Articles avec le tag ‘ligniculture’
L’autre mort
Lu dans la Dépêche du Midi du 24 août une pleine page intitulée
« L’autre mort de la forêt »
et qui ne fera peut-être pas plaisir à une certaine catégorie de personnel. Il s’agit de cet incendie sans flamme que subit actuellement notre pauvre Massif Landais. La conclusion est à lire sans faute, de même que l’encadré d’Hervé Jactel.
Pour lire l’article au format .Pdf cliquons ici (attention : qualité médiocre et lecture difficile) :
-
Pour le lire directement sur le site du quotidien, cliquons là :
-
Bon alors, exceptionnellement pour ceux qui auraient la flemme d’ouvrir un lien pendant les vacances, voici l’encadré d’Hervé Jactel :
Hervé Jactel, directeur de recherches à l’INRA de Bordeaux :
« C’est qu’il existe une relation entre la biodiversité et la santé des forêts. On sait aujourd’hui que les forêts mélangées sont plus résistantes que les forêts pures, c’est-à-dire composées d’une seule essence comme le pin maritime dans le cas des Landes. Pour deux raisons majeures : parce qu’une essence forestière mélangée à d’autres est plus difficile à localiser par les insectes ravageurs attirés par ses signaux visuels et olfactifs et parce que les forêts mélangées abritent davantage d’ennemis naturels des ravageurs, autres insectes ou oiseaux insectivores. Ces mécanismes peuvent s’appliquer aux scolytes attirés par l’odeur de résine des conifères dépérissants car l’odeur des feuillus perturbe leurs mécanismes de localisation du pin. D’un point de vue strictement écologique, il convient donc de réfléchir à une diversification des essences forestières pour le massif, en créant des îlots ou des haies de feuillus à disperser dans l’espace forestier. »
On peut aussi se reporter à un précédent article, publié le 8 mars 2010 sur ce même blog, et citant Hervé Jactel, intitulé :Vive la forêt mélangée
On peut également voir un petit film très intéressant sur le site de l’I.N.R.A. à l’adresse suivante : http://www.inra.fr/content/view/full/36862453
Sud-Ouest en forêt
Jean-Claude Guillebaud revient sur la forêt landaise.
Dans l’édition du 15 août de Sud-Ouest-Dimanche, Jean-Claude Guillebaud apporte quelques retouches à sa chronique du 1er août.
-
Lisons les deux chroniques :
-
On peut aussi lire directement ces deux chroniques sur le site de Sud-Ouest aux adresses suivantes :
1) Une tempête très silencieuse : http://www.sudouest.fr/2010/08/01/une-tempete-tres-silencieuse-151399-4723.php
2) Retour en forêt : http://www.sudouest.fr/2010/08/15/retour-en-foret-161391-4723.php
Merci, Monsieur Guillebaud, de vous intéresser à ce qui fut une belle forêt et qui, n’en doutons pas, peut se relever si nous le voulons bien !
-
Voici le message que je m’étais permis d’adresser à Monsieur Guillebaud le premier août, dès la parution de sa première chronique :
« Cher Monsieur,
J’ai lu avec intérêt votre chronique d’aujourd’hui dans Sud-Ouest Dimanche (« Paris-Province – Une tempête très silencieuse« ). Heureux de trouver enfin un journaliste abordant le sujet de la forêt, je souhaiterais cependant vous faire part de quelques observations personnelles. Il est exact que la pauvre forêt landaise est actuellement dans un état très préoccupant, dû notamment à l’enchaînement des catastrophes comme vous l’évoquez :
- crise économique
- ouragan Klaus
- marché du bois perverti
- grave pullulation de chenilles processionnaires
- grave manque de pluies printanières
- grave attaque de sténographes
Tout cela est exact et, dans l’attente des incertaines suites, la forêt, actuellement, en est à ce stade désolant que vous décrivez.
Toutefois, ce n’est pas une « belle » forêt qui a été mise à terre. Rien ne sert de pleurer le patrimoine landais de nos rêves, car la forêt traditionnelle a cessé d’exister depuis plusieurs décennies : depuis l’arrivée progressive, mais massive, de la mécanisation à outrance. La forêt landaise que vous regrettez a disparu peu à peu dans la deuxième moitié du XXème siècle. Elle a été remplacée par un système où règne la monoculture stricte du pin, et inspiré des pratiques agricoles hyper-intensives. C’est une approche où les écosystèmes sont méprisés, où la biologie végétale doit se plier aux besoins des tracteurs, où les sols sont régulièrement perturbés en profondeur, où on passe sur les racines des arbres des engins tranchants, où on coupe les pins longtemps avant leur maturité, où leur vente est parfois inférieure à leur coût de production, etc..
Les résultats de cette monoculture intensive sont déplorables, notamment en ce qui concerne le paysage. Ce qui est par terre aujourd’hui, ce n’est pas une forêt, et encore moins la forêt landaise de nos souvenirs. Même si la légende survit à la réalité, ce n’est pas la « civilisation landaise« , ce n’est pas « l’un des plus beaux massifs forestiers d’Europe« , ce n’est pas du tout la « sylve monumentale qu’affectionnait François Mauriac« , mais ce sont de vulgaires champs d’arbres tordus et boursoufflés, des lignes de pins à croissance forcée, de mauvaise qualité technologique, et où le moindre feuillu est exterminé.
Ce qui est exact, c’est que c’est bien une « tragédie« , mais c’est nous-mêmes - nous, les forestiers - qui avons amené cette tragédie. Nous n’avons pas su voir venir les dangers de l’intensification, nous n’avons pas voulu acquérir une formation professionnelle de bon niveau, nous avons été fascinés par l’arrivée des tracteurs, et par l’illusion que l’augmentation de la productivité résoudrait tout. Si nous ne regardons pas où nous mettons les pieds, si nous ne voulons pas changer nos pratiques, c’est notre propre faute.
On pourrait élargir le sujet et dire bien des choses encore, évoquer l’industrie lourde, le sort des producteurs de bois, le rôle des organismes forestiers, la censure des petites voix… On pourrait, par exemple, montrer les analogies entre les « affaires » de la filière du bois, et les « péripéties » de l’affaire Bettencourt… Les affaires ! Il me semble que, dans une précédente chronique, vous critiquiez la dictature aveugle et inhumaine de la finance. Elle est partout !
Bien cordialement,
Jacques Hazera
Expert Forestier
P.S. – Petite rectification : le second grand ouragan n’a pas eu lieu en 2004, mais en 2009 (ouragan Klaus, du 24 janvier 2009).»
-
La parole aux techniciens
Je cherche des forestiers professionnels pour m’éclairer sur une question technique.
Voici ma question :
Quel est l’intérêt de labourer le sol en grande profondeur ?
Le labour profond est une pratique très courante et qui a de nombreux adeptes, à commencer par les entrepreneurs de travaux, la C.A.F.S.A., la C.O.F.O.G.A.R., le C.R.P.F., les pépiniéristes, l’O.N.F., les sylviculteurs…
… je ne doute donc pas un seul instant qu’un grand nombre de volontaires vont se bousculer pour répondre à ma question !
Attention : ma question ne porte pas sur le sous-solage, mais bien sur le labour, qui se pratique avant le reboisement de façon systématique, sans aucun diagnostic préalable, et dans tous les types de sols.
Quelles en sont les raisons ?…
Quelle en est la justification technique ?…
Est-il possible d’en débattre ?…
Est-ce un sujet-tabou ?…
Est-ce que je vais être traîné devant les tribunaux pour avoir lancé ce sujet ?…
D’avance merci pour toutes réponses précises et bien argumentées…
… mais j’aurai ensuite quelques autres questions.
Un raccourci qui en dit long
« Le plus grand destructeur des sols est l’essuie-glace »
Ce raccourci qui paraît un peu abscons à première vue est pourtant lumineux :
Depuis que les tracteurs agricoles sont devenus confortables,
depuis qu’ils ont le chauffage et la climatisation,
depuis qu’ils permettent de travailler quel que soit le temps,
bref, depuis que la pluie n’est plus dissuasive,
on laboure, on émiette, on herse, on aère, on décompacte,
on dégranule, on sous-sole, on dé-tasse et on re-détasse,
on re-bidouille et on re-dé-bidouille n’importe quand,
pluie, grêle ou vent…
En forêt, on fait pareil puisqu’on tient absolument à singer les agricultueurs, et que maintenant ce n’est plus la forêt qui commande aux tracteurs, mais l’inverse.
Je remercie Gérard Ducerf
(fondateur de Promonature),
de m’avoir gentiment autorisé à reproduire ce raccourci à échasses
qui fait des bonds de sept lieues !
Allez, une autre :
« En 2007, 71% des sols agricoles français avaient perdu leur porosité »
… mais ça, c’est l’I.N.R.A. qui le dit !
J’en ai aussi quelques-unes sur les conséquences des pratiques industricoles :
« En Argentine, 70% des enfants naissent stériles »
« Au Chili, les nouveaux-nés sont en très grande majorité des filles »
« Ici, de nombreux veaux naissent sans testicouilles »
Une dernière pour le fun :
« Le coquelicot, c’est la plante qui a inventé le semoir »
… mais celle-là, elle n’est pas subversive pour la jeunesse,
c’est juste un autre raccourci de Gérard Ducerf,
un simple hommage de sa part au génie des plantes.
Merci Gérard de nous ouvrir les yeux !
Un magazine édifiant
Une chaîne de télévision du Limousin a diffusé dans son magazine n° 179 (avril 2010) tout un reportage sur la forêt, à partir des questions qu’on peut se poser au sujet du P.E.F.C..
Ce reportage est lumineux, de bout en bout. La sylviculture, notamment, y est expliquée d’une façon tellement simple que tout semble aussi aisé qu’évident.
Les secrets de l’organisation de la filière du bois y sont révélés, ainsi que quelques collusions. Je vous recommande ardemment de le visionner, même s’il écorche au passage un certain nombre de procédés…
Rectif : … SURTOUT qu’il écorche au passage un grand nombre de procédés courants !
Des procédés qu’on retrouve bien entendu ailleurs : remplaçons juste « douglas » par « pin maritime » et on est chez nous dans les Landes.
Mais voyez plutôt ce qui se dit d’édifiant sur le Plateau des Millevaches :
Un constat de désastres (fin de l’article)
Voici enfin,
grâce à la très aimable autorisation de la revue Forêt-Entreprise,
la deuxième partie de l’entretien de Nathalie Maréchal avec Roland et Xavier Martin,
intitulée « Quelles réponses de l’industrie en Aquitaine ? ».
Lisons avidement :
Relisons aussi la première partie de cet entretien :
Je rappelle que cette partie-ci est toujours accessible en téléchargement sur le site de la Forêt Privée Française :
Le 21 avril
Des Racines et des Ailes : c’est pour le 21 avril !
C’est baroque, c’est décadent, c’est Kafka, c’est Guignol… c’est bientôt les élections
Monsieur Le Préfet de la Région Aquitaine,
Préfet de la Gironde,
Officier de la Légion d’Honneur
Commandant de l’Ordre National du Mérite…
… qui donc vous tient la plume ?
L’Arrêté de reconstitution vient d’être signé. Depuis un an, depuis la survenue de notre ami Klaus, la France forestière prétend réfléchir à de nouvelles façons de pratiquer la sylviculture. Tout ce qui contient des neurones est d’avis de changer nos habitudes. Et les médias, et la presse spécialisée, et les colloques, et les symposiums, et les séminaires, et Internet, et tous les bureaux du Donjon, et tous les cercles de la Gascogne et tous les bistrots de la Guyenne débordent de grandes affirmations magiques :
« C’est promis, on va changer de sylviculture ! Oui changeons ! C’est ça, changeons… Il faut que les arbres tiennent debout, il faut que la forêt soit un réservoir de biodiversité, il faut améliorer la qualité du bois… Il faut des palombes, il faut une forêt faite pour l’Homme, il faut des forêts plus ceci, des forêts plus cela ! Oh oui, voilà ce qu’il faut !.. ».
En conséquence, on va continuer comme avant : c’est bien ce que dit cet Arrêté.
La preuve en deux extraits :
On va donc continuer à faire les entretiens forestiers au disque. Oui, au disque ! Pauvres racines : on va continuer à trancher consciencieusement les racines des pins avec des outils coûteux traînés par des monstres…
Quant à la régénération naturelle, afin d’éviter les substantielles économies qu’elle permettrait, on sera tenus de la massacrer. Au cas où quelques provocateurs voudraient quand même pratiquer ouvertement la régénération naturelle, ils seront aussitôt repérés, fichés, et on surveillera qu’ils la traitent selon les Règles Immuables de la Sainte Monoculture Intensive. De même, afin d’éviter tout risque d’amélioration de la qualité du bois, les rebelles devront avoir dépressé leurs semis naturels avant qu’aient sonné 5 ans, jusqu’à en réduire la densité à 2.500 tiges par hectare. Si jamais quelque adepte de la secte naturelle était assez téméraire pour se jeter aveuglément dans l’enrichissement en feuillus, il sera tenu de décaper une bande de 6 mètres de largeur autour de chaque plant et ce jusqu’à la septième génération !… Ce type de régénération naturelle enrichie, moi j’appelle ça de la plantation sur sol nu.
Quoi de forestier dans de telles dispositions ? M’est avis que ceux qui ont tenu la plume sont soit des industriels, soit des financiers, soit des politicards. Ceux qui ont approuvé l’Arrêté devraient avoir de plus saines lectures… Qu’ils viennent donc s’instruire sur un certain blog !
Ce brouillon aurait-il donc été arrêté dans l’urgence, en vue des élections ? S’agirait-il tout juste de rassurer certaines inquiétudes ? Peut-être ne s’agit-il que de relancer la filière… au détriment de la forêt elle-même ? Quelle frénésie pour sortir cet Arrêté, pour qu’il puisse être brandi à temps : pendant la campagne électorale ! Urgence, urgence, avis à toutes les voitures : élections en vue !
Pour une fois, au moment de la préparation du texte, les experts forestiers avaient été sollicités, chose assez rare pour être mentionnée. Hélas, nos petites remarques d’experts n’ont pas changé grand-chose : même de simples observations modestement consacrées à la seule orthographe ont été refoulées au panier ; bosser à l’œil, tant mieux si c’est pour rien ! Mais du coup ce brouillon, c’est du petit nègre.
Peu importe car, en réalité, cet Arrêté ne sera JAMAIS appliqué. On a mis la charrue avant les bœufs, et il faudra en rédiger un nouveau après les conclusions du groupe de travail actuellement en train de plancher. En effet, des travaux sont en cours pour faire le point sur les aspects techniques de la sylviculture : c’est le G.I.P.-ECO.FOR. qui y travaille. Or ce G.I.P. est financé par le Ministère… C’est ainsi que l’animal se mord la queue : le Ministère fait fi des résultats qui sortiront du groupe qui carbure pour lui. L’argent public est ainsi confirmé dans son rôle habituel, bassement stratégique, et ce qui est consacré, c’est seulement la fébrilité électorale. Ça rappelle le fameux « Gel Présidentiel », tout ce qui est politicien étant sacré.
Politicard « au sens noble du terme » comme disent beaucoup d’élus !
Faut-il souhaiter le prochain ouragan, la prochaine dévastation ? Au secours !
Forêt Landaise et biodiversité : un colloque
Annonce d’un colloque qui se tiendra à Sabres le 27 février prochain.
Ce colloque est organisé par Europe-Écologie et réunira un certain nombre de témoins et de professionnels. Pour ma part, j’ai été invité à y présenter succinctement la « sylviculture naturelle et continue ».
Programme à télécharger :
Bourrage de crâne
Ils se sont ligués.
Ils voudraient qu’on reboise le Massif Landais : à l’occasion de l’anniversaire de Klaus, la presse en répercute la litanie. Tout est déjà décidé à la place des propriétaires.
Qu’on nous donne au moins une bonne raison de reboiser. Reboiser dans quel but ? Pour quoi faire ? Pour quel intérêt ?… Pour quels intérêts ? Pour l’emploi ? Pour l’approvisionnement de la filière ? Pour le tourisme, l’écologie, l’oxygène, l’épuration des eaux, les paysages, les promeneurs ?… Pour l’habitat du vison d’Europe, pour la cistude ?… Pour la bonne conscience des élus ?…
Qui a décidé ? C’est simple : les industriels, les papetiers, les pépiniéristes, le Syndicat des Sylviculteurs, le Centre Régional de la Propriété Forestière, les élus…
Qui va payer ?… Les propriétaires n’ont pas à se transformer en assistantes sociales, ni en mécènes. Je rappelle que le pouvoir d’achat du bois de pin maritime a été divisé par 16 entre 1970 et 2008 !
Au lieu de discours et de promesses, ce qui est indispensable, urgent, impératif, c’est un véritable projet forestier au plan national : une politique forestière digne de ce nom ! N’oublions pas que le niveau d’une civilisation se mesure à l’état de sa forêt.
Un constat de désastres
Lu…
… dans les deux derniers numéros de Forêt-Entreprise un témoignage extrêmement intéressant signé de Roland et Xavier Martin sur les suites de l’ouragan et sur l’avenir de la Forêt Landaise. Je vous en recommande ardemment la lecture.
Ce témoignage est en deux parties, l’une ayant paru dans le numéro 189 (novembre 2009) sous le titre « Un constat de désastres » est en téléchargement libre sur le site de la Forêt Privée Française (http://www.foretpriveefrancaise.com/klaus-temoignage-un-constat-de-desastres-752366.html).
La seconde partie est à lire dans le numéro 190 (janvier 2010) sous le titre « Quelles réponses de l’industrie en Aquitaine ? » mais n’est pas accessible sur le net.
Pour retrouver le site des Forestiers Privés de France : www.foretpriveefrancaise.com/
Lu
Lu dans la presse de lundi dernier :
« [...] Serge, natif de Brocas et membre du Cercle, lance le débat de l’exploitation intensive de la forêt. « Le gros problème, c’est qu’on a voulu rendre la forêt industrielle trop vite, en remplaçant les semis naturels par de nouvelles essences qui ont cassé comme des allumettes. Et puis, il ne faut pas oublier que l’on a abattu beaucoup de feuillus qui protégeaient les pins », pense-t-il.
À ses côtés, un homme d’une soixantaine d’années rebondit sur cette industrialisation du massif : « J’ai passé mon enfance ici avant de partir, jeune adulte. J’ai connu l’époque des gemmeurs et quand je suis revenu, quarante ans plus tard, à ma retraite, j’ai eu la sensation d’une forêt un peu morte. Il n’y avait plus personne dedans. »
Une dame d’un certain âge prend la parole. Elle a récolté la résine dans sa jeunesse. « ça sentait bon, c’était agréable, on entendait les cigales. À l’époque, la forêt faisait moins artificielle que maintenant. On voit qu’elle est là pour être vendue. C’est uniquement mercantile. » [...]
Vendredi soir, à Brocas, des Landais ont ainsi lancé un appel, gravé sur la bande de Jakes Aymonino : celui de ne pas reproduire les erreurs passées. [...] »
L’homme qui a vu le Grand Patagourou
Témoignage exclusif de
l’Homme Qui A Vu Le Grand Patagourou :
« J’ai eu l’immense joie de faire la connaissance de votre immense ami le Grand Patagourou. Il est au moins comme vous me l’aviez décrit, en pire ! C’est un répulsif à l’intelligence et au respect. »
J’en profite pour saluer au passage notre Immense Ami le Grand Patagourou et ses Complices !
Sauvons les pépinières !
Une revue forestière…
… appelle sur deux pages à sauver les pépinières et les pépiniéristes.
Qu’adviendra-t-il des pépinitos ? Leur avenir est sombre, les Français plantent de moins en moins d’arbres, le déclin est là, la mort s’approche à grands pas… Deux pages sur ce ton. C’est signé du Grand Pépinitos en Chef, sauf que c’est dans une revue de… sylvicos !
En ouvrant deux pages aux pépinitos, le gourou des sylvicos prend clairement parti ! La régénération naturelle y est sévèrement critiquée : elle ne peut mener qu’à la ruine…
… la ruine des pépinitos, bien sûr ! Sont également très critiquées les économies que peut faire le sylviculteur « sur les investissements dont auront besoin les industries du bois »… On voit bien que c’est au sylvicos d’y aller de sa poche pour faire vivre la filière.
Il faut aussi changer d’arbres, et que les sylvicos plantent massivement et rapidement des essences adaptées au changement climatique. Allez, vite, exécution !
Pépinitos-en-Chef évoque les terribles dangers de la régénération naturelle. Sombrera-t-on dans la bradypepsie, puis dans la dyspepsie, puis dans l’apepsie pour finir, après encore lienterie et dysenterie, dans l’hydropisie ? Rassurons Pépinitos-en-Chef et le Grand Patagourou en les renvoyant tranquillement à quelques documents, publiés sur ce même site, où l’on voit que, notamment grâce aux vertus du bouleau, les forêts publiques d’Alsace, de Rhénanie, du Palatinat et de la Sarre ont pu être rétablies par les voies naturelles, en peu de soins et sans convalescence, des suites d’un mauvais coup de vent survenu en 1999. Lisons « Après Lothar », « Typologie des successions », et « De la typologie aux itinéraires ».
J’espère que ces deux compères seront rassurés après d’aussi saines lectures, mais moi j’ai compris un truc : la régénération naturelle, j’en ai plein mes forêts, c’est superbe, et c’est… gratos !
Faire bosser les gens à l’œil
Lu dans une revue forestière locale :
« Pendant ce temps-là d’autres, experts et hommes de l’art, essaient d’imposer en tant que dépense éligible leur rémunération appelée Maîtrise d’œuvre à hauteur de 7 %. Ce montant sera donc pris sur l’enveloppe du sylviculteur, donc, attention. Nous refusons que cette « prime » soit prise sur la part des sylviculteurs sinistrés. »
Commentaire interrogatif :
- s’agit-il de demander aux « autres, experts et homme de l’art » de travailler gratuitement ?
- s’agit-il de détourner au profit d’autres prestataires les missions qui sont habituellement remplies par les « autres, experts et hommes de l’art » du fait de leurs compétences et des garanties qu’ils apportent dans ces missions (responsabilité civile professionnelle notamment) ?
- s’agit-il d’insinuer que la maîtrise d’œuvre ne mérite pas de rémunération ?
Ce refus est absurde : pour éviter que la maîtrise d’œuvre s’ajoute aux frais du sylviculteur, il faut justement qu’elle soit identifiée et indiquée précisément dans la subvention.























