Articles avec le tag ‘gros bois’

PostHeaderIcon Un mémoire intéressant

14 décembre 2012

Un article de Jean-Jacques Fénié dans Sud-Ouest

évoque le mémoire de Guy-Jean Miard :

http://www.sudouest.fr/2012/12/14/deux-visions-de-la-foret-de-gascogne-909015-4723.php

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Rédigé par

Guy-Jean MIARD,

étudiant en Forêt et Développement Durable (Master II) voici,

sous un titre alléchant,

un mémoire fort intéressant :

Ligniculture et sylviculture naturelle

dans les Landes de Gascogne

Une approche par le discours

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Lisez.

Ça ne se lit pas, ça se boit !

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PostHeaderIcon Le Manifeste anti-Manifeste

En réponse au fumeux

« Manifeste en faveur des forêts de plantation »,

diffusé à grande échelle par l’industrie des hyper-pépinières,

Pro Silva vient de publier de son côté le

« Manifeste pour des forêts naturelles de production »

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Le titre dit tout… mais lisez quand-même !

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PostHeaderIcon Le fumeux bois-énergie, vu par Pro Silva

Le bois-énergie, c’est à la mode.

Ce sera le thème principal à FOREXPO en juin.

Pourtant, le bois-énergie présente de nombreux défauts.

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Pro Silva France vient de publier la prise de position ci-dessous.

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PostHeaderIcon Le Beau Bois Bleu

Enfin c’est fait !

Le Bon Dieu m’a entendu !

(Souvenez-vous : http://www.pijouls.com/blog/jacques-hazera/sylviculture/pin-maritime/2010/12/15/le-pin-le-bois-le-bleu-et-nous/)

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Elles sont trois jeunes créatrices,

elles s’appellent

les Designeuses003

(voir leur site : www.designeuses003.com)

elles ont eu l’idée de mettre en valeur le bois bleu

notre bois bleu de nos chablis

en dessinant de beaux meubles en pin maritime.

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PostHeaderIcon Les risques

2 juin 2013

Voici une information parue dans la Pravda de Gascogne

(page 4 du numéro 598 de mai 2013)

et qui me donne enfin raison (cf. la fiche Les risques, ci-dessous) :

« [...] Près de 400.000 ha sont à reboiser, autrement dit, une forêt de jeunes peuplements, c’est-à-dire une forêt fragile, très fragile [...] ».
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Or je croyais pourtant qu’on recommandait
en haut lieu de couper les grands arbres
pour justement… éviter le risque !
Si c’est pour les remplacer par des peuplements “très fragiles“,
alors je ne vois pas où est l’atténuation du risque
mais bon, à chacun sa logique.
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7 janvier 2012

En guise de vœux,

cette nouvelle fiche

sur la

Sylviculture Naturelle et Continue :

Les risques-

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Quelques réactions :

- « Hommage au voisin farfelu de Basile !!! C’est un SAGE ! Bravo. » D.G.

- « En tant qu’arbre vieillissant je suis très sensible à cette démonstration pleine de bon sens et d’humour…..!!! » E.B.

- « ‘… les vieux, plutôt que de passer bêtement la nuit à s’éclater, préfèrent se coucher tranquillement…’. Bien trouvé ! Merci de partager ces fiches (très intéressantes, avec toujours ce parallèle entre les excès des industries, forestières comme les autres). » M.M.

- « Très bien écrite cette fiche ; je ne vis pas dans ta région mais imagine le poids de lobbys de toutes sortes pour formater les esprits et empêcher les techniciens, propriétaires… d’ouvrir leur esprit à quelques observations et calculs relevant simplement du bon sens. Quelle chance nous avons d’être indépendant. » J.L.B.

- « Bravo, Je suis vraiment un FAN de JH. Compliments » F.J.

- « Cher Monsieur,
Sur le point de vous adresser un petit message de vœux, je trouve cette fiche d’humour et de sagesse qui me rassure et me redonne confiance dans les forestiers (pas tous !).
Ma tension artérielle bondit souvent lorsqu’on oppose au rôle majeur que pourrait jouer la forêt dans l’atténuation du changement climatique, les nécessités de raccourcir la période du cycle de production (sécurité), de ‘déstocker’ (résilience), de développer les usages énergétiques du bois (neutralité carbone), etc… Votre fiche est une bouffée d’air pur !
Je vous souhaite, ainsi qu’à votre forêt, une très bonne et très heureuse année.
Bien cordialement » P.L.

- « Encore une bonne et sympathique livraison de l’ami Jacques. Merci à toi en te souhaitant une année 2012 aussi fertile pour tes arbres que pour ta plume ! Amitiés F.L.
PS : j’ai aussi relu récemment l’IF d’après tempête de 99 et je me faisais justement le reproche de ne pas avoir valorisé les précieuses info qu’il recèle. Voilà qui est en partie réparé par cette nouvelle fiche qui le valorise. »

- « Merci encore de garder le contact, je t’envois si peu d’infos, mais les tiennent m’intéresses toujours autant » A.C.

- « Bonjour Jaques, bonne année aussi pour toi et tes bels arbres  :-) et merci pour ton mail. OUI, les grands arbres sont bien : utiles, beaux, grandiose! Ils ont tout mon respect. chez nous sur la domaine les “tempêtes ” ont fait tomber nos deux arbres morts qui ont herberger de frôlons, pics, etc, etc. Mais il nous en reste encore 1,5m d’eux et le reste va servir aux animaux parterre ;-) Tous le reste va bien et le vent a bien nettoyé les arbres de leurs vieux branches fragiles ou morts (merci M. Vent). » H.K.W.

- « Pour une fois j’ai priorisé la lecture de cette nouvelle fiche sur le reste des dossiers et j’en suis récompensé (comme d’habitude) : merci, ça fait du bien là où ça passe ! J’arrête là pour le baratin; le mieux je crois serait de la diffuser autour de moi car ici aussi on a du Pin : très peu de maritime mais pas mal de sylvestre, et plein d’autres essences dont les arbres méritent d’autant de devenir gros qu’il en ont largement la capacité. C’est biensûr prioritairement aux quelques propriétaires sylviculteurs que je ferai part de cette fiche, si toutefois il n’y a pas d’inconvénient de ton côté, ou à moins qu’il faille attendre plus amples remarques de la part des destinataires de ton mail. » C.N.

- « Que voilà une jolie carte de vœux bien tournée et en marge de la sinostrose ambiante. Bravo et tous mes vœux pour cette nouvelle année et vivent les gros beaux bois (et même des vilains pour faire ressortir la beauté des beaux) » J.M.

- « Merci pour cette fiche qui m’a bien fait sourire. Bonne année 2012 et les meilleurs vœux à toi et à tes arbres ! » C.S.

- « J’ai donc dégusté ton histoire hier au soir et fait une réponse ce matin, et il est vrai que j’ai eu un peu de mal pour te la faire parvenir. Je croyais avoir réussit…. effectivement les industriels “roi du massif” se remplisssent les poches et toute la filière est à l’agonie. Aujourd’hui les ETF se font eux aussi beaucoup de soucis quant à leur avenir. Moi ce qui me fatigue en ce moment se sont “les coupes de régularisation”. Le peu d’arbres restant sur pied sont sacrifiés au profit des industriels qui sont prêts à tout pour la pérénisation de leur avenir. Faut dire que certains donneurs d’ordres n’ont aucun scrupules et se servent bien de la manne (???) des subvention pour faire avaler non pas des couleuvres mais des boas à leurs clients. » E.C.

- « Bravo ! Continuez ! » G.S.

- « Jacques, je voulais te féliciter pour le travail que tu fais autour de la sylviculture à gestion durable, sache que je suis admiratif de tes travaux car moi aussi je suis passionné depuis longtemps par cette gestion meme si elle n’est pas reconnu dans notre masif Aquitain. » H.I.

- « Voilà un complément à ta fiche [cf. le complément ci-dessous - Note de J.H.] qui met les pieds dans le plat : je pense que je vais transférer tout ça à mon chef… Si cette fois-ci ce sont des collègues scientifiques qui le disent et le démontrent ! Merci beaucoup pour ces lectures très intéressantes ! » H.F.

- « Article très intéressant. On pourrait se demander ce qu’en penseraient les assureurs pour envisager un système de cotisations modulables proportionné aux risques ? » F.L.

 


- « Merci pour cette fiche qui m’a bien fait sourire. Bonne année 2012 et les meilleurs vœux à toi et à tes arbres ! » C.S.- « Merci pour cette fiche qui m’a bien fait sourire. Bonne année 2012 et les meilleurs vœux à toi et à tes arbres ! » C.S.-

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Complément d’information

Décembre 2011 – REVUE DE PRESSE – Etude Autrichienne sur la gestion des risques et les traitements sylvicoles :
Dans son « Forêt-Mail » N°82, daté du 12/12/2011, Forêt Wallonne informe des résultats d’une étude autrichienne portant sur le lien entre traitements sylvicoles et risques naturels, en particulier les risques dus au vent. Les résultats de cette étude démontrent qu’une bonne gestion du risque implique une sylviculture proche de la nature. Informations : Forêt-Mail N°82 (article 1040), décembre 2011
Site Internet : http://forestry.oxfordjournals.org/
Résumé de l’étude repris dans Forêt-Mail N°82 :
« Ces dernières années, un intérêt grandissant pour la sylviculture proche de la nature se fait sentir dans le monde forestier scientifique. Cependant, les bases économiques de cette sylviculture n’ont pas encore été bien développées. Certains scientifiques et praticiens ne voient pas l’intérêt de justifier cette sylviculture du point de vue économique car elle surpasse le système classique en ce qui concerne les services écosystémiques qu’elle procure. En effet, la plus grande qualité de cette sylviculture réside dans sa capacité à remplir les exigences de multifonctionnalité.
Une étude a été réalisée en Autriche pour déterminer si le système de forêts équiennes et de coupes à blanc constitue la stratégie sylvicole optimale en présence de risque. L’étude s’est basée sur une revue de littérature et une approche par modélisation. Une vingtaine de stratégies sylvicoles alternatives ont été testées. Le modèle utilisé est un modèle économique basé sur l’évitement du risque et la « théorie moderne du portefeuille » (théorie financière décrivant
comment des investisseurs utilisent la diversification afin d’optimiser leur portefeuille). La notion de VaR (valeur sous risque) est utilisée comme outil de gestion des risques : une valeur de VaR est calculée pour chaque stratégie sylvicole testée.
Les résultats montrent que la plus grande valeur de VaR (et donc correspondant à la stratégie impliquant le moins de risque) est attribuée à une stratégie caractérisée par un traitement diversifié, en présence de plusieurs espèces et d’une période de régénération supérieure à 70 ans. La conclusion de l’étude stipule que le système classique de forêts équiennes et de coupes à blanc ne constitue pas le choix optimal lorsque sont considérés les aspects économiques
liés à l’évitement du risque. Dans l’optique des incertitudes liées au climat, la sylviculture proche de la nature est donc conseillée surtout aux petites propriétés forestières. [C.S.] »
Etude citée en référence : « Roessiger J., Griess V. C., Knoke T. [2011]. May risk aversion lead to near-natural forestry ? A simulation study. Forestry 84(5) : 527-537 (11 p., 3 fig., 2 tab., 65 réf.). »
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PostHeaderIcon Pro Silva à FOREXPO

Un oubli (18 septembre 2012) :

Pardon !

J’avais complètement oublié de dire un mot de notre aventure à FOREXPO.

Voici d’abord quelques photos du stand et de notre équipe.

 

Ont participé à l’organisation du stand, ainsi qu’à sa tenue, à son montage et à son démontage :

Mireille LAFFORT, Sven AUGIER, Éric CASTEX, Loïc BRODUT, Gilles TIERLE, Franck DEYRES, Philippe MORA, Hervé DUBOIS, et votre serviteur.

Merci à tous !

Les Gaulois dans Rome (petit compte-rendu de notre folle équipée). 

Sur l’ensemble de notre opération-commando, je suis très satisfait, et je crois que tous les Gaulois le sont aussi. Un mot sur cette équipe : parfaite ! Neuf personnes aimables, dévouées, et bien coordonnées, qu’on peut remercier très sincèrement. Très bonne entente entre nous. Le stand était sympa, très attrayant, et il a bien marché. Nous avions du monde en continu, sauf quelques pauses de temps en temps, alors que les autres stands ne se remplissaient qu’à l’heure de l’apéritif ! À l’heure de l’apéritif, notre stand continuait d’être accueillant grâce à plusieurs potions magiques bien fraîches (dont un graves rosé produit en bio par des cousins de Didier Müller, le Bichon-Cassignols).
  
On a fait quelques ventes de documentation et de livres, de nouvelles adhésions, et récupéré un bon nombre d’adresses (pas autant qu’on aurait pu le souhaiter, car les Gaulois souffrent d’une certaine timidité sur le plan commercial, et manquent de l’agressivité chronique qui fait le succès des vrais marchands). Certains contacts ont cependant été extrêmement riches, notamment avec divers organismes, divers sylviculteurs, et avec toute une flopée de personnes intéressées. Extrapolant à partir du nombre de gens avec qui j’ai été moi-même en contact pendant ces trois jours, on peut supposer que ce sont autour de 500 personnes qui se sont arrêtées au stand. Autant de petites graines prêtes à germer dans l’esprit des forestiers…

Une observation marrante : en passant dans l’allée, les légionnaires Romains, les tribuns, et les centurions tournaient la tête vers notre stand avec intérêt (et beaucoup d’entre-eux s’arrêtaient même un moment pour discuter avec nous), alors que leurs généraux et leurs officiers, eux, tournaient tous la tête systématiquement à l’opposé pour regarder de l’autre côté (notamment Yznogourg et le Grand Patagourou pris, grâce au petit bout de notre lorgnette magique, en flagrant-délit de « coup du mépris ») ! C’était très rigolo, vous avez loupé quelque chose… mais ces Romains nous ont quand même beaucoup déçus. En réalité, ce n’était pas du tout les glorieux combattants qu’on imagine. Ils étaient au contraire pleutres et couards. Nous exigeons des troupes fraîches !

Notre conférence s’est bien déroulée. Sven Augier (notre conférencier au pied-levé) a très bien brossé la situation. Un des participants m’a dit qu’il l’avait trouvé extrêmement clair et qu’il était très satisfait. Malheureusement, nous n’avions la salle disponible que pour une petite heure. Les Romains n’y avaient missionné qu’un ridicule bataillon réduit à deux personna grata : le grand Jidécrusus, général-en-chef, accompagné d’Incognitus, son fidèle lieutenant. Tous deux sont en poste chez CAFSA S.A.. À notre conférence, aucun Romain issu des camps retranchés du Syndicat, ni du C.R.P.F., ni de Santa Murfit, ni de Mal-Gachecogne, ni des E.T.F., ni d’aucune des autres garnisons pourtant toutes très proches… On a réussi à remplir une bonne partie de la salle, bien que les gens ne soient arrivés que tardivement à cause du mauvais horaire qui nous avait été attribué : 14 heures, pile à la fin du déjeuner. Beaucoup de participants à la conférence ont probablement été obligés d’engloutir le fromage au lance-pierre et de s’ébouillanter avec le café !

Les deux émissaires du camp CAFSA S.A. auraient pu représenter une menace réelle. La présence de Jidécrusus et de son lieutenant m’a d’abord parue inquiétante, car c’est bien la première fois qu’un général-en-chef pointe le nez chez nous, allant même jusqu’à faire mine de nous écouter, presque comme si on existait vraiment ! J’étais persuadé qu’il avait en tête de nous bombarder de questions tordues, de tirs de catapulte et de boules puantes maléfiques. En fait, au lieu de s’acharner à nous mitrailler de son joystick, il n’a pas moufté. Obélix en fut tout dépité. Jidécrusus est sorti plusieurs fois de la salle, téléphone à l’oreille et tronche en biais et puis, à la dernière fois, il n’a pas reparu. Son lieutenant roupillait discrètement au premier rang mais enfin bon, monter au front juste pour roupiller, c’est pas du jeu ! Au moment de conclure la conférence, ils ont fait dire par Mellitus, leur légionnaire chargé d’espionner Pro Silva, qu’on nous laisserait volontiers le droit de vivre à condition qu’on reste en marge des puissances établies et qu’on ne vienne pas leur casser la boîte à pépettes (ce qui, dans leur langue châtiée, se dit : « il y a diverses sylvicultures possibles, il suffit de nous accorder »).

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Pour vous rendre à FOREXPO :

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Dernières nouvelles (16 mai) :

C’est bientôt !

 On se met en ordre, on se compte, on organise les gardes, on affûte les épées, on ajuste les casques,

on révise la recette de la potion magique, on décore le village, on se frise les moustaches…

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Pro Silva se prépare pour FOREXPO.

Rendez-vous au petit village gaulois, vous savez, le stand où on parlera de forêt.

Même les Romains sont invités.
 

 

Retenez les mercredi 6, jeudi 7, et vendredi 8 juin.
 
Passez nous voir au stand A31 et, surtout,
ne loupez pas le débat qui aura lieu
à 14 heures le jeudi 7 dans la salle de conférence.

Ce sera l’occasion d’adhérer à Pro Silva (à partir de 15 €), d’acheter notre D.V.D. (les courts métrages en mémoire de Didier Müller), de participer à un jeu (à gagner : une visite forestière très spéciale), de piocher de la documentation, de consulter des spécialistes, d’acquérir des références techniques et économiques, de faire le point sur le bois-énergie, de découvrir comment faire des pins de 60 ans en 45 ans seulement, de comprendre comment récolter l’équivalent d’une coupe rase mais en gardant vos arbres sur pied, comment augmenter la rentabilité de votre forêt, comment travailler moins pour gagner plus

Bienvenue à tous !

 

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Annonce du 10 décembre 2011 :

Pro Silva aura son stand à FOREXPO !

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FOREXPO, c’est le grand salon européen de la forêt, et ça a lieu tous les 4 ans en Aquitaine.

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La prochaine édition se tiendra à Mimizan en juin 2012.

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Il y aura des démonstrations d’abatteuses aux têtes énormes en plein travail, de porteurs avec plein de roues partout, de broyeurs de souches, de débroussailleurs multi-tonnes, de déchiqueteurs, de triturateurs, de tracteurs avec des biceps plein les bras, et de plein d’autres grosses machines pétaradantes et infernales…

Promis : ce sera un carnage de taille ultra-mondiale…

mais…

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… mais face aux monstres,

à côté du vacarme,

en marge du cataclysme,

planant au-dessus des orgies de gazole :

notre petit tout petit petit stand,

le stand de Pro Silva.

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Venez.

Pour nous trouver, demandez le petit village gaulois.

On vous offrira une gouttiche de potion magique.

Ce sera rustique, mais très chic, et puis nous, au moins,

on parlera de forêt !

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PostHeaderIcon Deux formations

Pro Silva organise deux formations au martelage

sur le pin maritime :

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1)- « Découverte et initiation à la sylviculture continue, irrégulière et proche de la nature ».

Cette initiation se tiendra en Gironde les 28 et 29 février 2012.

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2)- « Perfectionnement appliqué au martelage en irrégulier ».

Ce perfectionnement se tiendra en Gironde aussi, les 1er et 2 mars 2012.

Pour tout renseignement, adresser un message à Nicolas LUIGI :

Nicolas.Luigi@ProSilva.fr

ou bien : 04.94.60.95.44

ou encore : 06.22.86.23.21

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Cette semaine de quatre journées successives de formation professionnelle

sera clôturée le 3 mars

par la troisième Matinée Pro Silva

(cf. annonce sur un article spécial).

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PostHeaderIcon Troisième Matinée Pro Silva

Conclusion (4 mars) :

mini-synthèse

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Alain Givors et Nicolas Luigi ont présenté l’association Pro Silva, puis les principes généraux de Pro Silva en matière de foresterie : préservation des écosystèmes, maintien du couvert en continu, dosage du capital sur pied, respect des équilibres naturels, utilisation de l’automation biologique, priorité à la régénération naturelle, respect du rôle particulier de chaque sujet, calcul des prélèvements (en volume et en fréquence), etc..
 
Cette approche permet d’aborder n’importe quelle forêt dans sa situation initiale pour l’amener progressivement vers la situation équilibrée qu’on souhaite atteindre. Les situations initiales peuvent être extrêmement différentes : stations diverses, âges divers, fertilités diverses, essences diverses, pures ou mélangées… Quant à la situation d’équilibre qu’on se donne comme objectif, elle peut être variable également mais, une fois atteinte, elle est censée rester pérenne en oscillant autour d’un point d’équilibre. Cet objectif se calcule à l’aide d’une formule rudimentaire et à partir de quelques critères simples, de même que la durée pour l’atteindre.
 
Alain et Nicolas nous ont expliqué tout ça avec beaucoup de clarté, en mettant fortement l’accent sur la production de bois de haute qualité. La foresterie pratiquée par Pro Silva permet de se projeter sur de très longues durées et de s’adapter au mieux aux aléas qui nous menacent (changements climatiques, attaques parasitaires, tempêtes…). Les forêts issues d’une telle sylviculture sont peu artificialisées. Le capital génétique de chaque espèce demeure très riche et conserve donc les meilleures capacités d’adaptation aux changements du milieu. Toutefois, c’est sur le plan économique que les résultats sont les plus séduisants (du moins pour le propriétaire !).
 
Le débat a ensuite été ouvert avec des questions variées correspondant aux origines très diverses des participants (ingénieurs forestiers, experts, gestionnaires, propriétaires, entrepreneurs de travaux, naturalistes, simples curieux…). La question de la politique forestière a été abordée, critiquée, bousculée, et même malmenée, lorsqu’on a évoqué la façon dont les subventions établies en Aquitaine après l’ouragan Klaus ont été conçues. De toute évidence, ces subventions ont été rédigées dans le seul but de préserver la partie industrielle de la filière forestière locale. L’exemple de certaines dispositions particulièrement choquantes a été avancé, au grand étonnement de tous.
 
Je tiens à apporter une précision pour les gestionnaires forestiers : la Sylviculture Naturelle et Continue© (spécifique au Massif Landais et au pin maritime) ne va pas aussi loin que l’approche de Pro Silva. Elle s’en inspire fortement, mais se contente du traitement régulier, auquel elle apporte cependant de significatives améliorations.
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Dernière heure (3 février) :

Il reste quelques places pour la troisième Matinée Pro Silva

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C’est bientôt : inscrivez-vous vite !
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Lieu de rendez-vous aux Pijoulets (Hostens)
On commencera à 9 heures
Fin prévue vers midi
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À peine est achevée la deuxième Matinée Pro Silva qu’on prépare la troisième.
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Prévenez vos agendas :
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Le samedi 3 mars 2012 :

Troisième Matinée Pro Silva

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Ce sera en Gironde, en présence de notre Président (Alain GIVORS),
de notre Délégué Général (Nicolas LUIGI)
et de quelques autres personnalités.
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Nous nous préoccuperons d’un sujet anodin :
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L’avenir de la foresterie landaise.
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N’oubliez pas de vous inscrire, car le nombre de places sera limité.
Participation : 10 € (gratuit pour les adhérents).
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PostHeaderIcon Un raccourci net et précis

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La S.N.C.

c’est quoi ?

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Ben en fait, c’est simple !

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La Sylviculture Naturelle et Continue©

 c’est tout bête : ça consiste à

travailler moins pour gagner plus !

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Cette définition m’a été gracieusement soufflée par le Petit Nicolas !

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PostHeaderIcon Un peu de poivre avec votre carbone ?

Régalons-nous de ces quelques grains de poivre vert pimentés au carbone.

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C’est un papier signé Sosténi.

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PostHeaderIcon Encore un (nouveau ???) colloque !!!

L’avenir de la forêt…

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Ouais, bon…

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Ces messieurs organisent encore un nouveau colloque. Nouveau !


Nouveau ?

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Ouais, bon, ils vont réfléchir…

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Ils « travaillent de concert pour préparer la forêt de demain »…

Mon œil !

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C’est organisé par la bande des quatre : le loup, le renard, l’ours et le sanglier…


… mais aucun représentant des sylvicultures alternatives n’est invité.

Alors je parie qu’on peut en prédire la conclusion :

« Continuons comme avant : la forêt de demain devra être industrielle. »

Inutile de faire une montagne grandiose pour accoucher d’une souris pareille !

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Ces messieurs vous recevront le 25 novembre à Bordeaux,

en leur Château de Région, 14 rue François de Sourdis.

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Allez-y, je suis sûr que vous allez vous marrer à cette farce.

Il y aura des discours sérieux, des exposés filandreux, un déjeuner gratos, et de l’argent public,

mais attention : l’inscription est en anglais (autrement dit : c’est réservé au club !).

(http://www.efiatlantic.efi.int/portal/events/colloque_for_t_aquitaine/inscription_colloque_for_t_aquitaine_/)

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Les mêmes qui ont conduit la forêt à la ruine vont se racheter

par une fuite en avant.

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PostHeaderIcon La S.N.C. – Présentation à télécharger

Petite présentation de la S.N.C.©

à l’intention des forestiers désespérés

1)- Téléchargez le texte ci-dessous…

 

2)- Puis téléchargez la présentation illustrée

(attention : le téléchargement peut être un peu long, car ce fichier est assez lourd).

Ces deux documents se complètent.

Il s’agit de la présentation que j’ai été invité à faire

au Domaine de la Chapelle, à Preignac, le 16 septembre dernier,

lors du colloque intitulé “L’Arbre et la Vigne“.

Faites-en profiter vos amis du monde entier !

 

 

 

PostHeaderIcon Pro Silva : des nouveautés pour 2012

Quelques nouveautés pour 2012

à découvrir dans le nouveau bulletin d’adhésion :

En vrac :

des réductions,

diverses possibilités d’adhésion (dont deux à prix réduit),

des offres de formation,

et surtout

(le projet n’est pas encore abouti, mais nous avons bon espoir qu’il le sera avant la fin de cette année) :

la reconnaissance de mission d’utilité publique

pour l’association Pro Silva !

Dès que cette reconnaissance sera effective,

il sera alors possible de bénéficier

d’une réduction fiscale des deux tiers de la cotisation.

Par exemple, la cotisation normale de membre actif (45 €) ne coûtera en réalité que 15 € !

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PostHeaderIcon Deuxième Matinée Pro Silva

Malgré les vacances, la deuxième Matinée Pro Silva a réuni une dizaine de participants, formant un groupe dynamique. Hervé Le Bouler a malheureusement été empêché à cause d’une panne de voiture, mais les discussions ont cependant été riches et intéressantes. Bien que je n’aie pas eu le temps de le préparer aussi bien que je l’aurais souhaité, l’aide-mémoire ci-dessous permet de se faire une petite idée de la teneur des débats.

La date choisie (le 29 octobre 2011) correspondait à l’anniversaire

de la rencontre organisée en 2010 à la mémoire

de notre ami disparu Didier MÜLLER.

Une pensée pour lui.

Aide-mémoire à télécharger :

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Dernière heure (22 octobre)

Présence annoncée de deux professionnels de haut niveau :

- un spécialiste de la futaie irrégulière, expert forestier, venant de Franche-Comté : Olivier Segouin

- et un scientifique de renom, aux multiples spécialités (biodiversité forestière, direction de pépinière, botanique, aquaculture, enseignement, recherche) : Hervé Le Bouler

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Aujourd’hui (15 octobre)

Il reste encore des places…

… mais inscrivez-vous sans tarder.

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La deuxième

Matinée Pro Silva

aura lieu à Hostens et à Louchats

le 29 octobre 2011

sur le thème suivant :

Amélioration génétique et terrain : quelques exemples

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Prix de la matinée : 10 €

Gratuit pour les membres de Pro Silva

Nombre de places limité

Attention : réservation obligatoire

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Inscriptions par courriel à :

Jacques.Hazera()Pijouls.com

ou bien par téléphone au :

05.56.88.55.72

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PostHeaderIcon Lettre à des forestiers Bavarois

Voilà, c’est fait :
j’ai eu mes forestiers Teutons. 2 juin, journée pleine, comme il était prévu.
Ils étaient enchantés. Je leur ai tout montré. Ils ont même insisté pour voir mes pins sylvestres.
Ils se sont dits choqués des journées précédentes : on ne leur a montré
que des pins aux hormones, des champs d’arbres sans vie, et des usines à pâte.
En partant ils m’ont fait cadeaux et compliments dont un beau tonnelet d’une bière précieuse,
heureux d’avoir enfin, dans le Massif Landais, pu voir de vraies forêts !
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Dernière minute :
L’affaire des concombres masqués !
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Le Donjon ne supportait pas l’idée que les forestiers Bavarois viennent visiter ma forêt :
strictement verboten !
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Pourtant, les Deutsch, j’ai pris contact avec eux (voir plus bas le courrier que j’ai adressé à leur Présidente),
et justement : ils avaient grande envie de venir.
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Alors le Grand Patagourou, plus retors que jamais,
s’est procuré au fin-fond de l’Espagne
une cargaison de concombres empoisonnés
qu’il a expédiés aux Allemands.
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Pauvre Patagourou, c’était peine perdue !
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Nos amis Bavarois viennent quand même.
Ils ne sont pas morts, pas tous, et ils seront jeudi chez moi.
Ils verront mes régénérations naturelles et mes pins de 100 ans.
Je leur parlerai du Donjon, du SSSOviêt Suprêm,
du Grand Patagourou et de son compère Yznogourg,
de la Pravda-de-Gascogne.
Je leur parlerai du pays, quoi.
Mal gucken, wie Sie einfach die Sache sehen !…
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Sehr geehrte Frau W.,
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Durch einem Telefongespräch mit M. B. in Februar hatte ich erfahren, daß Sie eine Reise nach Süd-Frankreich gerade vorbereiten für Ihre Bayerishe Gruppe von Förstern.
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Mein eigener Wald findet sich gerade in dieser Region, wo Sie reisen werden, bzw. in Hostens (10 km entfernt vom Autobahn). Ausserdem, mein Wald ist seit einingen Jahren jetzt, nach Pro Silva Regeln geführt. Dieses Typ von Waldwirdschaft öffnet, meiner Meinung nach, riesige Zukunftsperspektiven für uns, besonders nach Orkäne wie Klaus (2009) hier im Süd-Westen. Bei mir sind zu beobachten viele Beispiele, wie die natürliche Wiederwaldbau ganz einfach und sparsam sein kann, oder was für schöne und dicke Kiefer wachsen können… die heute noch stehen !
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Deshalb hätte ich Sie so gerne in meinen Wald ein Paar Stunden empfangen.
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Leider habe ich von B. erfahren, daß sogar ein kurzes Moment von Freiheit nicht mehr übrig bleibt für Sie in der Zeit ihrer Reise. Falls manche Leute trotzdem einige Interesse hätten für so eine alternative Wirtschaft wie meine, erlaube ich mich einige Bilder beizulegen. Eventuell, können Sie mir alle Fragen stellen durch Internet : ich werde mein Bestes tun zu antworten.
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Ich bitte um Entschuldigung für mein Deutsch !
Mit besten Grüßen,
Jacques Hazera
Expert Forestier
Vice-Président de Pro Silva France
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Traduction pour les francophones :
Chère Madame W.,
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Lors d’une conversation téléphonique avec M. B. en février, j’avais appris que vous étiez en train de préparer pour votre groupe de forestiers Bavarois une visite en Aquitaine.
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Ma propriété personnelle se trouve justement dans cette région, près des lieux que vous allez visiter (plus précisément à Hostens, à une dizaine de kilomètres de l’autoroute). De plus, ma forêt est gérée depuis quelques années maintenant selon les principes de Pro Silva. Ce type de gestion forestière ouvre, à mon sens, d’énormes perspectives d’avenir pour nous-autres, particulièrement après des sinistres tels que l’ouragan Klaus (2009), ici en Aquitaine. On peut observer dans ma forêt de nombreux exemples de régénération naturelle obtenue facilement et à peu de frais, ainsi que de beaux et gros spécimen de pins adultes… encore debout aujourd’hui !
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Voilà pourquoi j’aurais été heureux de vous recevoir quelques heures chez moi.
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Malheureusement, j’ai appris par B. que vous ne disposiez même plus d’un petit moment de liberté dans l’organisation de votre voyage. Cependant, au cas où quelques personnes seraient intéressées par une gestion alternative telle que celle que je pratique, je me permets de joindre quelques photos à ce message. Vous pouvez éventuellement me poser toutes sortes de questions par Internet : je ferai mon possible pour y répondre de mon mieux.
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Je vous prie d’excuser mes fautes d’allemand !
Avec mon meilleur souvenir,
Jacques Hazera
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PostHeaderIcon Le pin maritime – Témoignage

Peut-on, avec le pin maritime, faire mieux que de la palette ?

Un témoignage dans le n° 48 de La Lettre de Pro Silva :

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La Lettre de Pro Silva - N° 48 - Extrait - Vignette

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PostHeaderIcon Naissance d’un voilier ancien : le Didier Müller

30 mai 2014

Trois nouvelles vidéos :

Défonceuse, tenons, mortaises et collage du longeron L1

Visible uniquement par les spécialistes de la colle à bois

Réservé exclusivement aux spécialistes des colles et cisaillements

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25 mai 2014

Une nouvelle vidéo :

Travail sur le gabarit et sur les longerons

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21 mai 2014

Deux nouvelles vidéos :

Préparation de la quille et pose des tasseaux

Courbe de la proue et rabotage

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10 mai 2014

Quelques photos de notre avancement :

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Voir la page consacrée par

Daniel Radigon au Bac à Voile

(contient toutes les vidéos) :

La chaîne dédiée au Bac à Voile

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7 mai 2014

C’était le 15 août 2013 :

Choix des plateaux

Travail payé double

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5 avril 2014

Encore une vidéo :

Les secrets de la dérive

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22 mars 2014

Deux nouvelles vidéos :

Découpage de l’étrave

Assemblage des trois éléments de la quille (avant, puits de dérive, et arrière)

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27 février 2014

Une nouvelle vidéo de Daniel :

Traçage et débitage

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27 décembre 2013

Quelques nouvelles du Didier Müller (signées Daniel Radigon) :

Interview de Frédéric

Gruminette

Installation du chantier

Briefing sur la dérive

Dégauchissage de l’acacia

Délignage de l’âme de la dérive

L’âme de la dérive

2° couche d’acacia en accéléré

Décoffrage de la 2° couche de la dérive

Fabrication du puits de dérive

Assemblage des flancs du puits de dérive

Tests de collage

Soirée saumon

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11 janvier 2013

Les vœux du Capitaine au Président du Pierre Mallet :

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8 septembre 2012

Quelques nouvelles :

Le vent est bon, la mer est belle et l’air est sec, tiens bon la barre, vire au guindeau et hisse et haut…

 … ça y est ! Depuis quelques semaines, on a rassemblé nos marteaux, on a réuni nos chignoles, on a trié nos rabots, on a groupé nos forces, on a stocké des bières et on a construit… l’atelier. Avant de s’attaquer vraiment au bateau, il reste encore à y bâtir le ber. Ensuite, il faudra y poser les longerons, puis fixer les traverses, puis clouer les membrures, puis river les bordés…

L’ancre ça y est : on l’a déjà.

Le mât sera en mélèze bien entendu, mais on va bientôt commencer en s’attaquant à la dérive, toute en acacia bien-sûr.

Demain, on va transporter vers l’atelier une partie des sciages : que les bois courts (ceux de 3,50 m).

Bref, on s’apprête à larguer les ciseaux !

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1ᵉʳ septembre 2012

Des nouvelles du bac :

Vers la mi-juillet, nous avons commencé à nous mettre en chantier.

En réalité, il ne s’agit pour l’instant que de construire et aménager l’atelier qui servira à la construction du Didier Müller. Nous nous retrouvons un soir par semaine, à Joué, et nous installons des solives, nous posons du plancher, nous clouons des planches, essayons de téléphoner à Gilles, faisons courir des fils électriques, fixons des néons, branchons des câbles, réglons des machines, organisons les étapes, préparons le ber, tentons de joindre Gilles, discutons des choix importants, jouons du marteau, loupons les clous, perdons des doigts (l’un d’eux est déjà célèbre : « le pouce du jeudi ! »)…

Ensuite, nous rassemblons les bouteilles fraîches et les mets frugaux apportés par les uns et par les autres, nous grillons la saucisse, nous posons nos augustes autour de la table et, programmant des tournées d’apprentissage, des visites d’espionnage chez nos rivaux, et des actions-commando pour leur arracher leurs secrets, nous devisons tranquillement dans la douceur de la nuit sur nos futurs faits d’armes, envisageons passionnément de glorieuses régates et de célèbres traversées, tentons de téléphoner à Gilles, et nous octroyons à l’unanimité une nouvelle rasade.

Gilles, si tu lis ça, appelle-nous ! Il nous manque encore un bel acacia ! J’suis sûr que t’en as un…

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21 mai 2011

Quelques nouvelles :

Bon, on a un peu avancé dans nos travaux depuis le dernier article (voir : http://www.pijouls.com/blog/jacques-hazera/sylviculture/pin-maritime/2011/02/06/lancement-dun-voilier/).

Les bois sont sciés, rangés, mis sur taquets, liés : prêts à sécher.

Et, pour vous donner quelques nouvelles, voici la lettre de remerciements

que le Capitaine a adressée récemment aux gens du Pdt Pierre Malet :

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6 février 2011 :

Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de nos gros bois de belle qualité,

puisque les industriels n’en veulent pas ?

(lire à ce sujet : http://www.pijouls.com/blog/jacques-hazera/sylviculture/pin-maritime/2010/11/07/reconnaissance-officielle/)

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Eh bien, nous allons les utiliser nous-mêmes !

Avant-hier, vendredi 4 février, à bonne lune donc, nous avons mis en chantier le démarrage d’un projet à long terme :

la construction d’un voilier en pin maritime, chêne, et acacia.

Il s’agira précisément d’un Bac à voile de 11 mètres qu’on mettra à l’eau à Belin, au Pont de Mesplet, afin de le convoyer jusqu’au Bassin d’Arcachon par l’Eyre.

On n’en est pas encore à la naissance de notre voilier ancien, mais déjà à sa conception.

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Avec l’aimable autorisation de son propriétaire, nous sommes allés prendre les mesures

de notre modèle, ami, et concurrent de toujours des 18 heures d’Arcachon :

le Président Pierre Mallet (11,90 m),

mouillé au port d’Arcachon au ponton des bateaux anciens.

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Ensuite, nous avons abattu deux pins de 28,50 mètres et 29 mètres,

pas très loin d’être centenaires et toujours gaillards.

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Nous en avons tiré des billes de pied de 11,50 mètres et 10,50 mètres,

ainsi que quelques autres menues broutilles.

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Un peu plus loin, nous sommes allés sacrifier un chêne pédonculé

qui nous a donné une jolie bille de 4 mètres, très propre.

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Voilà les ingrédients de base de notre futur bac à voile

que nous baptiserons probablement

Le Didier Müller.

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On se dit que c’est vraiment dommage que l’industrie ne veuille pas s’amuser avec nos jouets,

car il y a vraiment de chouettes trucs à faire avec…

mais tant-pis pour elle !

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On va scier tout ça au mois de mars, puis mettre à sécher nos sciages jusqu’à la mise en chantier de la construction.

Première régate : les 18 heures d’Arcachon vers 2016 ou 2020.

Je vous tiendrai au courant de tout…

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En attendant, merci à messieurs Péres et Sanz, gens de mer et du Pierre Mallet, pour les conseils qu’ils nous ont donnés,

et à Jean Lacoste pour ses encouragements et sa proposition spontanée de nous prêter main forte en cas d’avarie lors de la construction.

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PostHeaderIcon Le pin, le bois, le bleu, et nous

Question d’un étudiant :

M. Hazera,

Je suis étudiant à la Sorbonne à Paris en licence de design.

Dans le cadre d’un projet sur le pin maritime, je m’intéresse à cette essence, notamment aux caractéristiques de son aubier, comme la vulnérabilité aux champignons, insectes… À Paris, des fournisseurs de bois m’ont indiqué que l’aubier était le plus souvent éliminé pour la fabrication de planches par exemple, du fait de sa fragilité. Ils m’ont même dit que le transport d’aubier non traité était interdit pour Paris, et qu’il était traité directement sur le lieu de production.

Je voulais savoir si cela était vrai. Un producteur Landais de pin maritime m’a affirmé le contraire. Ce même producteur m’a expliqué que, dans son exploitation, son processus de fabrication absorbe l’aubier et le duramen, la séparation étant impossible.

Vous évoquez la monoculture intensive, qui entraîne des modifications structurelles du bois, et le fait que l’aubier ne peut être retiré. Pensez vous que les différences que je constate dans les propos que j’ai recueillis peuvent provenir de ces différences de pratiques ?

Je vous remercie pour les éclaircissements que vous pourrez m’apporter.

Bien cordialement.

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My answer :

Cher Monsieur,

Merci de votre message, qui tombe très bien.

Ce que l’on vous a dit à Paris serait presque idéal, mais ne correspond pas aux pratiques réelles (du moins pour ce qui concerne le pin maritime).

- L’idéal serait d’éliminer l’aubier du bois lors de sa mise en œuvre… pour tous les bois. L’aubier est fragile et peu durable pour toutes les essences, même les plus résistantes, acacia et teck inclus, la seule partie vraiment noble étant le bois parfait.

- Malheureusement, cette pratique tend à se perdre pour de nombreuses essences et, concernant le pin maritime, elle est aujourd’hui totalement abandonnée.

L’aubier de toutes les essences est sensible aux champignons et aux insectes. L’aubier, partie vivante de l’arbre, contient quantité de réserves nutritives potentiellement utilisables par ces dégradeurs divers. Le duramen, lui, est le résultat d’un processus interne de transformation chimique et de colmatage des vaisseaux qui aboutit à rendre ce bois peu attractif et peu accessible. Les bois à aubier non différencié (peuplier, sapin et épicéa par exemple) restent plus fragiles du fait que ce processus de duraminisation ne se produit pas, ou pas de façon complète me semble-t-il (point à vérifier).

L’économie moderne pousse à raccourcir les cycles de production, et la sylviculture n’y échappe pas. De ce fait, au lieu d’attendre que le pin maritime ait atteint sa maturité, on le coupe avant terme, et le bois parfait… est encore loin de l’être. Comme on accélère la croissance dès la plantation, il contient une forte proportion de bois juvénile (le bois produit au cours des 10 à 15 premières années de vie de l’arbre), de qualité inférieure. Et comme les utilisateurs ne proposent que des prix très peu attractifs pour les gros pins, le sylviculteur préfère couper ses bois en herbe, lorsqu’ils sont encore jeunes (autour de 40 à 45 ans) et de volume faible (autour de 1 mètre-cube). En outre, la sylviculture moderne coûte de plus en plus cher, ce qui pousse également les producteurs à raccourcir les cycles de production. Ils considèrent aussi que des arbres qu’on laisse vivre longtemps sont davantage sujets à subir divers dangers (tempêtes par exemple), même si ce risque est bien loin d’être confirmé par les faits. Dernier point : on ne se préoccupe plus du tout non plus de la période de coupe. L’abattage se pratique tout au long de l’année, en toutes saisons et en tous temps. Les sols en sont victimes (à cause des engins de plus en plus lourds qui y circulent, même dans les périodes où ces sols sont les plus fragiles), mais la qualité du bois en est victime aussi, notamment sa résistance aux champignons et aux insectes car, comme vous le savez certainement, du bois coupé en bonne saison et en bonne lune est bien plus durable que ce même bois coupé à d’autres moments de l’année… mais ce qui commande maintenant aux arbres, ce sont les machines : leur prix est tellement énorme qu’elles doivent impérativement tourner à plein rendement pour enrichir leurs constructeurs et les organismes de prêt fnancier.

Tout cela est à mon avis extrêmement discutable, voire même largement erroné. C’est faire fausse route que de choisir toutes ces options. Dans des arbres de faibles dimensions, par exemple, il n’est pas possible de purger l’aubier car, si on le purge, il ne reste plus alors que très peu de bois parfait utilisable, encore ce dernier contient-il en son centre une grosse partie de bois juvénile. C’est tout à fait possible de purger l’aubier sur des arbres de grosses dimensions, mais pas sur les jeunes blancs-becs qu’on utilise de nos jours. C’est un obstacle économique, pas technique.

Le pin maritime contient une forte proportion d’aubier : pour des pins de 40 ans, il peut être de l’ordre d’un tiers du rayon, voire plus. En volume, cela représente une proportion encore bien plus importante. Sur un arbre d’une quarantaine d’années, c’est donc l’aubier qui est prépondérant dans la masse de bois. Lors des sinistres comme ceux que nous avons subis récemment (les ouragans Martin et Klaus), cet aubier commence à bleuter progressivement à partir de la fin du printemps, lorsque l’alimentation en eau devient déficiente (à cause des racines endommagées) pour répondre aux besoins de l’évapotranspiration. La dégringolade du prix du bois, dès le lendemain de chaque tempête, a comme prétexte ce bleu, cette dégradation de l’aubier, qui n’est pourtant pas technologique mais seulement esthétique, et qui ne se produit que longtemps après (plusieurs mois après le sinistre).

Voilà pourquoi votre message tombe bien : je rève d’un designer qui mettrait au goût des consommateurs les belles veines du bois bleu ! On m’a dit que, en Savoie (c’est un Savoyard qui me l’a dit), le bois bleu du sapin se vendait à meilleur prix que le bois blanc, c’est-à-dire vert… j’espère que vous me comprenez ! Autrement dit, tout cela n’est qu’une question de mode, mais nous autres producteurs de pin maritime, ici, nous en payons très cher les conséquences, car l’effondrement est énorme : les prix sont, au bas-mot, divisés par cinq, souvent par dix !

Pardon pour la longueur, mais j’espère avoir répondu à votre question et, au cas où vous souhaiteriez vous attaquer au marketing du bois bleu, je suis à votre service… mais devenez célèbre : ça aidera !

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PostHeaderIcon Retournons le labour sans états-d’âme

Un ami forestier m’a récemment écrit ceci :

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Pour le labour voici ce que j’avais relevé :

L’objectif du labour est de :
1- Démembrer le feutrage de rhizomes dense de la molinie.
2- Assurer un bon mélange des horizons superficiels afin de réactiver l’humus brute et augmenter la rétention en eau.
3- Enfouir l’acide phosphorique pour le rendre disponible pour les racines.
4- Ameublir sur 30 cm de profondeur afin de faciliter l’enracinement des plants provenant des pépinières (en bleu c’est ce que j’ajouterais).
Plus tu investis dans du matériel sélectionné et plus tu dois préparer le sol afin de valoriser les potentiels sols et plants.

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Voici ma réponse :

Voici ce que m’inspirent les quatre objectifs que tu indiques au sujet du labour.

  1. Démembrer le feutrage de rhizomes dense de la molinie : je suis d’accord, et je crois même que c’est la fonction la plus ancienne, la plus universelle et la plus judicieuse du labour, molinie ou pas. C’est d’ailleurs ce qu’affirme Dominique Soltner : ‘On aurait pu croire que le travail millénaire des paysans a eu pour but d’ameublir le sol pour permettre aux racines de leurs cultures de s’y installer. Il n’en est rien. L’agriculture a été dans les siècles passés l’art de ne pas cultiver le sol, autrement dit de laisser la plante se débrouiller pour pénétrer le sol, l’essentiel étant de lui fournir un sol dégagé.‘ N’empêche que le labour à 30 ou 35 cm de profondeur descend en réalité bien au-delà de la rhizosphère des graminées : environ 2 à 3 fois plus profondément (cf. les photos ci-dessous). Là, il y a donc excès de zèle. D’autre part, pourquoi labourer tous les types de sols, même ceux où la molinie est absente ? Pourquoi labourer les sables purs ?
  2. Assurer un bon mélange des horizons superficiels afin de réactiver l’humus brut et augmenter la rétention en eau : à mon sens, le sol qui a le meilleur fonctionnement, c’est celui qui n’a subi aucune perturbation (aucun tassement par exemple). Labourer le sol ne peut être réparateur pour sa structure que dans le cas où on l’aurait abîmé auparavant (par exemple : exploitation de coupe rase avec un gros porteur circulant en tous sens). Bernard Jabiol dit : ‘Le labour peut être indispensable… si on a tout détruit et compacté avant !‘. C’est grâce à une bonne structure que la rétention en eau sera la meilleure (la macro-porosité). En l’émiettant après l’avoir retourné, on lui redonne provisoirement un semblant de structure, mais ce semblant de structure qu’on lui redonne artificiellement n’est pas du tout idéal : au lieu d’être ‘structuré‘, il en ressort ‘soufflé‘. La véritable structure d’un sol est le résultat d’un lent processus, et il ne la tient que de la vie qu’il abrite : racines des plantes, vers de terre, micro-faune, etc.. Si cette vie est absente, c’est dû généralement à l’excès d’acidité ; or ce n’est pas en faisant passer des tracteurs pour mélanger les horizons qu’on peut modifier l’acidité. D’autre part - indépendamment du tassement en profondeur provoqué par le simple poids de l’engin – le labour à 35 cm de profondeur ne mélange pas seulement les horizons superficiels. Dans le cas général, il remonte aussi de la terre stérile ; dans les podzosols, à mon avis, il ne remonte certainement pas beaucoup d’éléments fertiles de l’horizon d’accumulation, ce dernier étant dans la majorité des cas proche de l’alios et hors de portée du soc. Dans tous les cas, le soc descend moins profondément que certaines racines du pin. L’effet dopant du labour – qui est réel - vient à mon avis du fait qu’il accélère la minéralisation de l’humus (peut-être par un effet d’oxydation ?… ou par l’action de champignons ?…) mais c’est forcément au prix d’une réduction du ‘capital de fertilité’ du sol sur la durée : on choisit le court terme au préjudice du long terme. Or le bois de valeur est le bois mûr et sans nœuds, celui que produit l’arbre adulte (‘l’usine à bois‘), pas le jeunot ! En outre, accélérer la croissance des résineux n’est jamais une bonne chose pour les sylviculteurs ayant des objectifs de production de haute qualité, mais c’est encore pire dans le jeune âge car, ce faisant, on augmente le volume de branches et de bois juvénile (de mauvaise qualité technologique)… bois juvénile qui sera malheureusement présent au cœur des arbres lors de leur coupe, sans parler des nœuds. Pour fabriquer de la pâte à papier ou des panneaux de particules, ou même des palettes, ça n’est pas gênant… sauf que ce n’est pas ce type de production qui est à mon avis capable de rémunérer le sylviculteur, surtout dans un marché où l’on encourage la surproduction !
  3. Enfouir l’acide phosphorique pour le rendre disponible pour les racines : même remarque que précédemment. Noter que cette opération (travail du sol et fertilisation) représente un coût important et que, avec un tel investissement au départ, la durée du cycle de production doit impérativement être très courte. D’où la difficulté matérielle, en sylviculture industrielle, de fabriquer du bois de bonne qualité (qui, comme l’expliquait souvent Jacques Deval,  a besoin d’être ‘mûr’ et ne se trouve que dans les arbres âgés). D’autre part, la majorité des processus naturels d’enrichissement se font par simples dépôts à la surface du sol, l’incorporation ne se faisant que très lentement : c’est le cas de la litière. C’est cette lenteur qui garantit une croissance régulière et continue.
  4. Ameublir sur 30 cm de profondeur afin de faciliter l’enracinement des plants provenant des pépinières : ton hypothèse est intéressante (à savoir : pour les plans issus de pépinière, colonisation du sol  par leurs racines en deux étapes), mais elle reste à démontrer. Moi j’ai plusieurs essais qui ne confirment pas cette hypothèse, avec des plants issus de pépinière mais installés sans labour, parfois simplement au milieu de la végétation déjà présente. Ces plants ont aujourd’hui entre 5 et 14 ans et, même si leur vigueur est moindre que sur labour fertilisé, la plupart d’entre-eux ont aujourd’hui une conformation bien meilleure, des branches fines, et en plus ils sont stables : ils sont encore debout en 2010 ! Je me demande pour ma part si, en ameublissant le sol, on ne détériorerait pas la qualité de l’ancrage et si on ne cantonnerait pas quelque peu la prospection racinaire à la partie ameublie. On sait bien qu’un simple passage de rouleau landais fragilise cet ancrage, or la charrue fait bien pire que le rouleau landais. Il arrive qu’on nous donne d’excellentes raisons pour faire d’énormes bêtises : c’est le cas par exemple des ‘regonflages‘ avec passage de disques lourds dans les interlignes, alors qu’on connaît très bien par ailleurs l’effet dévastateur que peut avoir cette opération sur le système racinaire des pins.

D’après mon expérience, je concluerais ainsi : tous ces travaux lourds sont parfaits pour fabriquer de gros volumes de biomasse à toute vitesse, mais ils ne permettent généralement pas d’obtenir des bois de qualité ni des forêts stables. Certains des sylviculteurs qui donnent la préférence au volume par rapport à la qualité sont peut-être enthousiastes sur cet itinéraire, mais leurs performances s’effondrent un jour ou l’autre si la stabilité est déficiente… ce qui est le cas, et c’est ce qu’on vient de voir à deux reprises ! D’autre part, le coût de ces travaux me semble incompatible avec une rémunération correcte de l’investisseur. Le véritable risque, en forêt, est lié à l’ampleur de ces investissements. En un mot, comme disait Didier : ‘C’est une sylviculture de luxe pour un produit de merde !‘ Je m’emballe… mais t’en penses quoi ?

Pardon pour la longueur !

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Sur les trois photos ci-dessous, on voit bien que le labour descend bien au-delà de la zone prospectée par les racines de la molinie (cf. paragraphe 1),

même si, en cherchant bien, on arrive quand même à en retrouver quelques-unes, rares, près du fond de la cale.

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PostHeaderIcon Pro Silva et les étudiants

Une visite forestière un peu particulière aura lieu à Hostens le 25 novembre prochain.
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Il va s’y parler le castillan, le finlandais, l’anglais, le roumain, et le français.
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Après diverses écoles de techniciens ou d’ingénieurs, comme l’E.N.I.T.A. de Bordeaux, l’E.N.G.R.E.F. de Nancy, le Centre de Formation de Valrance (Aveyron), après les ingénieurs Espagnols venus des Asturies, les étudiants de Bavai (dans le Nord), les tout petits de Talence, et après bien d’autres encore, ce sont maintenant des étudiants forestiers venus de plusieurs pays qui viennent ensemble dans ma forêt pour découvrir la sylviculture naturelle et continue.
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Une soixantaine d’étudiants forestiers de diverses origines vont, avec leurs enseignants et leurs maîtres de stage, passer deux semaines à Bazas, du 22 novembre au 3 décembre. Ces jeunes sont du Centre de Formation de Bazas, mais également de Mont-de-Marsan, d’Espagne, de Finlande, et de Roumanie. C’est Amélie Bonnérat, enseignante au C.F.P.P.A.F. de Bazas, qui organise cette opération sous l’égide du programme européen Erasmus. L’objectif est de sensibiliser ces futurs forestiers aux changements à mettre en place à la suite des récents sinistres, sans oublier les autres contraintes qui pèsent sur les forêts.
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L’après-midi du 25 novembre sera consacrée à une visite de terrain sur la sylviculture naturelle et continue, que mes lecteurs connaissent maintenant par cœur ! Nous débattrons de points techniques particuliers, à partir d’exemples réels : scolytes, stabillité des arbres, conduite des peuplements, dépressages, semis artificiels, reboisements sans labour, etc..
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Les étudiants se répartiront aussi en petits groupes pour des travaux pratiques. Certains, par exemple, reviendront dans ma forêt, dans le courant de la deuxième semaine, pour approfondir les questions de régénération naturelle et de dégâts de scolytes.
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Rendez-vous pour le compte-rendu !
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PostHeaderIcon L’erreur boréale et nous

Extrait du film de Richard Desjardins : L’erreur boréale.

http://www.dailymotion.com/video/x5wklj_l-erreur-boreale-3_lifestyle

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Est-ce ainsi que les hommes avancent ?

Est-ce ainsi qu’ils traitent leurs forêts ?

En tous cas, beaucoup de similitudes avec nos pratiques landaises…

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Pour visionner l’ensemble du film :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/lerreur+bor%C3%A9ale

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Si ce film vous a plu, n’hésitez pas à lire ceci :

http://www.ledevoir.com/non-classe/254926/l-erreur-boreale-dix-ans-apres-2-toujours-un-cauchemar-en-foret-2004-2009

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PostHeaderIcon Les fonctions multiples de la forêt

L’Association Futaie Irrégulière vient de publier un nouvel ouvrage intitulé :

Le traitement des futaies irrégulières

Valoriser les fonctions multiples de la forêt

Le traitement des futaies irrégulières - Vignette

Ce beau livre richement illustré (tableaux, graphiques, photos magnifiques…) est surtout un ouvrage technique. Il rapporte les derniers résultats chiffrés issus du réseau de placettes de références installé par l’A.F.I., mais donne aussi beaucoup d’explications sur la façon de traiter des cas différents d’essences, de stations, de mélanges…

Son objectif est de montrer comment mettre en valeur conjointement, sur chaque morceau d’une forêt, les trois fonctions principales : économique, protectrice et sociale.

Il a été publié en partenariat avec l’association France-Bois-Forêt.

L’A.F.I. est proche partenaire de Pro Silva.

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Pour se le procurer :

Association Futaie Irrégulière

24 Quai Vauban

25000  Besançon

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PostHeaderIcon Un magazine édifiant

Une chaîne de télévision du Limousin a diffusé dans son magazine n° 179 (avril 2010) tout un reportage sur la forêt, à partir des questions qu’on peut se poser au sujet du P.E.F.C..

Ce reportage est lumineux, de bout en bout. La sylviculture, notamment, y est expliquée d’une façon tellement simple que tout semble aussi aisé qu’évident.

Les secrets de l’organisation de la filière du bois y sont révélés, ainsi que quelques collusions. Je vous recommande ardemment de le visionner, même s’il écorche au passage un certain nombre de procédés…

Rectif : … SURTOUT qu’il écorche au passage un grand nombre de procédés courants !

Des procédés qu’on retrouve bien entendu ailleurs : remplaçons juste “douglas” par “pin maritime” et on est chez nous dans les Landes.

Mais voyez plutôt ce qui se dit d’édifiant sur le Plateau des Millevaches :

PEFC

PostHeaderIcon Aide-mémoire

Voici une nouvelle fiche qui se contente de rappeler quelques grands points

de la sylviculture naturelle et continue.

Cliquons sur la vignette !

La S.N.C. - Vignette

PostHeaderIcon Un article dans La Dépêche du Bassin

Article de Nadine Stevens paru le 9 juin dans La Dépêche du Bassin :

Mère et son petit - c302900 - Vignette

“Mère et son petit”

PostHeaderIcon Un projet intéressant… non retenu

Voici la description d’un projet intéressant, qui n’a malheureusement

pas fait partie des quatre lauréats.

Il s’agit d’un projet ambitieux que Pro Silva avait déposé en 2009

lors de l’appel à idées lancé par le Réseau Mixte Technologique.

Ce projet concernait le Massif Landais.

 Description du projet (Pro Silva - RMT) - Vignette

PostHeaderIcon Article paru dans Forêt Wallonne

Un article signé des bons auteurs !

Klaus et Pro Silva dans les Landes - Vignette

PostHeaderIcon Le 21 avril

Des Racines et des Ailes : c’est pour le 21 avril !

Le reportage tourné l’automne dernier en forêt landaise par Delphine Détrie et son équipe pour l’émission “Des Racines et des Ailes” est programmé pour le 21 avril. Ce sera certainement un reportage très intéressant. Toute la “visite Pro Silva” du 3 octobre, à Hostens, avait été filmée. Nous avions aussi tourné de nombreuses autres séances en forêt, et des entretiens, des débats, des propos libres… L’équipe a également suivi de près l’exploitation des chablis par Stéphane Barbotin (F.J.A. Eurl), et la construction d’une fuste livrée tout récemment à Carcans-Plage par Philippe Bray (Les Maisons d’Arbres).
Bref, de quoi monter des heures d’émission, mais nous verrons si l’avenir forestier du Massif Landais aura vraiment réussi à passer les filtres délicats des chasseurs d’audience Parisiens…
Mon petit doigt est assez pessimiste sur ce point.
Tous à vos postes !

PostHeaderIcon Après les aides, les conseils

Nouvelle scène de la vie dans la Forêt Landaise :

Les conseils - Vignette

PostHeaderIcon Des racines et des ailes en avril

Voici des nouvelles de l’émission Des racines et des ailes”, données ces jours-ci par sa réalisatrice Delphine Détrie :

 

L’émission sera probablement diffusée en avril prochain (sur FR3).

 

Le montage devrait être terminé vers la mi-février. Tout se passe bien. Les dernières prises ont été tournées la semaine dernière, à Carcans-plage, sur le chantier de remontage de la fuste que Philippe Bray est en train de terminer (voir Les Maisons d’Arbres, fustes en pin maritime : http://www.lesmaisonsdarbres.com/).

 

Rappel (pour ceux qui prendraient l’émission en cours de route) :

Delphine Détrie et son équipe sont en train de préparer un reportage de 52 minutes pour l’émission de FR3 Des racines et des ailes”. En octobre dernier, ils sont venus passer plusieurs semaines en Gironde pour réaliser les tournages. Le thème est la mise en valeur du patrimoine forestier dans le Massif Landais. Il est clair qu’un tel sujet ne pouvait pas passer à côté de la sylviculture naturelle et continue”. Delphine et ses aides ont filmé toute la Journée Pro Silva” du 3 octobre en forêt, à Hostens. Ils ont également fait des tournages sur l’exploitation des chablis, avec Stéphane Barbotin, et sur le chantier de préparation de la fuste chez Philippe Bray à Béliet, et à Cousseau chez François Sargos, et sur la parcelle des gros pépères de 100 ans à Louchats (on devrait voir le Pin-Président”), etc.. Dès que j’en sais plus je vous appelle !

 

Un grand bonjour à Delphine et à ses Ailes !

 

 

www.oeilduphotographe.com
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