1er décembre 2018

Retour sur le débat d’hier soir à Biscarrosse

Un spectateur a cru bon de nous faire une scène de ménage sous prétexte qu’on critiquait l’arrachage des souches. Pour lui, ce serait une opération bénéfique permettant d’éliminer le fomès (Heterobasidion annosum). J’ai tenté à plusieurs reprises d’apporter des arguments contradictoires à ce spectateur, mais il ne m’a quasiment pas laissé parler. Il s’est mis à monopoliser la parole avec une certaine agressivité, sans tenir compte le moins du monde de l’avis que François-Xavier DROUET, moi-même, ou d’autres personnes pouvaient avoir. Débat impossible donc, jusqu’à ce que ce fâcheux disparaisse de lui-même en vitupérant, à la limite de l’insulte.

La suite du débat s’est déroulée dans d’excellentes conditions, avec des gens à l’écoute les uns des autres, des témoignages divers, des avis diversifiés ou partagés selon les sujets. Bref, bon débat dans l’ensemble, qui une fois de plus s’est prolongé pendant une heure et demie environ.

J’ai de plus en plus de mal à supporter tels gens toxiques qui polluent les débats et entravent la réflexion commune, restant barricadés dans des certitudes sans fondement.

20 novembre 2018

Plus que deux séances :

Sabres le 29 novembre

et

Biscarrosse le 30 novembre

Ces deux séances seront animées par le réalisateur lui-même :
François-Xavier DROUET.

À ne pas manquer !

14 novembre 2018

Retour sur le débat de lundi soir à Bazas

Un spectateur a dit qu’il trouvait ça très bien
que plusieurs types de sylviculture soient proposés aux propriétaires.
Fort bien ! C’est très joli, très consensuel mais… au-delà du discours, il n’y a rien.

La réalité est vraiment différente.

Dans la réalité, aucune des instances officielles ne propose
autre chose que la monoculture industrielle du pin
(labour, plantation, entretiens, éclaircies précoces et fortes, coupe rase à 40 ans, etc.).

Faites le test : allez demander des conseils

– au Syndicat des Sylviculteurs du Sud-Ouest (S.S.S.O.)
– au Centre Régional de la Propriété Forestière (C.R.P.F.)
– au Centre d’Études Techniques et d’Expérimentations Forestières (C.E.T.E.F.)
– aux différents Groupements de Productivité Forestière (G.P.F.)
– à la coopérative Alliance-Forêt-Bois (A.F.B.)
– aux Entrepreneurs de Travaux Forestiers (E.T.F.)
– à l’association de formation des propriétaires à la gestion forestière (FO.GE.FOR.)
– à la Société Forestière de la Caisse des Dépôts et Consignations (S.F.C.D.C.)
– ou à bien d’autres machins…
en leur précisant que vous aimeriez pratiquer une sylviculture alternative.

Et puis, vous reviendrez nous raconter…

12 novembre 2018

Je vous recommande vivement les trois
courts-métrages qui accompagnent
Le temps des forêts :

« Bûcheron sensible »

« Pour quelques mètres-cubes de plus »

et aussi :

« La forêt retrouvée »

(avec Bibi dans le rôle du jeune premier)

En trois clics, vous comprendrez
toute la filière française
de la forêt et du bois.

11 novembre 2018

Retardataires, vous qui n’avez pas encore vu
Le temps des forêts
dépêchez-vous d’y courir !
Il ne reste plus que deux séances :
demain soir à Bazas
et jeudi à Blaye.

Allez, VITE VITE !

31 octobre 2018

Message reçu à l’instant de la société de distribution du film :

« […] Je tenais à vous dire que, de notre côté,
nous avons reçu des retours
très positifs des salles, qui ont
trouvé votre intervention
passionnante ! […]
»

Ah, voilà qui fait plaisir !

18 octobre 2018

LE TEMPS DES FORÊTS

En marge de son film, François-Xavier DROUET
a réuni une partie de ses rushs pour les monter
en plusieurs courts-métrages qui seront
les « bonus » du D.V.D. à venir.

Parmi ces courts-métrages,
votre serviteur, jeune premier dans
« LA FORÊT RETROUVÉE »

9 octobre 2018

Note personnelle sur le film :

Tout est dit dans ce film.

La sylviculture moderne y est montrée de façon crue, avec ses excès et ses dérives.
Le public découvrira des pratiques souvent peu respectueuses des milieux :
coupes rases, arrachage des souches, labours…
Certaines autres pratiques sont simplement évoquées :
traitements chimiques, raccourcissement des cycles de production…
L’aspect humain est loin d’être absent, notamment à l’Office National des Forêts.
L’auteur a pris le parti de faire un portrait critique, mais en creux, de la situation actuelle.
Pour brosser ce portrait qui paraît sévère, il se contente
de laisser parler les intervenants et de montrer des images.

En fait, c’est la réalité qui est sévère :
ces pratiques ont progressivement été engendrées
par la pression des industriels,
par la mécanisation à outrance,
par l’instauration des flux tendus,
par les contraintes imposées à chacun.
Accroissement des rendements et accélération des rythmes,
au prix de la dégradation des sols, des milieux, et des conditions de travail.
On découvre une forêt haletante, à bout de souffle ;
des sols qui s’éteignent ;
une vie qui disparaît ;
des lamentations et des doléances.

Cependant, l’auteur fait également le portrait de
plusieurs « forestiers résistants » auxquels il dédie son film.
Ces forestiers, en Limousin, dans le Morvan, dans le Massif landais,
dans les Vosges, en Montagne noire et ailleurs,
militent à leur modeste niveau à contre-courant, souvent dans l’adversité,
pour promouvoir des pratiques respectant les milieux,
mettant en valeur les savoir-faire,
et attentives aux besoins humains.

Ce film est une illustration supplémentaire de la lutte entre deux camps irréconciliables :
quelques survivants rebelles s’opposant à des logiques dictées par la finance.
Ce n’est pas un simple reportage sur la forêt, mais un véritable sujet de société.
Rien n’est joué, mais les survivants rebelles n’ont pas d’autre arme que l’opinion publique.
Ce film est un appel à l’engagement civique de nos concitoyens.

Ainsi tout est dit. Les cartes sont sur la table : à nous tous de jouer.

6 octobre 2018

Retour sur le débat de mercredi dernier à Pessac

J’ai été pris de court par les affirmations d’un des spectateurs qui est un chercheur de l’I.N.R.A.
reconnu et respecté dans le monde forestier pour ses travaux sur les systèmes racinaires.
Au sujet des plantations modernes de pins maritimes, il affirmait que la démonstration
était définitivement établie que ces pins, issus de sélection contrôlée, possédaient
un capital 
génétique aussi vaste que n’importe quelle régénération naturelle.
Cet argument est bien connu, passons donc notre chemin !

De mon côté, j’ai maladroitement répondu que je n’étais pas convaincu par cette démonstration,
ce qui est bien le cas car j’ai un doute. Il me semble que la position très tranchée et affirmative
de ce scientifique 
sur ce point très précis ne relève pas d’une démarche scientifique
rigoureuse puisque, me semble-t-il, 
le doute est un élément fondamental
qui doit être omniprésent dans l’esprit de tout chercheur.

Rien n’est définitivement établi ni démontré, et je crois qu’il s’est déjà vu dans
l’histoire des sciences que des preuves soient contredites par d’autres preuves.
Il s’est déjà vu aussi que des molécules attestées comme
inoffensives provoquent la désolation et la mort.
Il s’est déjà vu que telle ou telle puissante firme réussisse à faire valider
par la science des tas de preuves contredites par la suite.
Il s’est déjà vu que des conflits d’intérêt deviennent une règle de fonctionnement.
Il s’est déjà vu qu’un scientifique contredise un autre scientifique,
qu’une preuve en démolisse une autre.

Il s’est déjà vu que la connaissance évolue.

22 septembre 2018

Nouveau retour sur le débat d’avant-hier à Captieux

MÉFIEZ-VOUS DES CONTREFAÇONS !

De plus en plus de gestionnaires prétendent
« faire du Pro Silva »,
ou « conserver des feuillus »,
ou « respecter le sol »,
ou je ne sais quelle autre hâblerie encore.

ATTENTION !

Dans la plupart des cas, ce ne sont que mensonges et
impostures destinés à repeindre en vert leurs boutiques.
C’est pure roublardise. D’ailleurs, il suffit d’aller visiter
un de leurs chantiers pour s’en rendre compte.
Par exemple, ceux qui conservent des chênes lors d’une coupe rase de pins
mais qui, ensuite, font passer la charrue à un mètre à peine de leur pied,
savent pertinemment que ces pauvres chênes seront condamnés à plus ou
moins long terme soit à dépérir, soit à s’arracher faute d’ancrage au sol.
De nombreux forestiers se comportent vraiment
comme si les arbres n’avaient pas de racines.

21 septembre 2018

Retour sur le débat d’hier soir à Captieux

Je me réjouissais d’avoir été invité à débattre en vue de répondre aux questions de l’assistance.
Hélas, il s’est passé hier soir un petit coup de force discourtois qui, de mon point de vue,
n’avait pas de légitimité et qui, me semble-t-il, a quelque peu pollué la soirée.
En effet, une personne est venue s’imposer à la tribune sans y avoir été conviée
et a ensuite largement occupé le temps de parole.

Si des personnes souhaitent animer des débats autour de ce film, c’est pourtant simple :
il leur suffit de s’entendre avec le distributeur pour organiser des séances spéciales.
Peut-être sera-t-on dans l’assistance pour poser nos questions, mais
on ne viendra pas s’imposer de force à leurs côtés à la tribune.

Pour ma part, je ne suis pas disposé à accepter
une nouvelle fois semblable incruste.

AVIS !

Petit sketch qui n’est pas sans rapport
avec mon petit coup de sang ci-dessus :

Franck LEPAGE - Vignette

20 septembre 2018

À télécharger : cinq documents
qui seront distribués lors des séances

Brochure « GÉRER LA FORÊT » :Pro Silva - Gérer la forêt - Vignette

Brochure « VALORISER LA FORÊT » :Pro Silva - Valoriser la forêt - Vignette

Document « Adresses et références » :Pijoul'S - Adresses et références - Vignette

Brochure « L’Expert forestier » :L'Expert Forestier - Vignette

Bulletin d’adhésion à Pro Silva :

17 septembre 2018

Sortie prévue le 12 septembre du film de
François-Xavier DROUET :

LE TEMPS DES FORÊTS

On y voit des forestiers de chez nous,
oui oui : des forestiers Landais !

On en voit aussi plein d’autres bien sûr (du Limousin, des Vosges, du Morvan…)
mais notre Massif de pins fait bel et bien partie des vedettes !

Plusieurs séances suivies d’un débat que j’animerai
sont d’ores et déjà programmées :

– le 20 septembre à CAPTIEUX ;

– le 23 septembre à SAINT-VINCENT-DE-TYROSSE ;

– le 26 septembre à CESTAS ;

– le 27 septembre à BLANQUEFORT ;

– le 1er octobre à ANDERNOS ;

– le 2 octobre à MONT-DE-MARSAN ;

– le 3 octobre à PESSAC ;

– le 4 octobre à CADILLAC ;

– le 7 octobre à LABOUHEYRE ;

– le 8 octobre à CRÉON ;

– le 9 octobre à RION-des-LANDES ;

– le 11 octobre à HOSSEGOR ;

– le 14 octobre à MIMIZAN ;

– le 21 octobre à CAPBRETON ;

– le 6 novembre à TONNEINS ;

– le 8 novembre à SALLES ;

– le 12 novembre à BAZAS ;

– le 15 novembre à BLAYE.

Quelques notes sympathiques de la part des cinoches :

  • « Bonjour Mr HAZERA, Quel plaisir de pouvoir retravailler avec vous, nous allons programmer le film le temps des forêts et j’aurai voulu voir avec vous les dates disponibles que vous pourriez me proposer […]. Bien amicalement. »
  • « Bonjour Jacques, J’espère que vous vous portez bien et que vos interventions sur « L’intelligence des arbres » se sont bien poursuivies en Nouvelle-Aquitaine. J’ai reçu un e-mail […] m’indiquant que vous vous rendiez disponible pour animer des débats à l’issue de projections du film « Le Temps des forêts » à la rentrée. Je serais vraiment ravie de vous accueillir au Félix à cette occasion ! Fanny m’a communiqué la date du 30 septembre, seriez-vous toujours disponible à cette date ? Cela pourrait relancer à merveille nos Cinédoc du dimanche ! »
  • « Bonjour Jacques, Un grand merci pour votre enthousiasme, nous vous proposons les dates suivantes […] »
  • « Bonjour Jacques, J’espère que vous allez bien depuis de notre rencontre en juin dernier. F. de KMBO film m’a dit que vous seriez partant pour accompagner le documentaire « Le temps des forêts » qui sortira en salle le 12 septembre prochain. Si vous êtes d’accord, j’aimerais vous inviter à intervenir à Cestas, Andernos et Blanquefort. Avez-vous d’ores et déjà des disponibilités entre le 26 septembre le 9 octobre ? »
  • « Bonjour M. Hazera, Je tiens à vous remercier pour votre présence au Grand-Club. J’ai déjà eu des retours que cette soirée était très agréable, discours pertinent, belle soirée. A bientôt »
  • « M. Hazera, Bonjour, J’ai assisté à la séance du « Temps des forêts » à Pessac où j’ai pu vous écouter (merci d’ailleurs c’était très intéressant). J’ai programme ce film dans mon cinéma […]. Malheureusement, je n’ai pas le temps nécessaire entre les séances pour pouvoir organiser un débat (mon programme part à l’impression ce mercredi). Cependant, j’aurai voulu insérer un petit texte pour parler du film et le présenter. Avec votre permission, je vous aurai bien cité ou publié carrément votre avis sur le film. Je me demandais donc si vous aviez un court texte à ce sujet. Vous êtes bien évidemment plus que le bienvenue si vous souhaitez venir présenter le film aux spectateurs (une présentation est totalement possible, je dirai un mot moi-même). Bref, c’était surtout un mail pour vous dire que votre intervention et votre avis contre le chercheur de l’INRA était très intéressant ! Je vous avais déjà écouter pour « l’intelligence des arbres » d’ailleurs. La prochaine fois que j’ai un film de cette teneur, je fais appelle à vous en tout cas. Vous passez chez mes collègues de Salles et Blaye, j’essaierai de venir. Bien à vous »

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