Articles avec le tag ‘monoculture intensive’

PostHeaderIcon Un mémoire intéressant

14 décembre 2012

Un article de Jean-Jacques Fénié dans Sud-Ouest

évoque le mémoire de Guy-Jean Miard :

http://www.sudouest.fr/2012/12/14/deux-visions-de-la-foret-de-gascogne-909015-4723.php

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Rédigé par

Guy-Jean MIARD,

étudiant en Forêt et Développement Durable (Master II) voici,

sous un titre alléchant,

un mémoire fort intéressant :

Ligniculture et sylviculture naturelle

dans les Landes de Gascogne

Une approche par le discours

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Lisez.

Ça ne se lit pas, ça se boit !

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PostHeaderIcon Le Manifeste anti-Manifeste

En réponse au fumeux

« Manifeste en faveur des forêts de plantation »,

diffusé à grande échelle par l’industrie des hyper-pépinières,

Pro Silva vient de publier de son côté le

« Manifeste pour des forêts naturelles de production »

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Le titre dit tout… mais lisez quand-même !

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PostHeaderIcon Haro sur les bonimenteurs !

Nous voici d’accord !

Bel éditorial en effet dans le dernier bulletin de la CAFSA S.A.

signé de son humble et dévoué P.D.G..

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Je m’associe à sa colère contre les illusionnistes,

contre les utopistes,

contre les bonimenteurs

et contre tous ces faux prophètes

qui font tant de mal à notre belle forêt,

qui trompent les sylviculteurs,

et qui engrangent sans vergogne

les subsides de l’État !

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Je m’insurge de concert… mais lisons plutôt.

Autrement dit :

C’est çui qui dit qui est !

Ce n’est pas au morveux de moucher les autres !

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Apaisons maintenant

notre juste colère

pour saluer en chœur

la venue de l’Enfant.

C’est pour sauver nos arbres,

pins, douglas, peupliers,

que le bon Dieu l’envoie.

En deux coups de charrues

il va tout mettre à plat,

et cet Enfant se nomme

« ALLIANCE Forêts Bois ».

Il est né le Divinosaure

ou bien le pachyderme.

Appelons-le Goofy.

Alléluiaïe !

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Le texte seul, l’éditorial, la crême, la perle, la moëlle, le dessert, le bonheur…

… c’est ici :

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Puisqu’on nous a lancés sur le reboisement,

relisons « Les conseils », aigre et badin morceau :

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PostHeaderIcon Les risques

2 juin 2013

Voici une information parue dans la Pravda de Gascogne

(page 4 du numéro 598 de mai 2013)

et qui me donne enfin raison (cf. la fiche Les risques, ci-dessous) :

« [...] Près de 400.000 ha sont à reboiser, autrement dit, une forêt de jeunes peuplements, c’est-à-dire une forêt fragile, très fragile [...] ».
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Or je croyais pourtant qu’on recommandait
en haut lieu de couper les grands arbres
pour justement… éviter le risque !
Si c’est pour les remplacer par des peuplements « très fragiles« ,
alors je ne vois pas où est l’atténuation du risque
mais bon, à chacun sa logique.
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7 janvier 2012

En guise de vœux,

cette nouvelle fiche

sur la

Sylviculture Naturelle et Continue :

Les risques-

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Quelques réactions :

- « Hommage au voisin farfelu de Basile !!! C’est un SAGE ! Bravo. » D.G.

- « En tant qu’arbre vieillissant je suis très sensible à cette démonstration pleine de bon sens et d’humour…..!!! » E.B.

- « ‘… les vieux, plutôt que de passer bêtement la nuit à s’éclater, préfèrent se coucher tranquillement…’. Bien trouvé ! Merci de partager ces fiches (très intéressantes, avec toujours ce parallèle entre les excès des industries, forestières comme les autres). » M.M.

- « Très bien écrite cette fiche ; je ne vis pas dans ta région mais imagine le poids de lobbys de toutes sortes pour formater les esprits et empêcher les techniciens, propriétaires… d’ouvrir leur esprit à quelques observations et calculs relevant simplement du bon sens. Quelle chance nous avons d’être indépendant. » J.L.B.

- « Bravo, Je suis vraiment un FAN de JH. Compliments » F.J.

- « Cher Monsieur,
Sur le point de vous adresser un petit message de vœux, je trouve cette fiche d’humour et de sagesse qui me rassure et me redonne confiance dans les forestiers (pas tous !).
Ma tension artérielle bondit souvent lorsqu’on oppose au rôle majeur que pourrait jouer la forêt dans l’atténuation du changement climatique, les nécessités de raccourcir la période du cycle de production (sécurité), de ‘déstocker’ (résilience), de développer les usages énergétiques du bois (neutralité carbone), etc… Votre fiche est une bouffée d’air pur !
Je vous souhaite, ainsi qu’à votre forêt, une très bonne et très heureuse année.
Bien cordialement » P.L.

- « Encore une bonne et sympathique livraison de l’ami Jacques. Merci à toi en te souhaitant une année 2012 aussi fertile pour tes arbres que pour ta plume ! Amitiés F.L.
PS : j’ai aussi relu récemment l’IF d’après tempête de 99 et je me faisais justement le reproche de ne pas avoir valorisé les précieuses info qu’il recèle. Voilà qui est en partie réparé par cette nouvelle fiche qui le valorise. »

- « Merci encore de garder le contact, je t’envois si peu d’infos, mais les tiennent m’intéresses toujours autant » A.C.

- « Bonjour Jaques, bonne année aussi pour toi et tes bels arbres :-) et merci pour ton mail. OUI, les grands arbres sont bien : utiles, beaux, grandiose! Ils ont tout mon respect. chez nous sur la domaine les « tempêtes  » ont fait tomber nos deux arbres morts qui ont herberger de frôlons, pics, etc, etc. Mais il nous en reste encore 1,5m d’eux et le reste va servir aux animaux parterre ;-) Tous le reste va bien et le vent a bien nettoyé les arbres de leurs vieux branches fragiles ou morts (merci M. Vent). » H.K.W.

- « Pour une fois j’ai priorisé la lecture de cette nouvelle fiche sur le reste des dossiers et j’en suis récompensé (comme d’habitude) : merci, ça fait du bien là où ça passe ! J’arrête là pour le baratin; le mieux je crois serait de la diffuser autour de moi car ici aussi on a du Pin : très peu de maritime mais pas mal de sylvestre, et plein d’autres essences dont les arbres méritent d’autant de devenir gros qu’il en ont largement la capacité. C’est biensûr prioritairement aux quelques propriétaires sylviculteurs que je ferai part de cette fiche, si toutefois il n’y a pas d’inconvénient de ton côté, ou à moins qu’il faille attendre plus amples remarques de la part des destinataires de ton mail. » C.N.

- « Que voilà une jolie carte de vœux bien tournée et en marge de la sinostrose ambiante. Bravo et tous mes vœux pour cette nouvelle année et vivent les gros beaux bois (et même des vilains pour faire ressortir la beauté des beaux) » J.M.

- « Merci pour cette fiche qui m’a bien fait sourire. Bonne année 2012 et les meilleurs vœux à toi et à tes arbres ! » C.S.

- « J’ai donc dégusté ton histoire hier au soir et fait une réponse ce matin, et il est vrai que j’ai eu un peu de mal pour te la faire parvenir. Je croyais avoir réussit…. effectivement les industriels « roi du massif » se remplisssent les poches et toute la filière est à l’agonie. Aujourd’hui les ETF se font eux aussi beaucoup de soucis quant à leur avenir. Moi ce qui me fatigue en ce moment se sont « les coupes de régularisation ». Le peu d’arbres restant sur pied sont sacrifiés au profit des industriels qui sont prêts à tout pour la pérénisation de leur avenir. Faut dire que certains donneurs d’ordres n’ont aucun scrupules et se servent bien de la manne (???) des subvention pour faire avaler non pas des couleuvres mais des boas à leurs clients. » E.C.

- « Bravo ! Continuez ! » G.S.

- « Jacques, je voulais te féliciter pour le travail que tu fais autour de la sylviculture à gestion durable, sache que je suis admiratif de tes travaux car moi aussi je suis passionné depuis longtemps par cette gestion meme si elle n’est pas reconnu dans notre masif Aquitain. » H.I.

- « Voilà un complément à ta fiche [cf. le complément ci-dessous - Note de J.H.] qui met les pieds dans le plat : je pense que je vais transférer tout ça à mon chef… Si cette fois-ci ce sont des collègues scientifiques qui le disent et le démontrent ! Merci beaucoup pour ces lectures très intéressantes ! » H.F.

- « Article très intéressant. On pourrait se demander ce qu’en penseraient les assureurs pour envisager un système de cotisations modulables proportionné aux risques ? » F.L.

 


– « Merci pour cette fiche qui m’a bien fait sourire. Bonne année 2012 et les meilleurs vœux à toi et à tes arbres ! » C.S.- « Merci pour cette fiche qui m’a bien fait sourire. Bonne année 2012 et les meilleurs vœux à toi et à tes arbres ! » C.S.-

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Complément d’information

Décembre 2011 – REVUE DE PRESSE – Etude Autrichienne sur la gestion des risques et les traitements sylvicoles :
Dans son « Forêt-Mail » N°82, daté du 12/12/2011, Forêt Wallonne informe des résultats d’une étude autrichienne portant sur le lien entre traitements sylvicoles et risques naturels, en particulier les risques dus au vent. Les résultats de cette étude démontrent qu’une bonne gestion du risque implique une sylviculture proche de la nature. Informations : Forêt-Mail N°82 (article 1040), décembre 2011
Site Internet : http://forestry.oxfordjournals.org/
Résumé de l’étude repris dans Forêt-Mail N°82 :
« Ces dernières années, un intérêt grandissant pour la sylviculture proche de la nature se fait sentir dans le monde forestier scientifique. Cependant, les bases économiques de cette sylviculture n’ont pas encore été bien développées. Certains scientifiques et praticiens ne voient pas l’intérêt de justifier cette sylviculture du point de vue économique car elle surpasse le système classique en ce qui concerne les services écosystémiques qu’elle procure. En effet, la plus grande qualité de cette sylviculture réside dans sa capacité à remplir les exigences de multifonctionnalité.
Une étude a été réalisée en Autriche pour déterminer si le système de forêts équiennes et de coupes à blanc constitue la stratégie sylvicole optimale en présence de risque. L’étude s’est basée sur une revue de littérature et une approche par modélisation. Une vingtaine de stratégies sylvicoles alternatives ont été testées. Le modèle utilisé est un modèle économique basé sur l’évitement du risque et la « théorie moderne du portefeuille » (théorie financière décrivant
comment des investisseurs utilisent la diversification afin d’optimiser leur portefeuille). La notion de VaR (valeur sous risque) est utilisée comme outil de gestion des risques : une valeur de VaR est calculée pour chaque stratégie sylvicole testée.
Les résultats montrent que la plus grande valeur de VaR (et donc correspondant à la stratégie impliquant le moins de risque) est attribuée à une stratégie caractérisée par un traitement diversifié, en présence de plusieurs espèces et d’une période de régénération supérieure à 70 ans. La conclusion de l’étude stipule que le système classique de forêts équiennes et de coupes à blanc ne constitue pas le choix optimal lorsque sont considérés les aspects économiques
liés à l’évitement du risque. Dans l’optique des incertitudes liées au climat, la sylviculture proche de la nature est donc conseillée surtout aux petites propriétés forestières. [C.S.] »
Etude citée en référence : « Roessiger J., Griess V. C., Knoke T. [2011]. May risk aversion lead to near-natural forestry ? A simulation study. Forestry 84(5) : 527-537 (11 p., 3 fig., 2 tab., 65 réf.). »
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PostHeaderIcon Pro Silva à FOREXPO

Un oubli (18 septembre 2012) :

Pardon !

J’avais complètement oublié de dire un mot de notre aventure à FOREXPO.

Voici d’abord quelques photos du stand et de notre équipe.

 

Ont participé à l’organisation du stand, ainsi qu’à sa tenue, à son montage et à son démontage :

Mireille LAFFORT, Sven AUGIER, Éric CASTEX, Loïc BRODUT, Gilles TIERLE, Franck DEYRES, Philippe MORA, Hervé DUBOIS, et votre serviteur.

Merci à tous !

Les Gaulois dans Rome (petit compte-rendu de notre folle équipée). 

Sur l’ensemble de notre opération-commando, je suis très satisfait, et je crois que tous les Gaulois le sont aussi. Un mot sur cette équipe : parfaite ! Neuf personnes aimables, dévouées, et bien coordonnées, qu’on peut remercier très sincèrement. Très bonne entente entre nous. Le stand était sympa, très attrayant, et il a bien marché. Nous avions du monde en continu, sauf quelques pauses de temps en temps, alors que les autres stands ne se remplissaient qu’à l’heure de l’apéritif ! À l’heure de l’apéritif, notre stand continuait d’être accueillant grâce à plusieurs potions magiques bien fraîches (dont un graves rosé produit en bio par des cousins de Didier Müller, le Bichon-Cassignols).
  
On a fait quelques ventes de documentation et de livres, de nouvelles adhésions, et récupéré un bon nombre d’adresses (pas autant qu’on aurait pu le souhaiter, car les Gaulois souffrent d’une certaine timidité sur le plan commercial, et manquent de l’agressivité chronique qui fait le succès des vrais marchands). Certains contacts ont cependant été extrêmement riches, notamment avec divers organismes, divers sylviculteurs, et avec toute une flopée de personnes intéressées. Extrapolant à partir du nombre de gens avec qui j’ai été moi-même en contact pendant ces trois jours, on peut supposer que ce sont autour de 500 personnes qui se sont arrêtées au stand. Autant de petites graines prêtes à germer dans l’esprit des forestiers…

Une observation marrante : en passant dans l’allée, les légionnaires Romains, les tribuns, et les centurions tournaient la tête vers notre stand avec intérêt (et beaucoup d’entre-eux s’arrêtaient même un moment pour discuter avec nous), alors que leurs généraux et leurs officiers, eux, tournaient tous la tête systématiquement à l’opposé pour regarder de l’autre côté (notamment Yznogourg et le Grand Patagourou pris, grâce au petit bout de notre lorgnette magique, en flagrant-délit de « coup du mépris ») ! C’était très rigolo, vous avez loupé quelque chose… mais ces Romains nous ont quand même beaucoup déçus. En réalité, ce n’était pas du tout les glorieux combattants qu’on imagine. Ils étaient au contraire pleutres et couards. Nous exigeons des troupes fraîches !

Notre conférence s’est bien déroulée. Sven Augier (notre conférencier au pied-levé) a très bien brossé la situation. Un des participants m’a dit qu’il l’avait trouvé extrêmement clair et qu’il était très satisfait. Malheureusement, nous n’avions la salle disponible que pour une petite heure. Les Romains n’y avaient missionné qu’un ridicule bataillon réduit à deux personna grata : le grand Jidécrusus, général-en-chef, accompagné d’Incognitus, son fidèle lieutenant. Tous deux sont en poste chez CAFSA S.A.. À notre conférence, aucun Romain issu des camps retranchés du Syndicat, ni du C.R.P.F., ni de Santa Murfit, ni de Mal-Gachecogne, ni des E.T.F., ni d’aucune des autres garnisons pourtant toutes très proches… On a réussi à remplir une bonne partie de la salle, bien que les gens ne soient arrivés que tardivement à cause du mauvais horaire qui nous avait été attribué : 14 heures, pile à la fin du déjeuner. Beaucoup de participants à la conférence ont probablement été obligés d’engloutir le fromage au lance-pierre et de s’ébouillanter avec le café !

Les deux émissaires du camp CAFSA S.A. auraient pu représenter une menace réelle. La présence de Jidécrusus et de son lieutenant m’a d’abord parue inquiétante, car c’est bien la première fois qu’un général-en-chef pointe le nez chez nous, allant même jusqu’à faire mine de nous écouter, presque comme si on existait vraiment ! J’étais persuadé qu’il avait en tête de nous bombarder de questions tordues, de tirs de catapulte et de boules puantes maléfiques. En fait, au lieu de s’acharner à nous mitrailler de son joystick, il n’a pas moufté. Obélix en fut tout dépité. Jidécrusus est sorti plusieurs fois de la salle, téléphone à l’oreille et tronche en biais et puis, à la dernière fois, il n’a pas reparu. Son lieutenant roupillait discrètement au premier rang mais enfin bon, monter au front juste pour roupiller, c’est pas du jeu ! Au moment de conclure la conférence, ils ont fait dire par Mellitus, leur légionnaire chargé d’espionner Pro Silva, qu’on nous laisserait volontiers le droit de vivre à condition qu’on reste en marge des puissances établies et qu’on ne vienne pas leur casser la boîte à pépettes (ce qui, dans leur langue châtiée, se dit : « il y a diverses sylvicultures possibles, il suffit de nous accorder »).

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Pour vous rendre à FOREXPO :

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Dernières nouvelles (16 mai) :

C’est bientôt !

 On se met en ordre, on se compte, on organise les gardes, on affûte les épées, on ajuste les casques,

on révise la recette de la potion magique, on décore le village, on se frise les moustaches…

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Pro Silva se prépare pour FOREXPO.

Rendez-vous au petit village gaulois, vous savez, le stand où on parlera de forêt.

Même les Romains sont invités.
 

 

Retenez les mercredi 6, jeudi 7, et vendredi 8 juin.
 
Passez nous voir au stand A31 et, surtout,
ne loupez pas le débat qui aura lieu
à 14 heures le jeudi 7 dans la salle de conférence.

Ce sera l’occasion d’adhérer à Pro Silva (à partir de 15 €), d’acheter notre D.V.D. (les courts métrages en mémoire de Didier Müller), de participer à un jeu (à gagner : une visite forestière très spéciale), de piocher de la documentation, de consulter des spécialistes, d’acquérir des références techniques et économiques, de faire le point sur le bois-énergie, de découvrir comment faire des pins de 60 ans en 45 ans seulement, de comprendre comment récolter l’équivalent d’une coupe rase mais en gardant vos arbres sur pied, comment augmenter la rentabilité de votre forêt, comment travailler moins pour gagner plus

Bienvenue à tous !

 

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Annonce du 10 décembre 2011 :

Pro Silva aura son stand à FOREXPO !

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FOREXPO, c’est le grand salon européen de la forêt, et ça a lieu tous les 4 ans en Aquitaine.

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La prochaine édition se tiendra à Mimizan en juin 2012.

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Il y aura des démonstrations d’abatteuses aux têtes énormes en plein travail, de porteurs avec plein de roues partout, de broyeurs de souches, de débroussailleurs multi-tonnes, de déchiqueteurs, de triturateurs, de tracteurs avec des biceps plein les bras, et de plein d’autres grosses machines pétaradantes et infernales…

Promis : ce sera un carnage de taille ultra-mondiale…

mais…

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… mais face aux monstres,

à côté du vacarme,

en marge du cataclysme,

planant au-dessus des orgies de gazole :

notre petit tout petit petit stand,

le stand de Pro Silva.

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Venez.

Pour nous trouver, demandez le petit village gaulois.

On vous offrira une gouttiche de potion magique.

Ce sera rustique, mais très chic, et puis nous, au moins,

on parlera de forêt !

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PostHeaderIcon Troisième Matinée Pro Silva

Conclusion (4 mars) :

mini-synthèse

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Alain Givors et Nicolas Luigi ont présenté l’association Pro Silva, puis les principes généraux de Pro Silva en matière de foresterie : préservation des écosystèmes, maintien du couvert en continu, dosage du capital sur pied, respect des équilibres naturels, utilisation de l’automation biologique, priorité à la régénération naturelle, respect du rôle particulier de chaque sujet, calcul des prélèvements (en volume et en fréquence), etc..
 
Cette approche permet d’aborder n’importe quelle forêt dans sa situation initiale pour l’amener progressivement vers la situation équilibrée qu’on souhaite atteindre. Les situations initiales peuvent être extrêmement différentes : stations diverses, âges divers, fertilités diverses, essences diverses, pures ou mélangées… Quant à la situation d’équilibre qu’on se donne comme objectif, elle peut être variable également mais, une fois atteinte, elle est censée rester pérenne en oscillant autour d’un point d’équilibre. Cet objectif se calcule à l’aide d’une formule rudimentaire et à partir de quelques critères simples, de même que la durée pour l’atteindre.
 
Alain et Nicolas nous ont expliqué tout ça avec beaucoup de clarté, en mettant fortement l’accent sur la production de bois de haute qualité. La foresterie pratiquée par Pro Silva permet de se projeter sur de très longues durées et de s’adapter au mieux aux aléas qui nous menacent (changements climatiques, attaques parasitaires, tempêtes…). Les forêts issues d’une telle sylviculture sont peu artificialisées. Le capital génétique de chaque espèce demeure très riche et conserve donc les meilleures capacités d’adaptation aux changements du milieu. Toutefois, c’est sur le plan économique que les résultats sont les plus séduisants (du moins pour le propriétaire !).
 
Le débat a ensuite été ouvert avec des questions variées correspondant aux origines très diverses des participants (ingénieurs forestiers, experts, gestionnaires, propriétaires, entrepreneurs de travaux, naturalistes, simples curieux…). La question de la politique forestière a été abordée, critiquée, bousculée, et même malmenée, lorsqu’on a évoqué la façon dont les subventions établies en Aquitaine après l’ouragan Klaus ont été conçues. De toute évidence, ces subventions ont été rédigées dans le seul but de préserver la partie industrielle de la filière forestière locale. L’exemple de certaines dispositions particulièrement choquantes a été avancé, au grand étonnement de tous.
 
Je tiens à apporter une précision pour les gestionnaires forestiers : la Sylviculture Naturelle et Continue© (spécifique au Massif Landais et au pin maritime) ne va pas aussi loin que l’approche de Pro Silva. Elle s’en inspire fortement, mais se contente du traitement régulier, auquel elle apporte cependant de significatives améliorations.
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Dernière heure (3 février) :

Il reste quelques places pour la troisième Matinée Pro Silva

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C’est bientôt : inscrivez-vous vite !
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Lieu de rendez-vous aux Pijoulets (Hostens)
On commencera à 9 heures
Fin prévue vers midi
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À peine est achevée la deuxième Matinée Pro Silva qu’on prépare la troisième.
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Prévenez vos agendas :
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Le samedi 3 mars 2012 :

Troisième Matinée Pro Silva

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Ce sera en Gironde, en présence de notre Président (Alain GIVORS),
de notre Délégué Général (Nicolas LUIGI)
et de quelques autres personnalités.
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Nous nous préoccuperons d’un sujet anodin :
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L’avenir de la foresterie landaise.
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N’oubliez pas de vous inscrire, car le nombre de places sera limité.
Participation : 10 € (gratuit pour les adhérents).
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PostHeaderIcon Encore un (nouveau ???) colloque !!!

L’avenir de la forêt…

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Ouais, bon…

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Ces messieurs organisent encore un nouveau colloque. Nouveau !


Nouveau ?

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Ouais, bon, ils vont réfléchir…

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Ils « travaillent de concert pour préparer la forêt de demain »…

Mon œil !

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C’est organisé par la bande des quatre : le loup, le renard, l’ours et le sanglier…


… mais aucun représentant des sylvicultures alternatives n’est invité.

Alors je parie qu’on peut en prédire la conclusion :

« Continuons comme avant : la forêt de demain devra être industrielle. »

Inutile de faire une montagne grandiose pour accoucher d’une souris pareille !

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Ces messieurs vous recevront le 25 novembre à Bordeaux,

en leur Château de Région, 14 rue François de Sourdis.

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Allez-y, je suis sûr que vous allez vous marrer à cette farce.

Il y aura des discours sérieux, des exposés filandreux, un déjeuner gratos, et de l’argent public,

mais attention : l’inscription est en anglais (autrement dit : c’est réservé au club !).

(http://www.efiatlantic.efi.int/portal/events/colloque_for_t_aquitaine/inscription_colloque_for_t_aquitaine_/)

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Les mêmes qui ont conduit la forêt à la ruine vont se racheter

par une fuite en avant.

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PostHeaderIcon La S.N.C. – Présentation à télécharger

Petite présentation de la S.N.C.©

à l’intention des forestiers désespérés

1)- Téléchargez le texte ci-dessous…

 

2)- Puis téléchargez la présentation illustrée

(attention : le téléchargement peut être un peu long, car ce fichier est assez lourd).

Ces deux documents se complètent.

Il s’agit de la présentation que j’ai été invité à faire

au Domaine de la Chapelle, à Preignac, le 16 septembre dernier,

lors du colloque intitulé « L’Arbre et la Vigne« .

Faites-en profiter vos amis du monde entier !

 

 

 

PostHeaderIcon Le livre de Raymond Lagardère

Quelques extraits du livre très intéressant de

Raymond Lagardère :

Sous les grands pins – Mon passé, mes espoirs

-reproduits avec sa très aimable autorisation.

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PostHeaderIcon Matinée Pro Silva

Beau succès pour la première

Matinée Pro Silva !

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Le samedi 2 avril a eu lieu la première Matinée Pro Silva,

à Hostens, en forêt des Pijoulets.

Le thème était :

le fonctionnement des écosystèmes forestiers.

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Jean-Yves Boussereau nous a tenus bouche-bée pendant ces quatre heures.

D’abord une partie théorique sous les jeunes chênes, puis un parcours en forêt,

avec un arrêt commenté devant la fosse pédologique.

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22 participants ont assisté à cette première, soit 2 de plus que le quota fixé

(et ce malgré plusieurs empêchements de dernière heure, très vite reconquis).

Le public était varié :

propriétaires-sylviculteurs,

enseignants,

entrepreneurs,

techniciens,

experts forestiers,

simples curieux…

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Plusieurs personnes ont profité de l’occasion pour adhérer à Pro Silva.

Merci à Philippe Dantou pour les belles photos ci-dessus.

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Prochain rendez-vous à l’automne

pour une deuxième Matinée qui sera consacrée à

la sélection génétique sur pied.

Prix de la matinée : 10 € (gratuit pour les membres de Pro Silva).

Réservation obligatoire.

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PostHeaderIcon Lettre à des forestiers Bavarois

Voilà, c’est fait :
j’ai eu mes forestiers Teutons. 2 juin, journée pleine, comme il était prévu.
Ils étaient enchantés. Je leur ai tout montré. Ils ont même insisté pour voir mes pins sylvestres.
Ils se sont dits choqués des journées précédentes : on ne leur a montré
que des pins aux hormones, des champs d’arbres sans vie, et des usines à pâte.
En partant ils m’ont fait cadeaux et compliments dont un beau tonnelet d’une bière précieuse,
heureux d’avoir enfin, dans le Massif Landais, pu voir de vraies forêts !
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Dernière minute :
L’affaire des concombres masqués !
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Le Donjon ne supportait pas l’idée que les forestiers Bavarois viennent visiter ma forêt :
strictement verboten !
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Pourtant, les Deutsch, j’ai pris contact avec eux (voir plus bas le courrier que j’ai adressé à leur Présidente),
et justement : ils avaient grande envie de venir.
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Alors le Grand Patagourou, plus retors que jamais,
s’est procuré au fin-fond de l’Espagne
une cargaison de concombres empoisonnés
qu’il a expédiés aux Allemands.
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Pauvre Patagourou, c’était peine perdue !
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Nos amis Bavarois viennent quand même.
Ils ne sont pas morts, pas tous, et ils seront jeudi chez moi.
Ils verront mes régénérations naturelles et mes pins de 100 ans.
Je leur parlerai du Donjon, du SSSOviêt Suprêm,
du Grand Patagourou et de son compère Yznogourg,
de la Pravda-de-Gascogne.
Je leur parlerai du pays, quoi.
Mal gucken, wie Sie einfach die Sache sehen !…
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Sehr geehrte Frau W.,
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Durch einem Telefongespräch mit M. B. in Februar hatte ich erfahren, daß Sie eine Reise nach Süd-Frankreich gerade vorbereiten für Ihre Bayerishe Gruppe von Förstern.
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Mein eigener Wald findet sich gerade in dieser Region, wo Sie reisen werden, bzw. in Hostens (10 km entfernt vom Autobahn). Ausserdem, mein Wald ist seit einingen Jahren jetzt, nach Pro Silva Regeln geführt. Dieses Typ von Waldwirdschaft öffnet, meiner Meinung nach, riesige Zukunftsperspektiven für uns, besonders nach Orkäne wie Klaus (2009) hier im Süd-Westen. Bei mir sind zu beobachten viele Beispiele, wie die natürliche Wiederwaldbau ganz einfach und sparsam sein kann, oder was für schöne und dicke Kiefer wachsen können… die heute noch stehen !
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Deshalb hätte ich Sie so gerne in meinen Wald ein Paar Stunden empfangen.
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Leider habe ich von B. erfahren, daß sogar ein kurzes Moment von Freiheit nicht mehr übrig bleibt für Sie in der Zeit ihrer Reise. Falls manche Leute trotzdem einige Interesse hätten für so eine alternative Wirtschaft wie meine, erlaube ich mich einige Bilder beizulegen. Eventuell, können Sie mir alle Fragen stellen durch Internet : ich werde mein Bestes tun zu antworten.
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Ich bitte um Entschuldigung für mein Deutsch !
Mit besten Grüßen,
Jacques Hazera
Expert Forestier
Vice-Président de Pro Silva France
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Traduction pour les francophones :
Chère Madame W.,
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Lors d’une conversation téléphonique avec M. B. en février, j’avais appris que vous étiez en train de préparer pour votre groupe de forestiers Bavarois une visite en Aquitaine.
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Ma propriété personnelle se trouve justement dans cette région, près des lieux que vous allez visiter (plus précisément à Hostens, à une dizaine de kilomètres de l’autoroute). De plus, ma forêt est gérée depuis quelques années maintenant selon les principes de Pro Silva. Ce type de gestion forestière ouvre, à mon sens, d’énormes perspectives d’avenir pour nous-autres, particulièrement après des sinistres tels que l’ouragan Klaus (2009), ici en Aquitaine. On peut observer dans ma forêt de nombreux exemples de régénération naturelle obtenue facilement et à peu de frais, ainsi que de beaux et gros spécimen de pins adultes… encore debout aujourd’hui !
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Voilà pourquoi j’aurais été heureux de vous recevoir quelques heures chez moi.
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Malheureusement, j’ai appris par B. que vous ne disposiez même plus d’un petit moment de liberté dans l’organisation de votre voyage. Cependant, au cas où quelques personnes seraient intéressées par une gestion alternative telle que celle que je pratique, je me permets de joindre quelques photos à ce message. Vous pouvez éventuellement me poser toutes sortes de questions par Internet : je ferai mon possible pour y répondre de mon mieux.
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Je vous prie d’excuser mes fautes d’allemand !
Avec mon meilleur souvenir,
Jacques Hazera
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PostHeaderIcon Soirée-débat

Un autre compte-rendu dans la Dépêche du Bassin.

Il est signé de Nadine Stevens :

Rencart de l'escargot (N.S.) - Vignette

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Un compte-rendu de cette belle soirée à lire dans Sud-Ouest du 30 mars :

http://www.sudouest.fr/2011/03/30/l-escargot-donnait-rencard-samedi-soir-357382-4723.php

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Sylviculture naturelle et continue :

VRAIE ou FAUSSE ALTERNATIVE

pour la forêt de demain ?

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Voilà le sujet du débat organisé le samedi 26 mars à Belin-Béliet

par l’association Le Courant Alternatif

dans le cadre de ses

Rencontres de l’Escargot.

Affiche 26 mars

Cette soirée est ouverte à tous.

Le sujet vous intéresse : venez en parler !

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PostHeaderIcon D’autres citations

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Nous, avec nos beaux tracteurs, on sait faire de vilains arbres !

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Moi, au sujet du labour, je ne me prononce pas ; c’est vrai que je suis technicien forestier, mais seulement voilà : je suis salarié dans une entreprise de labour, alors…

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Vos grosses machines, vos abatteuses à 300.000 €, vos porteurs énormes, vos tracteurs de 250 CV, tout ça ce ne sont que de vulgaires pachydermes ! Il y a des tas de chantiers pour lesquels ils sont totalement inadaptés. Ce sont des monstres, ils vont disparaître. N’oubliez pas que les dinosaures, les plus gros des animaux, les plus puissants, ont été éliminés de cette terre en deux coups de cuiller à pot ! Un léger changement de climat, et hop, fini ! Vos machines infernales, ce sera la même chose un de ces matins : vous vous retrouverez sans boulot, propriétaire d’un engin sans valeur, et couvert de dettes envers vos banques. Il suffira que le prix du gazole monte un peu, ou que vos donneurs d’ordre baissent vos prix d’un tout petit chouya… Manque de souplesse, difficulté de s’adapter, lenteur de réaction, et vous êtes fichus !

Reconnaissez que, déjà, vous êtes obligés de consacrer au travail bien plus d’heures que vos pères, qui n’étaient pourtant que simples bûcherons, alors que vous avez bien du mal à boucler vos fins de mois !

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Plus une forêt est sale, et moins elle brûle !

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PostHeaderIcon Le pin maritime – Témoignage

Peut-on, avec le pin maritime, faire mieux que de la palette ?

Un témoignage dans le n° 48 de La Lettre de Pro Silva :

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La Lettre de Pro Silva - N° 48 - Extrait - Vignette

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PostHeaderIcon Tyrans ou esclaves ?

Citations anonymes

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On ne choisit souvent nos chefs que parmi des valets : esclaves de l’argent, esclaves du pouvoir, ou de leur amour-propre.

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Ce n’est pas lorsque le tyran est déchu qu’il faut le combattre, mais quand il est debout.

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Quand la cupidité rencontre la couardise, on peut alors s’attendre à de vrais exploits !

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Les coups de pied qu’on donne à Hitler et à Staline – outre qu’ils sont aujourd’hui sans risque – sont le tampon de vertu qu’il faut montrer pour ouvrir nos bras aux Khadafi de tous poils.

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Les couilles sont quand même la chose la plus rare du monde !

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Et deux vers de Bertaut (Œuvres poétiques) :

Et vous fiers potentats qui pleins de vaine pompe

Estes dieux sur la terre, et terre devant Dieu.

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PostHeaderIcon Personne ne sait pourquoi tout le monde laboure !

Voici ma deuxième réponse au message d’Henry Chaperon du 10 janvier dernier (qui figure au bas) :

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Cher Monsieur,

Pardonnez-moi de reprendre la parole, mais puisque vous n’en faites rien !… En attendant que vous nous apportiez vos arguments sur la question du labour, voici donc ma propre réponse sur certains morceaux choisis de votre message du 10 janvier dernier.

Contrairement à ce que vous affirmez, je ne prétends pas que tous les opérateurs du labour aient été destinataires du document intitulé Le débat. Beaucoup l’ont été cependant, et cependant presqu’aucun n’a moufté. Vous-même n’abordez pas du tout cette question, pourtant fondamentale dans la monoculture intensive parée du titre de forêt cultivée. Vous vous contentez de noyer le sujet dans diverses considérations, en cherchant à nous faire regarder ailleurs. Le débat, loin d’être un combat idéologique, rapporte l’intégralité des échanges qui ont eu lieu, et il recèle notamment quelques interventions décisives permettant bel et bien de faire avancer les choses.

Il est dommage que les principaux connaisseurs s’en soient tenus à l’écart, et que votre tardive intervention n’apporte aucun élément nouveau. Dans ce débat, vous arrivez tard, seul, et sans argument ! Le C.R.P.F. se tait. L’O.N.F. se tait. L’Administration se tait. Le Syndicat des Sylviculteurs se tait. L’association des E.T.F. se tait… Tous vous abandonnent mais, sur le terrain, le labour avance.

Personne ne sait pourquoi tout le monde laboure !

Quittons donc le labour et regardons plutôt ailleurs, puisque vous le souhaitez. Abordons la question du pragmatisme.

–    Votre retour au pragmatisme consisterait donc à mettre, pendant quelques décennies (30 ans ? 50 ans ? 80 ans ?), des armées de chercheurs sur la piste de la sylviculture mais, dans l’attente de leurs conclusions, que préconisez-vous ? Peut-être l’arrêt des tracteurs ?

–    Mon pragmatisme consiste au contraire à constater que, même seule et sans charrue, la graine est capable de lever. Savez-vous qu’il y a dans la forêt quantité de choses qui ne demandent qu’à se laisser observer ? Mon pragmatisme consiste à donner la priorité aux processus naturels, la régénération naturelle en étant bien sûr le meilleur exemple. Savez-vous qu’ils sont gratuits ? En effet, ces processus naturels – « l’automation biologique » – ont généralement un coût très modique à condition qu’on résiste à la tentation de les ramener de force sur le chemin de la forêt cultivée. Le meilleur exemple sur ce point est le dépressage : on connaît bien son coût et ses inconvénients, mais a-t-il réellement un intérêt ? Pour éviter d’en venir aux mains, je n’aborderai pas la question du regonflage.

–    Mon pragmatisme consiste à accepter l’idée que les faits ont la prévalence sur les théories. Or c’est un fait que la fabrication des forêts peut aussi se faire par les voies naturelles.

–    Mon pragmatisme consiste à considérer que l’argent qui n’a pas été dépensé est à l’abri du risque. On a vu que des arbres installés sur un gros paquet d’argent (je veux parler du labour) ne sont pas d’une stabilité à toute épreuve : le vent a eu cet avantage d’épargner des décennies de travail aux armées de chercheurs.

Quand vous évoquez le contexte social, je ne sais pas quoi vous répondre : il faut d’abord que je me pince ! Êtes-vous sérieux, ou bien vous moquez-vous ? Voulez-vous me faire croire que votre monoculture intensive serait peu gourmande en travaux ? Ce que je propose, moi, c’est une sylviculture faite par des forestiers et non par des chauffeurs d’engins, par des gens qui savent ce que c’est qu’un arbre et ce que c’est qu’une forêt. La sylviculture que je propose – la « sylviculture naturelle et continue » – a besoin de véritables forestiers professionnels et compétents : au lieu d’un tracteur, un sécateur. Je ne dis pas qu’il faut jeter les tracteurs : j’en ai moi-même trois. Je dis juste que c’est la forêt qui doit commander aux tracteurs, et non l’inverse.

Voilà comment j’envisage les travaux et le coût des travaux : des actions modérées (pas plus qu’il ne faut : la bonne action au bon endroit et au bon moment) faites par des techniciens compétents et bien rémunérés. Rappelons-nous qu’une heure de technicien coûte moins cher qu’une heure de tracteur. Bilan sur l’emploi : égalité ! Bilan sur les frais : un point pour moi ! Bilan sur la rémunération : un point pour les forestiers !

Quant à votre dernier paragraphe, voici la réaction de Bernard Jabiol dans un message personnel : « Mais les gens qui préconisent le labour s’appuient-ils sur la batterie d’expérimentations suggérée au début du message ??? Pas à ma connaissance ! (je ne parle pas de la fertilisation). »

Respectueusement,

Jacques Hazera

Expert Forestier

Vice-Président de Pro Silva France

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Votre message du 10 janvier :

« Bonjour,J’ai été destinataire indirect des échanges sur votre Blog portant sur le labour et plus généralement sur le travail du sol dans le milieu Landais (contrairement à ce que vous dites tous les opérateurs du labour n’ont pas été destinataires de votre mail ce qui pourrait expliquer leur silence…).

Je ne suis ni partisan d’une guerre des idées ni d’un combat idéologique : De ce point de vue la plupart des échanges contenus dans vote blog ne me paraissent pas faire avancer les choses.

Il faut revenir au pragmatisme et installer de véritables essais comparatifs appuyés par la recherche comparant la sylviculture que vous proposez à celle actuellement en cours sur le Massif.

Cette comparaison doit se nourrir:

  • De modèles de croissance ce qui suppose que vous décriviez votre itinéraire technique de la régénération naturelle à la coupe rase
  • D’hypothèses économiques : Il faut comptabiliser toutes les dépenses y compris les dépenses fiscales et  les recettes attendues compte tenu du type de bois récolté. Les dépenses d’entretien doivent être évaluées à leur coût réel (recours à l’entreprise, comparaison de régimes d’entretien sur terrain non labouré et sur terrain labouré)
  • De modèles de risques qui doivent prendre en compte la stabilité des peuplements et la durée de la révolution
  • Du contexte social : Trouvera t on la main d’œuvre pour assurer l’ensemble des travaux

Des essais de terrain  suivis par la recherche permettraient de valider année après année les hypothèses faites par les uns et les autres

Je suis bien sur partisan de tirer parti de tous les épisodes malheureux vécus par la forêt landaise mais sans jamais oublier le travail et les leçons de nos anciens qui ont travaillé sérieusement non pas parce qu’ils étaient à la solde du grand capitalisme et des papetiers mais en toute honnêteté pour faire progresser la forêt et essayer de  maintenir sa compétitivité.

Nous ne sommes pas des assoiffés de la mécanisation et de l’escalade de la puissance des tracteurs : nous sommes simplement soucieux de contenir le coût des travaux ce que vous semblez oublier dans votre blog.

Nous nous plaçons bien sur dans une logique économique qui impose une logique d’itinéraires techniques que nous sommes prêts à faire évoluer en fonction de résultats avérés de la recherche et non d’idées non vérifiées. Vous réfutez en bloc le trépied de la sylviculture landaise constitué par le labour, la fertilisation et l’amélioration génétique, c’est votre droit. Je suis beaucoup plus critique par rapport à la diffusion d’un message qui ne serait pas solidement étayé par des résultats de terrain à partir d’essais bâtis scientifiquement.

Je reste à votre disposition pour un travail constructif mais pas pour entamer des polémiques qui ne feraient pas avancer la cause de la forêt.

Bien à vous

Henry Chaperon
Directeur Général CAFSA »

PostHeaderIcon Nouvelle réaction au sujet du labour

Reçu ce matin la réaction ci-dessous, adressée par François Lefèvre (France-Nature-Environnement) :

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Réaction de François Lefèvre - Vignette

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Un extrait pour vous allécher :

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Toutes ces mauvaises pratiques résultent d’une approche des sols réduite à leur dimensions physico-chimique qui méprise ou ignore le rôle de la biodiversité dans ce fonctionnement. Comme cela est justement souligné dans votre document, la biodiversité est ici le cuisinier sans lequel toute alimentation apportée serait purement et simplement indigeste, donc inassimilable. En agriculture, le développement du non labour, l’émergence de la bioremédiation des sols au travers des réflexions autour du BRF, devraient interpeller nos forestiers qui s’attellent au wagon de queue du train du progrès. Il y a donc un gros chantier à mettre en œuvre pour que le sol reprennent toute sa place dans la sylviculture. Il faut interpeller pour provoquer le débat et le poser en commençant par expliquer le chemin invisible qui va du bois mort jusqu’aux racines.

J’espère que nous aurons l’occasion de collaborer sur ces sujets essentiels et passionnants !

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PostHeaderIcon … enfin l’avis d’un laboureur !

Henry Chaperon, Directeur Général de la C.A.F.S.A.,

m’a aimablement envoyé lundi, au sujet du labour, la réaction ci-dessous.

Voilà donc le premier pratiquant assidu qui s’exprime enfin.

Qu’il en soit cordialement remercié.

Ma réponse figure au-dessous…

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Bonjour,

J’ai été destinataire indirect des échanges sur votre Blog portant sur le labour et plus généralement sur le travail du sol dans le milieu Landais (contrairement à ce que vous dites tous les opérateurs du labour n’ont pas été destinataires de votre mail ce qui pourrait expliquer leur silence…).

Je ne suis ni partisan d’une guerre des idées ni d’un combat idéologique : De ce point de vue la plupart des échanges contenus dans vote blog ne me paraissent pas faire avancer les choses.

Il faut revenir au pragmatisme et installer de véritables essais comparatifs appuyés par la recherche comparant la sylviculture que vous proposez à celle actuellement en cours sur le Massif.

Cette comparaison doit se nourrir:

  • De modèles de croissance ce qui suppose que vous décriviez votre itinéraire technique de la régénération naturelle à la coupe rase
  • D’hypothèses économiques : Il faut comptabiliser toutes les dépenses y compris les dépenses fiscales et  les recettes attendues compte tenu du type de bois récolté. Les dépenses d’entretien doivent être évaluées à leur coût réel (recours à l’entreprise, comparaison de régimes d’entretien sur terrain non labouré et sur terrain labouré)
  • De modèles de risques qui doivent prendre en compte la stabilité des peuplements et la durée de la révolution
  • Du contexte social : Trouvera t on la main d’œuvre pour assurer l’ensemble des travaux

Des essais de terrain  suivis par la recherche permettraient de valider année après année les hypothèses faites par les uns et les autres

Je suis bien sur partisan de tirer parti de tous les épisodes malheureux vécus par la forêt landaise mais sans jamais oublier le travail et les leçons de nos anciens qui ont travaillé sérieusement non pas parce qu’ils étaient à la solde du grand capitalisme et des papetiers mais en toute honnêteté pour faire progresser la forêt et essayer de  maintenir sa compétitivité.

Nous ne sommes pas des assoiffés de la mécanisation et de l’escalade de la puissance des tracteurs : nous sommes simplement soucieux de contenir le coût des travaux ce que vous semblez oublier dans votre blog.

Nous nous plaçons bien sur dans une logique économique qui impose une logique d’itinéraires techniques que nous sommes prêts à faire évoluer en fonction de résultats avérés de la recherche et non d’idées non vérifiées. Vous réfutez en bloc le trépied de la sylviculture landaise constitué par le labour, la fertilisation et l’amélioration génétique, c’est votre droit. Je suis beaucoup plus critique par rapport à la diffusion d’un message qui ne serait pas solidement étayé par des résultats de terrain à partir d’essais bâtis scientifiquement.

Je reste à votre disposition pour un travail constructif mais pas pour entamer des polémiques qui ne feraient pas avancer la cause de la forêt.

Bien à vous

Henry Chaperon

Directeur Général CAFSA

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Ma réponse :

Cher Monsieur,

Je vous remercie sincèrement pour votre message et pour le pont qu’il permet d’établir, et j’en profite pour vous adresser mes meilleurs vœux…

… mais, concrètement, quels sont vos arguments en faveur du labour ?

Bien cordialement, J.H.

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P.S. 1 – Je suis tout à fait de votre avis sur certains des points que vous évoquez (pas tous, loin de là, car il y a des erreurs dans vos propos), mais ce n’est pas moi qu’il faut inciter à faire des essais comparatifs : incitez-y plutôt les organismes dont c’est la mission et qui en ont les moyens, I.N.R.A. et autres. Je vous garantis que Pro Silva s’y associera avec grand plaisir… si jamais Pro Silva est invitée.

P.S. 2 – Indépendamment des connaissances scientifiques, le bon sens et la toute bête observation des faits sont déjà des outils de grande valeur, de même que l’écoute des spécialistes. Or quelques-uns se sont déjà exprimés, et pas des moindres (Alain Brêthes, Bernard Jabiol, Yves Lefèvre, Christophe Drénou, Denis Loustau et d’autres)… mais vous n’avez pas l’air convaincu et souhaitez engager de véritables essais comparatifs appuyés par la recherche. Très bien mais, en attendant, pourquoi continuer à labourer ? Et pourquoi avoir tant et tant labouré à l’aveugle ? Denis Loustau nous a expliqué qu’on ne sait finalement pas grand chose sur le sujet.

P.S. 3 – Vous évoquez des polémiques, bien réelles à mon avis. Permettez-moi de vous faire remarquer que, malgré mon ton provocateur, ce n’est qu’à titre de victime que je figure dans ces polémiques et avec moi, de son vivant, Didier aussi. On pourrait également parler de censure, de pressions, de coups tordus que nous avons subis ; vous faut-il des exemples concrets ? Il serait bon en effet d’éteindre ces polémiques – je vous rejoins aussi sur ce point – mais je crois savoir que vous êtes vous-même beaucoup plus proche de leurs auteurs que je ne le suis moi-même. Intervenez donc auprès d’eux ; vous faut-il des noms ?

P.S. 4 – Même s’il reste encore beaucoup d’incertitudes et de points à préciser, un certain nombre de réponses à vos questions sur la Sylviculture Naturelle et Continue à laquelle vous semblez vous intéresser sont disponibles en libre accès sur mon blog : il suffit de piocher… mais réglons d’abord la question du labour !

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PostHeaderIcon Verboten !

« Interdiction de vous rendre à la visite Pro Silva ! »

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Voilà comment Yznogourg* parle à ses gens !

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On m’avait déjà plusieurs fois dénoncé ce fait,

mais un nouveau témoignage vient à l’instant de m’en apporter une nouvelle confirmation.

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* Comment ça, vous ne savez pas qui est Yznogourg ? Mais pourtant tout le monde le connaît ! Yznogourg est un petit personnage de bande dessinée dont l’unique obsession est de devenir Calife à la place du Calife.

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PostHeaderIcon Le débat – Épilogue

7 novembre 2013

Je viens de me faire un petit plaisir : la relecture intégrale du Débat.

Un vrai régal, surtout vers la fin ! Allez-y de bon cœur.

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Je vous avais annoncé une suite au Débat sur le labour.

La voici.

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Lisez l’épilogue, à partir de la page 26.

Cet épilogue représente l’ensemble des réactions provoquées

par la première diffusion du Débat.

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Quelques perles attendent les gourmands… !

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Le débat 2 - Vignette

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PostHeaderIcon Le pin, le bois, le bleu, et nous

Question d’un étudiant :

M. Hazera,

Je suis étudiant à la Sorbonne à Paris en licence de design.

Dans le cadre d’un projet sur le pin maritime, je m’intéresse à cette essence, notamment aux caractéristiques de son aubier, comme la vulnérabilité aux champignons, insectes… À Paris, des fournisseurs de bois m’ont indiqué que l’aubier était le plus souvent éliminé pour la fabrication de planches par exemple, du fait de sa fragilité. Ils m’ont même dit que le transport d’aubier non traité était interdit pour Paris, et qu’il était traité directement sur le lieu de production.

Je voulais savoir si cela était vrai. Un producteur Landais de pin maritime m’a affirmé le contraire. Ce même producteur m’a expliqué que, dans son exploitation, son processus de fabrication absorbe l’aubier et le duramen, la séparation étant impossible.

Vous évoquez la monoculture intensive, qui entraîne des modifications structurelles du bois, et le fait que l’aubier ne peut être retiré. Pensez vous que les différences que je constate dans les propos que j’ai recueillis peuvent provenir de ces différences de pratiques ?

Je vous remercie pour les éclaircissements que vous pourrez m’apporter.

Bien cordialement.

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My answer :

Cher Monsieur,

Merci de votre message, qui tombe très bien.

Ce que l’on vous a dit à Paris serait presque idéal, mais ne correspond pas aux pratiques réelles (du moins pour ce qui concerne le pin maritime).

- L’idéal serait d’éliminer l’aubier du bois lors de sa mise en œuvre… pour tous les bois. L’aubier est fragile et peu durable pour toutes les essences, même les plus résistantes, acacia et teck inclus, la seule partie vraiment noble étant le bois parfait.

- Malheureusement, cette pratique tend à se perdre pour de nombreuses essences et, concernant le pin maritime, elle est aujourd’hui totalement abandonnée.

L’aubier de toutes les essences est sensible aux champignons et aux insectes. L’aubier, partie vivante de l’arbre, contient quantité de réserves nutritives potentiellement utilisables par ces dégradeurs divers. Le duramen, lui, est le résultat d’un processus interne de transformation chimique et de colmatage des vaisseaux qui aboutit à rendre ce bois peu attractif et peu accessible. Les bois à aubier non différencié (peuplier, sapin et épicéa par exemple) restent plus fragiles du fait que ce processus de duraminisation ne se produit pas, ou pas de façon complète me semble-t-il (point à vérifier).

L’économie moderne pousse à raccourcir les cycles de production, et la sylviculture n’y échappe pas. De ce fait, au lieu d’attendre que le pin maritime ait atteint sa maturité, on le coupe avant terme, et le bois parfait… est encore loin de l’être. Comme on accélère la croissance dès la plantation, il contient une forte proportion de bois juvénile (le bois produit au cours des 10 à 15 premières années de vie de l’arbre), de qualité inférieure. Et comme les utilisateurs ne proposent que des prix très peu attractifs pour les gros pins, le sylviculteur préfère couper ses bois en herbe, lorsqu’ils sont encore jeunes (autour de 40 à 45 ans) et de volume faible (autour de 1 mètre-cube). En outre, la sylviculture moderne coûte de plus en plus cher, ce qui pousse également les producteurs à raccourcir les cycles de production. Ils considèrent aussi que des arbres qu’on laisse vivre longtemps sont davantage sujets à subir divers dangers (tempêtes par exemple), même si ce risque est bien loin d’être confirmé par les faits. Dernier point : on ne se préoccupe plus du tout non plus de la période de coupe. L’abattage se pratique tout au long de l’année, en toutes saisons et en tous temps. Les sols en sont victimes (à cause des engins de plus en plus lourds qui y circulent, même dans les périodes où ces sols sont les plus fragiles), mais la qualité du bois en est victime aussi, notamment sa résistance aux champignons et aux insectes car, comme vous le savez certainement, du bois coupé en bonne saison et en bonne lune est bien plus durable que ce même bois coupé à d’autres moments de l’année… mais ce qui commande maintenant aux arbres, ce sont les machines : leur prix est tellement énorme qu’elles doivent impérativement tourner à plein rendement pour enrichir leurs constructeurs et les organismes de prêt fnancier.

Tout cela est à mon avis extrêmement discutable, voire même largement erroné. C’est faire fausse route que de choisir toutes ces options. Dans des arbres de faibles dimensions, par exemple, il n’est pas possible de purger l’aubier car, si on le purge, il ne reste plus alors que très peu de bois parfait utilisable, encore ce dernier contient-il en son centre une grosse partie de bois juvénile. C’est tout à fait possible de purger l’aubier sur des arbres de grosses dimensions, mais pas sur les jeunes blancs-becs qu’on utilise de nos jours. C’est un obstacle économique, pas technique.

Le pin maritime contient une forte proportion d’aubier : pour des pins de 40 ans, il peut être de l’ordre d’un tiers du rayon, voire plus. En volume, cela représente une proportion encore bien plus importante. Sur un arbre d’une quarantaine d’années, c’est donc l’aubier qui est prépondérant dans la masse de bois. Lors des sinistres comme ceux que nous avons subis récemment (les ouragans Martin et Klaus), cet aubier commence à bleuter progressivement à partir de la fin du printemps, lorsque l’alimentation en eau devient déficiente (à cause des racines endommagées) pour répondre aux besoins de l’évapotranspiration. La dégringolade du prix du bois, dès le lendemain de chaque tempête, a comme prétexte ce bleu, cette dégradation de l’aubier, qui n’est pourtant pas technologique mais seulement esthétique, et qui ne se produit que longtemps après (plusieurs mois après le sinistre).

Voilà pourquoi votre message tombe bien : je rève d’un designer qui mettrait au goût des consommateurs les belles veines du bois bleu ! On m’a dit que, en Savoie (c’est un Savoyard qui me l’a dit), le bois bleu du sapin se vendait à meilleur prix que le bois blanc, c’est-à-dire vert… j’espère que vous me comprenez ! Autrement dit, tout cela n’est qu’une question de mode, mais nous autres producteurs de pin maritime, ici, nous en payons très cher les conséquences, car l’effondrement est énorme : les prix sont, au bas-mot, divisés par cinq, souvent par dix !

Pardon pour la longueur, mais j’espère avoir répondu à votre question et, au cas où vous souhaiteriez vous attaquer au marketing du bois bleu, je suis à votre service… mais devenez célèbre : ça aidera !

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PostHeaderIcon Sans labour, même en agriculture !

Sur TF1 :

un reportage très intéressant signé Corinne Lalo :

Le semis direct - Vignette-

Si les forestiers savaient que les agriculteurs ne labourent plus !…

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PostHeaderIcon Labour : le débat

Tout le débat sur le labour :

Le débat 2 - Vignette

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8 décembre : il y aura bientôt une suite à ce débat, car j’ai déjà reçu quelques réactions très intéressantes…

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PostHeaderIcon Entretien avec Pierre Rabhi

Un entretien très intéressant paru sur Actu-Environnement :

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Pierre Rabhi - Vignette-

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Agriculture et sylviculture : même combat !

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PostHeaderIcon Étrillons le labour sans remords

Une nouvelle fiche :

Le labour - Vignette

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J’en profite pour envoyer au passage un petit salut à notre célèbre et truculent laboureur !

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PostHeaderIcon Émiettons le labour sans regrets

Hier :

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Bonjour Mr Hazera

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J’ai suivi avec intérêt les divers points de vue concernant le labour en profondeur.

Il semble en effet que le labour soit programmé un peu ‘à la légère‘, car des sols meubles ou sablonneux ne nécessitent à mon sens pas de labour, en tout cas dans le cadre de reboisements.

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Il est en tout cas très compliqué de bien faire la part (exacte) des choses entre rentabilité économique (à tout prix ?) et une gestion raisonnée ou raisonnable n’affichant pas un retour sur investissement aussi rapide (mais peut-être toutefois plus rentable).

Je pense que les usages actuels demandent une production rapide, peu importe le rendement final pourvu que l’argent tourne vite.

A chacun son point de vue, pour ma part je suis plutôt du genre à laisser le temps au temps de manière à générer une meilleure rentabilité, et en tout cas une qualité supérieure (qui engendrera forcément une meilleure rentabilité).

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Les temps ont changé, et il semble dérisoire pour beaucoup de personnes, de se passer des moyens techniques actuels.

Néanmoins, et je prends pour exemple les abattages mécanisés au détriment des bûcherons, et plus anciens encore les débardages dévolus aux lourds engins au détriment de moyens animaux ou plus légers, les services des Eaux et Forêts se sont depuis quelques années posé beaucoup de questions quant au dépérissement des feuillus, chênes et hêtres (ces derniers principalement), dont les racines mises à mal sont causes de traumatismes et par conséquent, les arbres déforcés sont plus sujets aux maladies ou attaques d’insectes.

Bien évidemment, les rotations beaucoup plus courtes en résineux n’ont pas permis de mesurer l’ampleur des dégâts (bien qu’en scierie, on soit en mesure de jauger des impacts de traumatismes profonds, mais ce n’est pas nécessairement remonté), mais ces bosi subissent le même traitement.

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Le labour a sans doute des raisons d’être dans des terrains qu’il faut enrichir ou trop tassés et soumis aux ruissellement et lessivage, mais ce n’est pas fréquent en Europe.

Les arbres (ou futurs arbres) ont des facultés que seule la volonté de booster la croisance peut ignorer, vous l’avez souligné. Des arbres qui croissent trop rapidement sont bien évidemment plus faibles ques des arbres croissant lentement.

Ameublir el sol est un risque de les déforcer lors de tempêtes, et les ravages à répétition dans la forêt des Landes en est un pur exemple.

Le sol n’est pas suffisamment ferme, et le labourer est à mon sens une grave erreur.

Persister à mener uen monoculture de pins en est une autre. Une culture mixée permettrait de combattre les vents et les maladies, et aussi apporter du soutien au sol par apport de systèmes racinaires différents. de plus, les besoins des arbres varient selon les espèces, ce qui pourrait aussi apporter un peu de positif pour le sous-sol.

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J’ai encore eu l’ocacsio nde bondir voici peu en écoutant TF1 relater les déboires des forestiers landais face au bistryche. Après une tempête, beaucoup d’arbres ont souffert et ce n’est pas parce qu’il est resté debout que l’arbre est indemne. il peut être criblé de ‘coups de vent‘, ce qui signifie d’infime cassures qui vont se retrouver sur les débits et ceux-ci secasseront. les fibres sont généralement très malmenées.

Si les insectes s’attaquent aux bos tombés en priorité, ils s’attaquent aussi aux arbres malades ou séniles. En cas d’attaque virulente, ils peuvent aussi s’attaquer à des peuiplements indemnes, mais cela est plus rare.

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Il s’agit donc, après une tempête, de ne pas tergiverser sur le sort d’arbres mal en point mais encore debout, car cela ouvre le risque de les voir succomber plus tard sous les attaques des insectes, et avec eux, d’autres arbres moins touchés. les insectes ne peuvent pas se déplacer très loin, leurs capacités à voler étant réduites. C’est une facteur à prendre en considération pour la survie des peuplements.

Enfin, les monocultures sont très exposées, à la fois aux intempéries (même résistance), aux insectes, aux autres maladies (contagion), bien qu’elles génèrent des rentabilités à court terme.

Vous aviez parlé d’une sylviculture de luxe pour un produit de merde ?

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En résumé, je suis plutôt de votre avis, surtout pour le respect à apporter à la forêt et aux arbres (et ses autres habitants). la submerger de moyens techniques comem on le fait ne constitue pas un erspect, mais un pillage.

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Cordialement

Richard Fays

Expert international en bois

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PostHeaderIcon Retournons le labour sans états-d’âme

Un ami forestier m’a récemment écrit ceci :

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Pour le labour voici ce que j’avais relevé :

L’objectif du labour est de :
1- Démembrer le feutrage de rhizomes dense de la molinie.
2- Assurer un bon mélange des horizons superficiels afin de réactiver l’humus brute et augmenter la rétention en eau.
3- Enfouir l’acide phosphorique pour le rendre disponible pour les racines.
4- Ameublir sur 30 cm de profondeur afin de faciliter l’enracinement des plants provenant des pépinières (en bleu c’est ce que j’ajouterais).
Plus tu investis dans du matériel sélectionné et plus tu dois préparer le sol afin de valoriser les potentiels sols et plants.

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Voici ma réponse :

Voici ce que m’inspirent les quatre objectifs que tu indiques au sujet du labour.

  1. Démembrer le feutrage de rhizomes dense de la molinie : je suis d’accord, et je crois même que c’est la fonction la plus ancienne, la plus universelle et la plus judicieuse du labour, molinie ou pas. C’est d’ailleurs ce qu’affirme Dominique Soltner : ‘On aurait pu croire que le travail millénaire des paysans a eu pour but d’ameublir le sol pour permettre aux racines de leurs cultures de s’y installer. Il n’en est rien. L’agriculture a été dans les siècles passés l’art de ne pas cultiver le sol, autrement dit de laisser la plante se débrouiller pour pénétrer le sol, l’essentiel étant de lui fournir un sol dégagé.‘ N’empêche que le labour à 30 ou 35 cm de profondeur descend en réalité bien au-delà de la rhizosphère des graminées : environ 2 à 3 fois plus profondément (cf. les photos ci-dessous). Là, il y a donc excès de zèle. D’autre part, pourquoi labourer tous les types de sols, même ceux où la molinie est absente ? Pourquoi labourer les sables purs ?
  2. Assurer un bon mélange des horizons superficiels afin de réactiver l’humus brut et augmenter la rétention en eau : à mon sens, le sol qui a le meilleur fonctionnement, c’est celui qui n’a subi aucune perturbation (aucun tassement par exemple). Labourer le sol ne peut être réparateur pour sa structure que dans le cas où on l’aurait abîmé auparavant (par exemple : exploitation de coupe rase avec un gros porteur circulant en tous sens). Bernard Jabiol dit : ‘Le labour peut être indispensable… si on a tout détruit et compacté avant !‘. C’est grâce à une bonne structure que la rétention en eau sera la meilleure (la macro-porosité). En l’émiettant après l’avoir retourné, on lui redonne provisoirement un semblant de structure, mais ce semblant de structure qu’on lui redonne artificiellement n’est pas du tout idéal : au lieu d’être ‘structuré‘, il en ressort ‘soufflé‘. La véritable structure d’un sol est le résultat d’un lent processus, et il ne la tient que de la vie qu’il abrite : racines des plantes, vers de terre, micro-faune, etc.. Si cette vie est absente, c’est dû généralement à l’excès d’acidité ; or ce n’est pas en faisant passer des tracteurs pour mélanger les horizons qu’on peut modifier l’acidité. D’autre part – indépendamment du tassement en profondeur provoqué par le simple poids de l’engin – le labour à 35 cm de profondeur ne mélange pas seulement les horizons superficiels. Dans le cas général, il remonte aussi de la terre stérile ; dans les podzosols, à mon avis, il ne remonte certainement pas beaucoup d’éléments fertiles de l’horizon d’accumulation, ce dernier étant dans la majorité des cas proche de l’alios et hors de portée du soc. Dans tous les cas, le soc descend moins profondément que certaines racines du pin. L’effet dopant du labour – qui est réel – vient à mon avis du fait qu’il accélère la minéralisation de l’humus (peut-être par un effet d’oxydation ?… ou par l’action de champignons ?…) mais c’est forcément au prix d’une réduction du ‘capital de fertilité’ du sol sur la durée : on choisit le court terme au préjudice du long terme. Or le bois de valeur est le bois mûr et sans nœuds, celui que produit l’arbre adulte (‘l’usine à bois‘), pas le jeunot ! En outre, accélérer la croissance des résineux n’est jamais une bonne chose pour les sylviculteurs ayant des objectifs de production de haute qualité, mais c’est encore pire dans le jeune âge car, ce faisant, on augmente le volume de branches et de bois juvénile (de mauvaise qualité technologique)… bois juvénile qui sera malheureusement présent au cœur des arbres lors de leur coupe, sans parler des nœuds. Pour fabriquer de la pâte à papier ou des panneaux de particules, ou même des palettes, ça n’est pas gênant… sauf que ce n’est pas ce type de production qui est à mon avis capable de rémunérer le sylviculteur, surtout dans un marché où l’on encourage la surproduction !
  3. Enfouir l’acide phosphorique pour le rendre disponible pour les racines : même remarque que précédemment. Noter que cette opération (travail du sol et fertilisation) représente un coût important et que, avec un tel investissement au départ, la durée du cycle de production doit impérativement être très courte. D’où la difficulté matérielle, en sylviculture industrielle, de fabriquer du bois de bonne qualité (qui, comme l’expliquait souvent Jacques Deval,  a besoin d’être ‘mûr’ et ne se trouve que dans les arbres âgés). D’autre part, la majorité des processus naturels d’enrichissement se font par simples dépôts à la surface du sol, l’incorporation ne se faisant que très lentement : c’est le cas de la litière. C’est cette lenteur qui garantit une croissance régulière et continue.
  4. Ameublir sur 30 cm de profondeur afin de faciliter l’enracinement des plants provenant des pépinières : ton hypothèse est intéressante (à savoir : pour les plans issus de pépinière, colonisation du sol  par leurs racines en deux étapes), mais elle reste à démontrer. Moi j’ai plusieurs essais qui ne confirment pas cette hypothèse, avec des plants issus de pépinière mais installés sans labour, parfois simplement au milieu de la végétation déjà présente. Ces plants ont aujourd’hui entre 5 et 14 ans et, même si leur vigueur est moindre que sur labour fertilisé, la plupart d’entre-eux ont aujourd’hui une conformation bien meilleure, des branches fines, et en plus ils sont stables : ils sont encore debout en 2010 ! Je me demande pour ma part si, en ameublissant le sol, on ne détériorerait pas la qualité de l’ancrage et si on ne cantonnerait pas quelque peu la prospection racinaire à la partie ameublie. On sait bien qu’un simple passage de rouleau landais fragilise cet ancrage, or la charrue fait bien pire que le rouleau landais. Il arrive qu’on nous donne d’excellentes raisons pour faire d’énormes bêtises : c’est le cas par exemple des ‘regonflages‘ avec passage de disques lourds dans les interlignes, alors qu’on connaît très bien par ailleurs l’effet dévastateur que peut avoir cette opération sur le système racinaire des pins.

D’après mon expérience, je concluerais ainsi : tous ces travaux lourds sont parfaits pour fabriquer de gros volumes de biomasse à toute vitesse, mais ils ne permettent généralement pas d’obtenir des bois de qualité ni des forêts stables. Certains des sylviculteurs qui donnent la préférence au volume par rapport à la qualité sont peut-être enthousiastes sur cet itinéraire, mais leurs performances s’effondrent un jour ou l’autre si la stabilité est déficiente… ce qui est le cas, et c’est ce qu’on vient de voir à deux reprises ! D’autre part, le coût de ces travaux me semble incompatible avec une rémunération correcte de l’investisseur. Le véritable risque, en forêt, est lié à l’ampleur de ces investissements. En un mot, comme disait Didier : ‘C’est une sylviculture de luxe pour un produit de merde !‘ Je m’emballe… mais t’en penses quoi ?

Pardon pour la longueur !

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Sur les trois photos ci-dessous, on voit bien que le labour descend bien au-delà de la zone prospectée par les racines de la molinie (cf. paragraphe 1),

même si, en cherchant bien, on arrive quand même à en retrouver quelques-unes, rares, près du fond de la cale.

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n308075-

n308079

PostHeaderIcon LE REMPLAÇANT – 1) Reconnaissance officielle

Youpi ! On existe !

Le Donjon a fini par craquer :

le Parti admet enfin qu’il existe des alternatives à sa Ligne !

Un témoignage de reconnaissance surprenant, mais officiel,

vient en effet d’être publié en ces termes :

Les chercheurs [...] opposent un net démenti aux initiatives farfelues de certains nostalgiques qui sont prêts à attendre quatre vingt ans des bois de ‘qualité dont ne veut plus l’industrie. Leur excentricité peut amuser et abuser les médias pendant un moment, ‘puis la bulle fera pschitt !

C’est par ces quelques lignes, sobres mais éloquentes,

que le Remplaçant a accompli, dans la Pravda de Gascogne, son rite d’intronisation

au Praesidium du SSSOviêt Suprêm.

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Jusqu’ici le Donjon n’avait pas daigné nous voir,

il ne nous entendait pas,

ne se montrait pas à nos tournées de terrain,

interdisait à ses gens d’y venir,

ne répondait pas à nos invitations…

Bref, le mépris total : nous n’étions rien ou le Diable !

Et brusquement, nés de rien, nous nous mettons à exister,

au point même de mériter d’élogieux noms d’oiseaux :

farfelus‘, ‘nostalgiques‘, auteurs ‘d’excentricités‘…

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Beau débat !

On vient avec des propositions, on repart avec des coups de pied ;

on arrive avec des arguments, on repart avec des insultes :

Merci le Remplaçant !

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En réponse, just for fun, cette nouvelle fiche :

Le virus - Vignette

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Quant à ce que disent les chercheurs, on en reparlera.

On reparlera aussi d’autres passages de l’intronisation du Remplaçant…

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À suivre !…

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PostHeaderIcon L’erreur boréale et nous

Extrait du film de Richard Desjardins : L’erreur boréale.

http://www.dailymotion.com/video/x5wklj_l-erreur-boreale-3_lifestyle

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Est-ce ainsi que les hommes avancent ?

Est-ce ainsi qu’ils traitent leurs forêts ?

En tous cas, beaucoup de similitudes avec nos pratiques landaises…

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Pour visionner l’ensemble du film :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/lerreur+bor%C3%A9ale

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Si ce film vous a plu, n’hésitez pas à lire ceci :

http://www.ledevoir.com/non-classe/254926/l-erreur-boreale-dix-ans-apres-2-toujours-un-cauchemar-en-foret-2004-2009

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PostHeaderIcon Un amendement au labour

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Nos amis les laboureurs totalement absents du débat sur le labour !

Offrez-vous de la com, les mecs !

Vous laissez ce débat comme une terre derrière la charrue : à nu !

Il est comme un sol après quelques décennies de labour : mort !

Fertilisons ce débat d’un peu de piment des Pijoulets !

1) – Soit sur le site Passerelle Éco :

http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=113

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2) – Soit ici la version .Pdf (texte seul) :

Claude Bourguignon - Vignette-

Vous verrez : c’est un entretien charmant avec Claude Bourguignon. Il y est question de petites fleurs, de gentils animaux, de la vie, de la mort… de l’Homme dans tout ça…

C’est un peu long, mais je vous le recommande : c’est du petit lait !

Vous m’en direz des nouvelles, amis de la charrue et du mutisme.

www.oeilduphotographe.com
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