Articles avec le tag ‘bois de qualité’
Forêt Landaise et biodiversité : un colloque
Annonce d’un colloque qui se tiendra à Sabres le 27 février prochain.
Ce colloque est organisé par Europe-Écologie et réunira un certain nombre de témoins et de professionnels. Pour ma part, j’ai été invité à y présenter succinctement la « sylviculture naturelle et continue ».
Programme à télécharger :
Des racines et des ailes en avril
Voici des nouvelles de l’émission « Des racines et des ailes », données ces jours-ci par sa réalisatrice Delphine Détrie :
L’émission sera probablement diffusée en avril prochain (sur FR3).
Le montage devrait être terminé vers la mi-février. Tout se passe bien. Les dernières prises ont été tournées la semaine dernière, à Carcans-plage, sur le chantier de remontage de la fuste que Philippe Bray est en train de terminer (voir Les Maisons d’Arbres, fustes en pin maritime : http://www.lesmaisonsdarbres.com/).
Rappel (pour ceux qui prendraient l’émission en cours de route) :
Delphine Détrie et son équipe sont en train de préparer un reportage de 52 minutes pour l’émission de FR3 « Des racines et des ailes ». En octobre dernier, ils sont venus passer plusieurs semaines en Gironde pour réaliser les tournages. Le thème est la mise en valeur du patrimoine forestier dans le Massif Landais. Il est clair qu’un tel sujet ne pouvait pas passer à côté de la « sylviculture naturelle et continue ». Delphine et ses aides ont filmé toute la « Journée Pro Silva » du 3 octobre en forêt, à Hostens. Ils ont également fait des tournages sur l’exploitation des chablis, avec Stéphane Barbotin, et sur le chantier de préparation de la fuste chez Philippe Bray à Béliet, et à Cousseau chez François Sargos, et sur la parcelle des gros pépères de 100 ans à Louchats (on devrait voir le « Pin-Président »), etc.. Dès que j’en sais plus je vous appelle !
Un grand bonjour à Delphine et à ses Ailes !
Les forêts slovènes
Extrait d’une présentation faite par le Comité des Forêts au sujet des forêts slovènes :
« [...] Dès l’après-guerre, et avec le soutien de la FAO, une politique forestière particulièrement dynamique, volontariste et efficace a été mise en place, dont les principales mesures ont été les suivantes :
- Interdiction de la coupe rase ;
- Élimination des chèvres ;
- Gestion communautaire des propriétés privées morcelées ;
- Mise en place d’un système de financement des travaux sylvicoles, de la desserte des massifs, y compris la liaison téléphonique des fermes isolées. Les propriétaires réalisant des travaux dans leurs propres parcelles pouvaient avoir accès à ces crédits, qu’ils soient exécutés par eux-mêmes ou par des prestataires de services ;
- Création de la faculté forestière à l’Université de Ljubljana, en relation constante et très proche avec les gestionnaires de terrain ;
- Très grands efforts de formation continue de tous les intervenants ;
- Application sur tout le territoire d’une sylviculture multifonctionnelle, continue et proche de la nature.
Les résultats de ces efforts ont été, notamment, les suivants : ils permettent certainement de citer la Slovénie comme un modèle de gestion forestière à l’échelle de tout un pays :
- Augmentation du taux de boisement : 1875 = 36 % - 1947 = 43 % - 2005 = 58 % ;
- Volume producteur à l’hectare : 1947 = 130 m3 - 2008 = 290 m3 ;
- Accroissement : 1947 = 2,9 m3/ha/an - 2003 = 6,2 m3/ha/an ;
- Régénérations naturelles en 2005 : 98 % ;
- Routes forestières : 1950 = 2 ml/ha - 2003 = 20 ml/ha.«
Et nous, qu’attend-on pour bâtir une véritable politique forestière ? Qu’attend-on pour promouvoir sérieusement le bois massif ?
Est-on donc trop couillons, nous, en France, ou trop fiers, pour emboîter le pas, ou peut-être trop esclaves des lobbies ?…
Records de prix pour des résineux
Lu dans le numéro 102 de Forêt Wallonne (septembre-octobre 2009) :
« VENTE AUX ENCHÈRES DE BOIS PRÉCIEUX DE RÉSINEUX
Début 2009, une vente aux enchères de bois précieux de résineux a rassemblé une centaine de personnes, à Litzendorf, en Bavière (Allemagne).
Les acheteurs s’attendaient à une demande modérée et à un recul des prix, mais c’est le contraire qui s’est passé : bien que la part de bois de qualité A, toutes essences confondues, était plus faible que l’année passée, les prix proposés ont atteint des sommets.
Les lots proposés à la vente variaient, selon les esssences, entre 1 et 24 m3. Un mélèze de 2,38 m3 a atteint un nouveau record à 775 euros/m3. Avec plusieurs autres lots de mélèzes, ils ont largement dépassé l’ancien record qui était de 465 euros/m3. Les prix maximum des autres résineux étaient les suivants : 180 pour le pin, 200 pour l’épicéa et 235 pour le douglas. »
(Article préalablement repris du n° 307 de La Forêt Privée)
Sauvons les pépinières !
Une revue forestière…
… appelle sur deux pages à sauver les pépinières et les pépiniéristes.
Qu’adviendra-t-il des pépinitos ? Leur avenir est sombre, les Français plantent de moins en moins d’arbres, le déclin est là, la mort s’approche à grands pas… Deux pages sur ce ton. C’est signé du Grand Pépinitos en Chef, sauf que c’est dans une revue de… sylvicos !
En ouvrant deux pages aux pépinitos, le gourou des sylvicos prend clairement parti ! La régénération naturelle y est sévèrement critiquée : elle ne peut mener qu’à la ruine…
… la ruine des pépinitos, bien sûr ! Sont également très critiquées les économies que peut faire le sylviculteur « sur les investissements dont auront besoin les industries du bois »… On voit bien que c’est au sylvicos d’y aller de sa poche pour faire vivre la filière.
Il faut aussi changer d’arbres, et que les sylvicos plantent massivement et rapidement des essences adaptées au changement climatique. Allez, vite, exécution !
Pépinitos-en-Chef évoque les terribles dangers de la régénération naturelle. Sombrera-t-on dans la bradypepsie, puis dans la dyspepsie, puis dans l’apepsie pour finir, après encore lienterie et dysenterie, dans l’hydropisie ? Rassurons Pépinitos-en-Chef et le Grand Patagourou en les renvoyant tranquillement à quelques documents, publiés sur ce même site, où l’on voit que, notamment grâce aux vertus du bouleau, les forêts publiques d’Alsace, de Rhénanie, du Palatinat et de la Sarre ont pu être rétablies par les voies naturelles, en peu de soins et sans convalescence, des suites d’un mauvais coup de vent survenu en 1999. Lisons « Après Lothar », « Typologie des successions », et « De la typologie aux itinéraires ».
J’espère que ces deux compères seront rassurés après d’aussi saines lectures, mais moi j’ai compris un truc : la régénération naturelle, j’en ai plein mes forêts, c’est superbe, et c’est… gratos !

























