends. Il n’y a que des coups à prendre.
N.O.- Il y a des passages très poétiques aussi, vous établissez de jolies passerelles entre la recherche et la création artistique…
Philippe Even.- Cette phrase de Picasso est magnifique : « A 10 ans je dessinais comme Raphaël, il m’a fallu toute la vie pour apprendre à dessiner comme un enfant ». Tout est là. Vous connaissez le peintre et les livres qui ont été écrits sur lui, surtout celui de Pierre Daix, qui raconte, presque heure par heure, la genèse de tous les tableaux de Picasso, étude par étude, sur des jours, des semaines, des années même, et décrit ce qu’il modifie, selon l’heure de la nuit, l’éclairage, ses émotions, etc. C’est fascinant, on est au cœur de la création. Picasso ne cherche pas la beauté, mais sa vérité.
En lisant les grands chercheurs qui racontent leur histoire, Kepler, Einstein, Süsskind, Watson, Gell-Mann et François Jacob, ce sont exactement les mêmes mots. Ça se passe la nuit, dans la solitude, la tension, les intuitions qu’on croit voir poindre et qui s’évanouissent ou s’avèrent fausses. C’est « la science de nuit » de Jacob. Et puis tout à coup, soudainement, de façon imprévisible, comme un éclair, c’est l’œuf de Colomb. Tout se met en place. Voilà la clé qui ouvre toutes les portes. Nul ne l’a mieux décrit que François Jacob racontant sa découverte nobélisée en 1965, l’une des deux ou trois qui comptent en biologie depuis un siècle. Ça se passe au cinéma Miramar, place de Rennes, un dimanche de juillet. Il n’était pas bien, il va au cinoche avec sa femme. Et tout à coup, au milieu du film, il se lève d’un bond, il pousse un cri et sort et se dit : « Mon expérience, c’est la même que celle de Monod ! » Pourtant elles n’ont rien à voir, ce n’est pas du tout le même sujet, mais c’est le même mécanisme. Et d’un seul coup il apporte cette notion, formidable à l’époque et encore aujourd’hui : le génome de Watson en soi n’est qu’un clavier inerte, l’important c’est la musique qu’on y joue, l’important c’est sa régulation. A certains moments il y a des segments de génomes qui s’expriment et d’autres qui dorment. Jacob apporte cette notion formidable par rapport à ce qu’on avait avec la double hélice qui n’est qu’une structure, un clavier tordu. Il apporte cette notion qu’elle est vivante, elle bouge tout le temps, elle est régulée, et c’est en grande partie elle-même qui se régule. Elle est le clavier et le pianiste.
De tout cela, Jacob eut l’intuition d’un coup, comme une étincelle entre les plaques d’un condensateur, par un soudain rapprochement que les autres n’avaient pas fait. Pourquoi lui, ce jour-là, à cette heure-là ? Mystère. Il faut faire lire François Jacob à tous les jeunes, dès 15 ou 16 ans, au lieu de les asphyxier de différentielles et d’intégrales, qui ne sont que des procédés, des recettes de cuisine, des solutions, alors que ce sont les questions qui comptent.
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Propos recueillis par Anne Crignon et Sophie des Déserts
Première mise en ligne : le 2 décembre 2010
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Pour lire en ligne l’article complet :
3- http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20101202.BIB6025/faire-taire-les-grandes-ecoles-3-4.html
Quel rapport avec la forêt ?
Eh bien, je ne sais pas moi… peut-être l’absence de recherches sur le labour profond, par exemple !
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Ask not
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Ask not what your forest can do for the industry.
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Ask what the industry can do for the forest !
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LE REMPLAÇANT – 3) Le risque et l’engagement
Suite et fin…
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Précisons enfin un dernier point :
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Je suis moi-même propriétaire forestier, sylviculteur professionnel, et expert forestier.
C’est de ma forêt que je tire l’essentiel de mes revenus, même s’il me faut les compléter par des prestations.
C’est donc à mes propres risques que je fais depuis près de vingt ans de multiples essais dans mes parcelles, dans le but d’en optimiser la santé, la qualité, la productivité et, en fin de comptes, la rentabilité. J’ai en outre le souci constant d’en améliorer le capital : peuplements, sols, desserte, ambiance, stabilité des arbres, etc..
Lors de mes prestations en tant qu’expert forestier, je porte donc à la fois l’expérience
du CONSEILLEUR et celle du PAYEUR !
Les options que j’ai prises en matière d’objectifs, d’itinéraires, et de régénération sont le fruit d’expériences, d’études et de réflexions de longue haleine. Beaucoup d’entre-elles m’ont été inspirées par des forestiers prestigieux et reconnus.
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Ce que je propose aux sylviculteurs Landais, c’est d’essayer certaines des options les plus intéressantes que j’ai moi-même testées dans ma forêt, qui n’engagent que très peu de frais et qui, de surcroît, sont réversibles pour la plupart d’entre-elles.
Me faire traiter en retour, sans examen, sans visite et sans débat,
de farfelu, de nostalgique et d’excentrique
ne fait que renforcer mes doutes sur les objectifs réels du Donjon.
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LE REMPLAÇANT – 2) Les insultes et la gloire
… suite.
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Qu’a-t-on fait pour obtenir les insultes du Remplaçant ?
Comment y est-on parvenus ?
Avions-nous un truc ? Quel fut notre secret ?
Quel fut notre génie ? Avions-nous du piston ?
Est-ce accessible au commun des mortels ?
Débriefing d’une gloire :
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Pour se faire traiter de farfelu, de nostalgique et d’excentrique… rien de plus fastoche en réalité ! Nous n’y avons pas eu grand mérite, et même le simple quidam peut se lancer avec confiance dans l’aventure.
Il nous a suffi de glandouiller deux ou trois décennies en forêt, puis de traîner nos fesses dans quelques formations forestières professionnelles, puis de partir voir d’étranges forêts lointaines, puis de nous procurer un diplôme forestier quelconque, puis de suivre à l’aveuglette des forestiers de rencontre, d’en profiter pour plumer ensemble quelques pigeons, puis de lire les auteurs forestiers maudits, puis de nous laisser kidnapper par une obscure secte de forestiers bannis, puis de nous infiltrer en douce parmi la mafia des experts forestiers, puis d’exercer chaque jour notre mauvais génie forestier au détriment des pins, puis de remettre à jour constamment notre incompétence forestière, puis de répéter stupidement l’avis de quelques forestiers idiots, puis de recopier bêtement quelques écrits forestiers antiques ou modernes, puis de donner libre cours à notre folie naturelle pour proposer des trucs forestiers sans queue ni tête,
et enfin de poser des questions.
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C’est au stade des questions que tout a basculé. Jusque-là, on sentait bien que le jury était conquis, mais qu’il n’osait pas trancher. Et puis quand on a commencé à demander, par exemple, pourquoi labourer le sol, pourquoi ameublir le sable, pourquoi sectionner les racines, pourquoi travailler à perte… alors c’est là qu’on a emporté la décision haut la main et sous les vivats unanimes.
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Dans son mot d’intronisation, le Remplaçant ne s’est pas contenté de nous insulter, mais il s’est également offert le plaisir d’en écrire quelques juteuses.
Trois exemples :
1)- Il dissuade les sylviculteurs de produire des bois de qualité, sous prétexte que l’industrie n’en voudrait plus ; nous prenons acte. Incitons quand même le Remplaçant à lire attentivement nos excellentes fiches et rappelons-lui – même si la perspective de produire des jolis bois le heurte – que les arbres de qualité, ça ne se fabrique pas en 8 jours… mais peut-être faudrait-il que la forêt sacrifie à la mode des flux tendus ? Ceux qui recherchent des bois de qualité sauront en tous cas que c’est chez nous qu’ils en trouveront !
2)- Il veut imposer aux propriétaires de reconstruire la forêt, tout en soutenant pourtant que le SSSOviêt Suprêm serait la seule garantie pour défendre leurs intérêts. Mais enfin bon sang de bonsoir, quelle bonne raison pourraient bien avoir les propriétaires sinistrés pour reboiser, alors qu’ils y laissent chaque fois leur chemise ? Pour quelle raison faudrait-il que ce soient les propriétaires forestiers qui prennent en charge de financer toute la filière du bois ? Sous quel prétexte faudrait-il qu’ils acceptent ce risque, alors que le prix du bois est affligeant (il a été divisé par 16 entre 1970 et 2008 !), que la politique forestière est inexistante, et qu’ils n’ont pas accès à une assurance digne de ce nom ? Quoi qu’il en soit, pas question pour la filière de changer de vache à lait : le SSSOviêt Suprêm l’interdit !
3)- Quant aux chercheurs qu’évoque le Remplaçant, nul doute qu’ils sont partisans de défoncer les sols, d’industrialiser les milieux naturels, de sectionner les racines des pins, de raccourcir les cycles de production, d’augmenter les dépenses, d’intensifier la mécanisation au profit d’une monoculture stricte, de répandre des pesticides, d’extraire les souches des arbres, d’exporter les aiguilles et toutes sortes de rémanents, d’augmenter le poids des engins, etc.. Ces chercheurs-là, on aimerait bien les connaître. Le Remplaçant pourrait-il citer des noms ? Les chercheurs avec qui nous sommes personnellement en contact et ceux dont nous connaissons les travaux ont en tous cas, envers ces pratiques barbares, un enthousiasme beaucoup plus modéré.
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À suivre…
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LE REMPLAÇANT – 1) Reconnaissance officielle
Youpi ! On existe !
Le Donjon a fini par craquer :
le Parti admet enfin qu’il existe des alternatives à sa Ligne !
Un témoignage de reconnaissance surprenant, mais officiel,
vient en effet d’être publié en ces termes :
Les chercheurs [...] opposent un net démenti aux initiatives farfelues de certains nostalgiques qui sont prêts à attendre quatre vingt ans des bois de ‘qualité‘ dont ne veut plus l’industrie. Leur excentricité peut amuser et abuser les médias pendant un moment, ‘puis la bulle fera pschitt !‘
C’est par ces quelques lignes, sobres mais éloquentes,
que le Remplaçant a accompli, dans la Pravda de Gascogne, son rite d’intronisation
au Praesidium du SSSOviêt Suprêm.
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Jusqu’ici le Donjon n’avait pas daigné nous voir,
il ne nous entendait pas,
ne se montrait pas à nos tournées de terrain,
interdisait à ses gens d’y venir,
ne répondait pas à nos invitations…
Bref, le mépris total : nous n’étions rien ou le Diable !
Et brusquement, nés de rien, nous nous mettons à exister,
au point même de mériter d’élogieux noms d’oiseaux :
‘farfelus‘, ‘nostalgiques‘, auteurs ‘d’excentricités‘…
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Beau débat !
On vient avec des propositions, on repart avec des coups de pied ;
on arrive avec des arguments, on repart avec des insultes :
Merci le Remplaçant !
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En réponse, just for fun, cette nouvelle fiche :
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Quant à ce que disent les chercheurs, on en reparlera.
On reparlera aussi d’autres passages de l’intronisation du Remplaçant…
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À suivre !…
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Le Shérif des Pins
C’est bientôt l’anniversaire d’un grand moment :
sommation faite le 13 octobre 2010 par le Shérif de la Lande
au Président du C.E.F.S.O. de choisir son camp.
Je tenais à raviver solennellement la flamme de ce bel événement.
Relisons donc :
Savourez la dernière du Grand Patagourou,
Maître de la Lande,
Shérif des Pins,
égal à lui-même, souvent surprenant, jamais décevant.
C’est un régal :
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La tentation était trop forte,
je n’ai pas pu résister à l’envie d’adresser un petit mot de félicitations
à son patron :
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Labour tabou ?
Qu’est-ce qui vous arrive, amis laboureurs ?…
Je vous trouve bien mous ! Savez-vous que tous les forestiers Landais tendent l’oreille ?… Et même en France, beaucoup vous écoutent !… On est impatient d’avoir votre avis !…
Bon, je vois bien que vous n’avez pas envie de jouer avec moi, alors je vais jouer tout seul, na !
Quelques petits trucs piochés ici ou là :
- Un labour, pour la vie du sol, peut être comparé au cumul d’un tremblement de terre, d’une inondation, d’un feu et d’un ouragan. D. Reicosky (U.S. Departement of Agriculture)
- La minéralisation par le travail du sol est un moyen efficace de fertiliser les cultures mais, si elle est trop importante, elle consomme le stock d’humus. C’est comme un feu : plus on souffle dessus, plus ça brûle fort, et moins ça brûle longtemps ! Après un labour, la végétation est détruite, la vie du sol perturbée et la culture n’a pas encore de besoins importants : les nitrates sont lessivés. Frédéric Thomas (L’agriculture du carbone)
- Le travail du sol accélère la minéralisation de la matière organique : d’avantage d’éléments minéraux à court terme (souvent perdus) mais perte d’humus à moyen terme. Frédéric Thomas (L’agriculture du carbone)
- Le labour génère plus d’azote minéral que le semis direct. L’azote descend dans le profil avec l’eau des pluies d’automne-hiver, et va se perdre dans l’eau de drainage. Frédéric Thomas (L’agriculture du carbone)
- On aurait pu croire que le travail millénaire des paysans a eu pour but d’ameublir le sol pour permettre aux racines de leurs cultures de s’y installer. Il n’en est rien. L’agriculture a été dans les siècles passés l’art de ne pas cultiver le sol, autrement dit de laisser la plante se débrouiller pour pénétrer le sol, l’essentiel étant de lui fournir un sol dégagé. Dominique Soltner
- C’est la vie qui forme le sol. La structure et la porosité sont surtout d’origine biologique. Le véritable but du travail du sol est de dégager le sol plus qu’ameublir la terre. Dominique Soltner
- Il faut nourrir le sol, pas la plante. Anonyme
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Toutes ces remarques rappellent étrangement ce qu’on peut lire
en page 2 de ma fiche intitulée Le sol :
Ainsi l’excès d’humus ne sert à rien si la capacité des micro-organismes présents est trop faible pour minéraliser cet excès : l’indigestion n’est pas un procédé d’alimentation envisageable à long terme ! Le rouleau landais provoque un brusque surplus d’humus, en même temps qu’il tranche un bon nombre de racines de pins, qu’il détruit quantité de végétaux bienveillants, qu’il perturbe la rhizosphère, qu’il fragilise l’ancrage racinaire, qu’il rend le sol inhospitalier pour la microfaune, qu’il accroît le volume de carbone largué pour rien dans l’atmosphère, qu’il met la terre à nu augmentant ainsi l’érosion, l’évaporation des pluies et le lessivage des éléments nutritifs, etc..
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À suivre, les amis…
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Comment flinguer le bois
L’autre jour, au rayon bois, je n’ai pas résisté au plaisir d’acheter du pin.
Bon, du pin, j’en ai plein ma forêt, et mes hangars sont pleins de beaux sciages de pin des Landes en train de sécher tranquillement à l’air libre. Bref, je n’ai nullement besoin d’acheter des planches… mais c’était pour le plaisir : pour le seul plaisir de dénoncer les gougnafiers qui mettent en vente de pareilles saloperies, le plaisir d’épingler les voleurs, les escrocs, les vandales qui osent se moquer des consommateurs en leur fourguant du bois minable et hors de prix.
Trois planches et deux tasseaux en pin des Landes.
Mes achats au rayon bois massif chez Castorama, à Mérignac, le 9 août dernier :
Trois planches brutes en Pin de France (pin des Landes) de 100 mm x 22 mm x 2,40 m – PEFC – Prix : 9,80 € T.T.C.
Un tasseau brut (même bois) en 21 x 47 x 2,40 m – PEFC – Prix : 4,80 € T.T.C.
Un autre tasseau brut (idem) en 30 x 30 x 2,40 m – PEFC – Prix : 4,90 € T.T.C.
Mes commentaires :
- certains de ces nœuds noirs et peu adhérents
Difficile, la régé nat ?
L’avis du C.R.P.F. au sujet de la régénération naturelle.
1) Un texte :
« La régénération naturelle du pin maritime [...] est mal adaptée à la lande humide. Le sylviculteur qui choisit (ou subit) la régénération naturelle, se prive de l’apport de l’amélioration génétique et devra en tout état de cause ‘assister’ les semis pour en faire des peuplements productifs (dépressages, mise en allées, etc.). »
(extrait de « Elaboration de nouveaux itinéraires techniques de régénération de la forêt landaise en réponse aux scénarios possibles - Innovations Agronomiques » – Y. Lesgourgues et S. Drouineau – 2009)
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2) Une image :

(diapositive extraite de l’exposé présenté par Yves Lesgourgues le 30 juin 2009 au colloque organisé à Pessac (Gironde) par l’I.N.R.A. sur le thème Sylviculture, Forêts et Tempêtes
et présenté de nouveau lors de la restitution des travaux du G.I.P.-ECO.FOR. le 15 avril 2010 à Sabres*)
* Le débat qui devait clore ce colloque n’a pas eu lieu.
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3) Ma réponse en quelques photos :
(photos prises au cours de l’hiver 2009-2010, dans les parties humides de la parcelle A449)
La régénération que l’on voit sous les adultes est issue d’un simple passage de rouleau landais effectué en janvier 2005 sur la totalité de la surface.
En septembre 2010, j’ai mesuré quelques hauteurs parmi les dominants :
4,93 mètres – 4,42 m – 4,84 m – 4,79 m – 5,58 m – 6,05 m
soit une moyenne de 5,10 mètres par arbre
et 85 cm d’accroissement annuel pour moins de 150 € de frais.
Qui dit mieux ?
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